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Voyager contre le “Winter Blues” : Polarsteps, le journal intime qui fait respirer la Gen Z

Par Alexandre Foumangoye | Publié le 07/11/2025

En cette fin d’année marquée par la grisaille et la baisse d’énergie, une tendance émerge au sein des Millennials et de la Gen Z : voyager pour mieux se retrouver. Fini le tourisme de performance, place à une exploration plus consciente, apaisée et authentique. Dans ce contexte, Polarsteps s’impose comme un nouvel outil de bien-être digital, un journal de gratitude en mouvement.

Le “voyage-journal”, nouvelle forme de pleine conscience

Alors que le “journaling”, ou écriture introspective quotidienne, est devenu un pilier du self-care, Polarsteps transpose ce rituel au monde du voyage. L’application permet de documenter son itinéraire, d’ajouter photos, ses réflexions et anecdotes, mais surtout de ralentir le rythme. Chaque étape devient un moment d’introspection, chaque photo un souvenir conscient.

« Faire le bilan de ma journée sur Polarsteps m’aide à relativiser les petits tracas, un bus raté, un pneu crevé, et à voir le positif », confie Léa, 26 ans, actuellement en road-trip en Nouvelle-Zélande.

Avec une interface épurée, sans publicité ni algorithme de comparaison, Polarsteps cultive la gratitude et la pleine présence. Loin du flux permanent de validation sociale d’Instagram ou TikTok, elle invite à revivre plutôt qu’à “performer” ses voyages.

Une alternative bienveillante aux réseaux sociaux

Sur Polarsteps, on ne cherche pas à “faire le buzz” : on trace un itinéraire, on ajoute des étapes, on y revient des semaines plus tard comme dans un carnet de bord. Cette approche, douce et déconnectée, séduit de plus en plus de jeunes voyageurs qui veulent reconstruire un rapport sain au numérique.

L’application compte aujourd’hui plus de 18 millions d’utilisateurs dans le monde, une croissance exponentielle depuis 2022. Selon une étude menée par AppRadar, Polarsteps a enregistré +45 % de téléchargements en 2024, portée par la recherche d’outils “calmes” et d’un rapport plus personnel à la technologie.

« Je ne partage plus mes voyages sur Instagram. Polarsteps, c’est juste pour moi, ou pour ma famille », explique Emma, 22 ans, étudiante en pause sabbatique, « Ça m’aide à garder les pieds sur terre. »

Voyager pour mieux se retrouver

Le phénomène n’est pas anodin : selon la European Travel Commission, près de 58 % des voyageurs de 18-30 ans affirment aujourd’hui voyager avant tout pour leur santé mentale. Et cette quête de sens s’amplifie chaque hiver, période propice au “winter blues”, cette dépression saisonnière liée au manque de lumière et de dopamine.

Dans ce contexte, des applications comme Polarsteps deviennent de véritables espaces émotionnels : des lieux numériques où l’on dépose ses pensées, ses émotions, ses souvenirs — et où l’on apprend à savourer la lenteur. Planifier un itinéraire, suivre sa progression, revoir ses étapes… autant de gestes simples qui réduisent le stress et ancrent la mémoire positive.

De plus en plus de familles et de voyageurs seniors rejoignent le mouvement. Loin du cliché du backpacker solitaire, Polarsteps rassemble des profils variés : couples, digital nomads, retraités ou groupes d’amis. L’application met en avant une expérience intergénérationnelle, centrée sur l’humain, la simplicité et la transmission.

En un mot, Polarsteps ne se contente plus de “raconter des voyages” : elle aide à mieux vivre le moment présent, à transformer le voyage en un acte de gratitude. Une réponse numérique douce à une époque saturée d’images et de vitesse.