La Loi de finances 2026 marque une nouvelle étape dans l’évolution de la fiscalité automobile en France. Les mesures adoptées renforcent la pression sur les véhicules thermiques et hybrides rechargeables, tout en maintenant des dispositifs de soutien en faveur de l’électrique. Pour les entreprises, ces évolutions pourraient modifier en profondeur les arbitrages économiques liés à la gestion des flottes.
À l’occasion de son webinaire fiscal du 10 février dernier, holson, expert en gestion de flottes automobiles pour les professionnels, a décrypté les principales mesures et leurs impacts concrets pour les entreprises et les gestionnaires de flotte.
Un signal fiscal renforcé contre les véhicules les plus émetteurs
Le texte confirme une orientation déjà engagée : favoriser les véhicules à faible empreinte carbone et alourdir la fiscalité des motorisations thermiques. Les véhicules dépassant 130 g de CO₂ par kilomètre atteignent désormais des niveaux de taxation particulièrement élevés. Ce durcissement pourrait impacter le coût total de détention (TCO) de nombreux modèles encore largement présents dans les parcs professionnels.
« La Loi de finances 2026 s’inscrit dans la continuité des lois de finances précédentes afin de rendre l’inaction sur la transition énergétique clairement dissuasive », observe Philippe Ambon, directeur du développement d’holson.
L’inaction devient coûteuse
Avec ces nouvelles dispositions et l’impact majeur de la réforme des avantages en nature de février 2025, la Loi de finances 2026 pourrait constituer un point d’inflexion pour les stratégies de mobilité des entreprises françaises. Dans un contexte de contraintes budgétaires et d’objectifs climatiques renforcés, la gestion des flottes devient un sujet à la fois financier, réglementaire et stratégique.
« Les entreprises devront intégrer ces évolutions dès leurs prochains cycles de renouvellement de véhicules afin de maîtriser leurs coûts et leurs engagements environnementaux », concluent de concert Stéphane Montagnon et Philippe Ambon.
Face à cette fiscalité de plus en plus contraignante, les gestionnaires de flottes sont appelés à repenser leurs stratégies d’acquisition, à privilégier l’électrique lorsque c’est pertinent et à anticiper les évolutions réglementaires pour éviter des surcoûts importants.
Un abaissement du malus au poids élargissant le nombre de véhicules concernés
La Loi de finances 2026 prévoit également l’abaissement de 100 kg du seuil du malus au poids. Les véhicules thermiques sont dorénavant taxés à partir de 1 500 kg, selon un barème progressif. Cette mesure élargit le nombre de véhicules concernés, notamment parmi les SUV et certaines berlines, très répandus dans les flottes d’entreprise.
« L’abaissement du seuil à 1 500 kg change l’équation pour de nombreux modèles utilisés en entreprise. La fiscalité doit désormais être intégrée très en amont dans les politiques d’achat et de renouvellement », souligne Stéphane Montagnon, directeur du pôle Conseil d’holson.
