Il n’y aura plus de publicité de Lidl à la télévision française. L’enseigne allemande a décidé de réorienter sa stratégie publicitaire vers le numérique après une condamnation pour « pratique commerciale trompeuse« , 6 mois plus tôt. Cette décision forte, aura un impact important sur le financement des médias français.
Des condamnations qui ne passent pas
Ce n’est pas la première fois que la concurrence attaque Lidl en justice pour ses campagnes de communication. En juillet dernier, l’enseigne a été condamnée par la cour d’appel de Paris à verser 43 millions d’euros de dommages et intérêts à Intermarché pour des publicités jugées illicites diffusées à la télévision. Une sanction forte qui se conclut par l’arrêt de ses achats publicitaires sur la télévision française. Une réglementation jugée trop restrictive qui pousse Lidl à investir davantage dans les vidéos en ligne.
Un tournant stratégique pour l’enseigne
Cette rupture avec la télévision marque un virage majeur dans la communication de Lidl France. L’enseigne prévoit de concentrer ses investissements sur les plateformes numériques, notamment les réseaux sociaux, YouTube et les sites d’information en ligne. Un choix qui s’inscrit également dans une évolution des habitudes de consommation médiatique, où les jeunes générations délaissent progressivement le petit écran au profit des contenus digitaux.
Les chaînes de télévision en première ligne
Cette décision inquiète les acteurs de l’audiovisuel français. Lidl représentait l’un des plus gros budgets publicitaires du secteur de la grande distribution, avec des investissements estimés à plusieurs dizaines de millions d’euros annuels. Les chaînes privées, déjà fragilisées par la concurrence des plateformes de streaming, perdent ainsi un annonceur de poids dans un contexte économique déjà tendu.
D’autres enseignes de grande distribution pourraient suivre cet exemple. Le numérique offre en effet des possibilités de ciblage plus précises, des coûts souvent plus avantageux et une mesure de l’efficacité en temps réel. Reste à savoir si cette migration vers le digital deviendra la norme ou si Lidl reviendra un jour sur les écrans français, une fois l’orage judiciaire passé.
