L’histoire se répète. Sur le plateau de la matinale de TF1, Bonjour !, le ministre du Commerce Serge Papin annonce, ce mercredi 26 novembre, que le gouvernement va assigner en justice les plateformes AliExpress et Joom. La cause ? La même que pour le site chinois Shein : la vente de poupées pédopornographiques.
Protéger les citoyens et faire respecter la loi
« C’est un combat qui vise à protéger les consommateurs, les enfants, les adolescents. » Ce sont la protection et le respect de la loi qu’il faut retenir de l’intervention du ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, Serge Papin. Questionné sur la procédure en cours envers Shein, l’ancien patron de Système U en profite pour rappeler l’intransigeance du gouvernement concernant l’application du code de la consommation français.
AliExpress et Joom ne respectent pas ces règles : l’État va donc les assigner en justice, confirme Serge Papin ce matin. La justice va également saisir ces deux plateformes, car la vente de poupées pédopornographiques n’est malheureusement pas propre à Shein.
Un signal fort envoyé aux plateformes
Pour le gouvernement, cette série d’actions en justice constitue un signal clair adressé à l’ensemble des plateformes internationales. L’État veille à l’application de ses règles pour l’ensemble des vendeurs, qu’ils soient établis sur son territoire ou non. La France sanctionnera directement les produits illicites, à caractère sexuel ou susceptibles de porter atteinte à la protection des Français, comme avec Shein et désormais AliExpress et Joom.
« C’est un combat où il faut qu’on amène une dose de protectionnisme. »
Une décision de justice attendue
La procédure visant Shein, engagée plus tôt dans l’année, devrait aboutir dans les prochaines semaines. Les conclusions du juge seront déterminantes. Elles pourraient ouvrir la voie à des sanctions inédites et, si les manquements étaient confirmés, conduire à suspendre temporairement l’activité de la plateforme en France.
En attendant, le gouvernement assure qu’il continuera de surveiller étroitement les pratiques des marketplaces internationales.

