Organisé comme chaque année à Las Vegas, le Consumer Electronics Show (CES) 2026 a confirmé son statut de plus grand salon mondial des technologies. Pour cette nouvelle édition, l’événement a rassemblé plus de 4 300 exposants, dont près de 1 400 start-up, et attiré environ 135 000 visiteurs professionnels venus de plus de 150 pays. Mais au-delà des chiffres, un constat s’impose : l’intelligence artificielle est devenue l’ossature centrale de l’innovation technologique.
Présente dans quasiment tous les secteurs représentés (électronique grand public, mobilité, santé, énergie, industrie, smart cities), l’IA n’est plus un simple levier d’optimisation. Elle s’impose désormais comme un socle technologique transversal, structurant aussi bien les usages que les modèles économiques.
L’IA omniprésente, du hardware aux services
Selon les données communiquées par la CTA, organisatrice du salon, plus de 70 % des innovations présentées au CES 2026 intègrent une brique d’intelligence artificielle, contre environ 55 % en 2024. Une progression qui illustre l’accélération spectaculaire de l’IA générative, de l’edge AI et des systèmes autonomes.
Les géants du numérique ont largement occupé le devant de la scène. Processeurs spécialisés, puces IA à faible consommation, assistants intelligents embarqués, modèles génératifs intégrés directement dans les terminaux : le hardware s’aligne désormais pleinement sur les besoins de calcul et d’autonomie de l’IA. Côté logiciels, l’accent a été mis sur des solutions capables d’apprendre en temps réel, de personnaliser les usages et de fonctionner avec des contraintes énergétiques maîtrisées.
Santé, automobile, industrie : des cas d’usage concrets
Le CES 2026 a également illustré la maturation des cas d’usage. Dans la santé, l’IA s’impose comme un outil clé d’aide au diagnostic, de suivi à distance des patients et d’optimisation des parcours de soins. Plusieurs exposants ont présenté des dispositifs médicaux connectés capables d’analyser des données biométriques en continu, avec des gains annoncés de 20 à 30 % en efficacité clinique.
Dans l’automobile, plus de 60 % des véhicules concept présentés embarquaient des systèmes d’IA avancés, qu’il s’agisse de conduite assistée, de gestion énergétique ou d’interfaces homme-machine intelligentes. L’industrie, enfin, mise sur l’IA pour la maintenance prédictive, la robotique collaborative et l’optimisation des chaînes de production.
Entre opportunités économiques et enjeux éthiques
Cette omniprésence de l’IA soulève toutefois des enjeux majeurs. Gouvernance des données, cybersécurité, sobriété énergétique, biais algorithmiques : autant de sujets largement débattus lors des conférences du salon. Plusieurs acteurs ont insisté sur la nécessité de développer une IA responsable, transparente et conforme aux cadres réglementaires émergents, notamment en Europe et en Amérique du Nord.
Sur le plan économique, les perspectives sont considérables. Le marché mondial de l’IA, estimé à plus de 500 milliards de dollars d’ici 2030, continue de croître à un rythme annuel supérieur à 20 %. Le CES 2026 en offre une démonstration éclatante.
Plus qu’un salon de l’innovation, le CES 2026 apparaît comme une édition charnière, actant définitivement le passage à une ère où l’intelligence artificielle structure l’ensemble de l’écosystème technologique. L’IA n’est plus une promesse : elle est désormais le moteur central de la transformation numérique mondiale.


