Après deux années sous tension, les PME industrielles retrouvent des couleurs. L’INSEE annonce une croissance de 1,7 % de la production manufacturière au second trimestre 2025. Les secteurs de la chimie, de la mécanique et de l’agroalimentaire tirent particulièrement leur épingle du jeu, soutenus par des plans de relance régionaux et l’essor du « Made in France ». Ce regain d’activité est aussi porté par des investissements en automatisation et en formation. Une tendance qui montre que la réindustrialisation n’est plus une utopie, mais une réalité à consolider, malgré les tensions sur l’énergie et les matières premières.
Les PME industrielles redressent la barre
Après deux années en dents de scie, le secteur de l’industrie française retrouve des couleurs. Selon les dernières données de l’INSEE, la production manufacturière connaît un vrai rebond significatif au deuxième trimestre 2025. Une très bonne nouvelle au vu des difficultés rencontrées depuis la pandémie. En effet, sur l’ensemble du second trimestre, la production manufacturière est désormais supérieure à celle du même trimestre de l’année dernière, avec une hausse de 0,2 %. Un chiffre qui paraît timide, mais qui relate en réalité une belle progression dans le temps pour ce secteur. Une dynamique qui confirme le retour à la croissance après une période compliquée.
Les filières qui tirent leur épingle du jeu
Les secteurs de la mécanique, de la chimie et de l’agroalimentaire sont aujourd’hui les moteurs de la reprise industrielle. Leur dynamique s’appuie sur l’essor du Made in France, qui séduit autant les consommateurs que les donneurs d’ordre, et sur les plans de relance régionaux offrant aides financières et soutien à l’innovation. Les entreprises investissent aussi massivement dans l’automatisation de leurs lignes de production pour gagner en compétitivité, tout en renforçant la formation de leurs salariés afin d’accompagner cette modernisation.
Des contraintes malgré ce nouveau souffle
Malgré cette embellie, plusieurs ombres planent encore. Les PME industrielles restent fragilisées par la volatilité des coûts de l’énergie et des matières premières, mais aussi par une demande mondiale hésitante. Prenons quelques chiffres qui illustrent cette fragilité : entre 2029 et 2022, le coût global de l’énergie a plus que doublé, passant d’une facture de 58 milliards à 148 milliards. La volatilité des matières première s’est aussi envolée, avec une hausse de 4 % en un an. L’optimisme reste donc prudent, et les entreprises doivent poursuivre leurs efforts pour pérenniser cette tendance.
Ce regain de production n’est pas un simplement un sursaut, il préfigure une possible réindustrialisation en cours. Cependant, les industrielles ne peuvent pas se permettent de se reposer sur leurs acquis et devront surfer sur cette nouvelle vague positive de la digitalisation pour tirer leur épingle du jeu.
