La transition énergétique et la décarbonation de l’économie ne sont plus des options… Mais bel et bien des impératifs ─ ce que l’Europe et la France ont par ailleurs acté lors des Accords de Paris en 2015. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, l’innovation est essentielle, mais son coût n’est pas sans poser de nombreux problèmes aux entreprises. Dès lors, comment peuvent-elles trouver les financements nécessaires à une décarbonation pourtant indispensable et ainsi partager le risque ?
La décarbonation, une obligation économique autant qu’environnementale
La France comme l’Union européenne se sont engagées à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ils ont également convenu d’une réduction d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour 2030. Toutefois, l’atteinte des objectifs restera illusoire sans une décarbonation de l’industrie. 20% des émissions totales de GES en France sont en effet générées par l’industrie.
Si la décarbonation de l’activité est pour les entreprises une nécessité, d’un point de vue environnemental mais aussi économique ─ pour réduire les coûts énergétiques grâce à une meilleure efficacité et à l’usage d’énergies bas carbone, améliorer la compétitivité et l’image de marque auprès des clients et aussi des salariés ou encore attirer les investisseurs en répondant aux critères ESG ─, elle pose une problématique capitale : celle de son financement.
Qu’il s’agisse de financer l’innovation pour déployer une nouvelle manière de produire plus sobre et moins émettrice de CO2 ou de transformer les outils de production, ces actions ont un coût important, que bien peu d’entreprises peuvent supporter dans le contexte économique actuel. La situation est par ailleurs encore plus compliquée pour les plus petites structures, PME ou ETI. Elles ne disposent pas des ressources des grands groupes. La mobilisation des moyens et dispositifs mis en place par l’UE, l’Etat ou les régions est donc nécessaire. Mais la multiplicité et technicité de ces mécanismes en freinent parfois l’utilisation.
Les dispositifs publics, des leviers cruciaux mais complexes
Les outils de financement de la décarbonation sont en effet nombreux : programmes européens (Innovation Fund, Horizon Europe), dispositifs français du plan France 2030, ou encore fonds régionaux comme le FEDER. Mais leur accès demeure complexe. Notamment pour les PME et ETI, qui manquent souvent de ressources internes pour monter et suivre les dossiers. « Face à cette complexité, un accompagnement est souvent indispensable », explique Cindy Meuric, directrice générale de FRS Consulting. « C’est pour aider les entreprises à concrétiser leurs ambitions ─ qu’il s’agisse de R&D, de transition énergétique, ou de décarbonation industrielle ─, que nous avons créé FRS Consulting. Notre mission : accélérer la transformation écologique et numérique de l’économie française, en combinant expertise technique (cruciale pour bien comprendre les problématiques technico-économiques relatives aux projets), maîtrise des aides publiques et ingénierie financière pour rendre les dispositifs complémentaires et ainsi optimiser le taux de financement des projets ».
Cette expertise est d’autant plus précieuse que les règles évoluent. « Le resserrement des critères du CIR ou du CII crée également de nouvelles incertitudes. Il faut donc savoir identifier les dispositifs complémentaires et alternatifs. Pour les PME et petites ETI, la réduction ou la priorisation des budgets vers certaines filières stratégiques complexifie l’accès aux financements. Mais elles restent pourtant, malgré les coûts, prêtes à investir pour s’inscrire dans la transition écologique » précise Cindy Meuric.
Apporter des solutions pour financer la décarbonation
Selon le Baromètre de l’industrie 2024 de l’Institut de l’économie industrielle, près de 65 % des entreprises industrielles françaises portent des projets de croissance intégrant la décarbonation et le numérique. Mais une majorité d’entre elles reconnaît que ces investissements seraient impossibles sans les dispositifs publics. En effet, dans ce contexte, le financement des CAPEX (dépenses d’investissement) devient une problématique centrale. Et les dispositifs évoluent en ce sens.
Côté fiscalité, le Crédit d’Impôt pour l’Industrie Verte (C3IV), entré en vigueur en 2024, soutient directement les projets industriels « verts » dans quatre filières clés : batteries, éolien, panneaux solaires et pompes à chaleur. Pour ce qui est des subventions, le Plan de relance a élargi depuis 2020 le périmètre des dépenses éligibles aux coûts de l’investissement — jusqu’alors seuls les amortissements étaient considérés comme dépenses éligibles dans le calcul des aides récompensant les projets d’innovation. Enfin, certains dispositifs tels que l’Innovation Fund européen ou le DECARB IND français de l’ADEME reposent sur un mécanisme de coût différentiel, finançant le surcoût lié au passage d’une technologie conventionnelle à une technologie bas-carbone. L’Europe, via le dispositif FEDER, permet également à chaque région de définir ses propres attentes de décarbonation. Notamment via des thématiques spécifiques au territoire.
Un financement plus sélectif, stratégique et hybride
Pour Cindy Meuric, « ces exemples montrent la volonté de l’Etat et de l’Europe d’aider les entreprises dans leur industrialisation ou dans la modernisation de leurs process industriels déjà existants. Ainsi les aides publiques couvrent les phases amont de R&D et également les phases d’investissements industriels aval souvent critiques pour la réussite des projets ». Mais le financement de la décarbonation demeure complexe. Il est à la fois sélectif, stratégique et de plus en plus basé sur des modèles hybrides combinant fonds publics et investissements privés institutionnels très encouragés par l’Union européenne, notamment via InvestEU piloté par la BEI.
Par ailleurs les projets ne sont en effet plus évalués uniquement sur leur performance technique, mais aussi sur leur empreinte carbone évitée, leur impact sur l’emploi local et leur contribution à la résilience énergétique des territoires. Ces financements sont conditionnés à la fois par la mise en place effective des nouvelles solutions et le contrôle des performances environnementales annoncées qui doivent être ambitieuses tout en étant réalistes et réalisables.
« C’est donc pour répondre à ces nouveaux enjeux que nous accompagnons les entreprises à chaque étape : diagnostic, cartographie des dispositifs, montage technique, administratif et financier, jusqu’à la recherche de solutions alternatives. Notre rôle, c’est de transformer les ambitions publiques en projets concrets, viables et financés » conclut Cindy Meuric.
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