Ces derniers mois, la tension sur les prix des composants électroniques a fortement impacté les stratégies d’équipement des entreprises. La montée en puissance de nombreuses technologies, à l’image de l’IA, oblige à proposer des matériels toujours plus performants et chers à produire. À titre d’exemple, le prix des RAM et d’autres composants stratégiques vont faire exploser les coûts des PC. Ainsi, nombre de constructeurs anticipent déjà de multiplier par deux voire trois les prix de leurs équipements sur les 18 mois à venir.
Accéder à des PC performants adaptés aux usages professionnels
Un point fondamental pour les DSI est de pouvoir équiper les collaborateurs de PC performants, sécurisés et configurés pour répondre à des usages métiers dédiés. En ce sens, nombre de DSI ont toujours préféré se tourner vers le neuf dans leurs stratégies d’équipement. L’objectif étant de bénéficier de garanties solides et d’offres d’assistance associées.
Si cette posture pouvait avoir du sens il y a encore quelques années, elle est aujourd’hui moins évidente pour de nombreuses raisons : maturité de la filière de reconditionnement, offres complètes, garanties… et désormais prix des équipements. La multiplication par deux ou trois des tarifs du neuf remet fondamentalement en question les arbitrages économiques et oblige les DSI à reconsidérer leurs stratégies d’approvisionnement.
Un sujet central mérite d’être évoqué : la disponibilité sur le marché de l’occasion de PC de nouvelle génération qui bénéficient de configurations actuelles et adaptées aux usages professionnels. Ce point est crucial et apporte une véritable assurance de coller aux attentes du marché. On notera également que du matériel upgradé peut être proposé pour des besoins spécifiques, permettant d’adapter finement les configurations aux usages de chaque métier sans surcoût prohibitif.
Le reconditionné, bien plus que du simple matériel
L’essor du reconditionné s’explique également par la montée en puissance des offres de services qui y sont associées. Ainsi, au-delà de commercialiser des PC, les experts de la filière du reconditionné assurent une gestion à 360° : sourcing des machines, paramétrage, évolution, reprise, reconditionnement, garantie et service de support.
De fait, la qualité et le service se positionnent comme un critère central de leurs offres. Les dispositifs proposés n’ont donc rien à envier à ceux liés à l’approvisionnement en matériel neuf. Cette professionnalisation de la filière constitue un changement majeur par rapport aux pratiques du marché de l’occasion d’il y a quelques années, où l’achat de matériel reconditionné relevait souvent d’une prise de risque assumée.
Aujourd’hui, les acteurs structurés du reconditionnement proposent des garanties commerciales comparables à celles du neuf, des délais de livraison maîtrisés, un support technique réactif et des services de reprise en fin de vie permettant de boucler le cycle et d’optimiser le coût total de possession (TCO) des parcs informatiques.
Une convergence d’enjeux économiques et RSE
Nombre d’entreprises, notamment les PME et les ETI, ont déjà validé ce type d’approche pour équiper leurs collaborateurs. Cette tendance devrait devenir rapidement un véritable standard au regard des enjeux économiques liés à l’achat de PC toujours plus puissants et chers.
À cela s’ajoute également la prise de conscience RSE des professionnels qui cherchent massivement à diminuer leur impact carbone en faisant évoluer leurs processus de gestion et leurs achats. Le reconditionnement s’inscrit pleinement dans cette logique d’économie circulaire : il prolonge la durée de vie des équipements, évite la production de nouveaux matériels et réduit significativement l’empreinte carbone associée au parc informatique.
Les études convergent sur ce point : un PC reconditionné génère entre 70 % et 80 % d’émissions de CO2 en moins qu’un PC neuf, principalement parce qu’il évite la phase de fabrication, la plus émettrice du cycle de vie d’un équipement informatique. Pour les entreprises soumises à des obligations de reporting extra-financier ou engagées dans des trajectoires de décarbonation, le recours au reconditionné constitue un levier d’action rapide et mesurable.
