Et si les salons professionnels sortaient des parcs d’exposition pour investir des lieux emblématiques ? C’est le pari d’Eluceo. En installant ses événements dans des stades, l’organisateur mise sur un cadre atypique pour favoriser des rencontres plus qualitatives entre élus de CSE et fournisseurs.
Vous êtes cofondateur des salons Eluceo : quels constats vous ont poussé à repenser le modèle des salons pour les élus de CSE ?
A.D. : « Avec mes associés Marine Desplats et Gil Roux, nous avions déjà organisé de nombreux salons avant de lancer Eluceo. Au fil du temps, nous avons fait le même constat : les salons évoluaient peu et les organisateurs n’anticipaient pas toujours les attentes des visiteurs et des exposants. Après plus d’un an de réflexion, nous avons imaginé un format différent, en sortant des parcs d’exposition pour investir des stades. Les salons traditionnels ont leur intérêt, mais ils restent souvent très commerciaux. Pour nous, l’essentiel est de créer de vraies rencontres entre visiteurs et exposants. Le stade permet justement cette synergie entre le lieu et le contenu. Au Stade de France, par exemple, les 6 500 élus de CSE présents ont rencontré 350 exposants dans les loges avec vue sur la pelouse, un cadre qui favorise des échanges plus naturels ».
Eluceo met l’accent sur la qualité des rencontres. Qu’est-ce qui fait la singularité de ce format ?
A.D. : « La qualité est au cœur de notre démarche. Mais notre mission reste aussi d’amener le bon public aux exposants, à la fois en nombre et en pertinence. Aujourd’hui, Eluceo représente 18 dates dans 11 grandes villes, toutes organisées dans des stades emblématiques. Ce cadre atypique transforme le salon en véritable outil pour les exposants et facilite les échanges avec les élus. La preuve : visiteurs et partenaires renouvellent leur participation chaque année ».
Comment évoluent aujourd’hui les missions des élus et les attentes des fournisseurs ?
A.D. : « Les élus recherchent aujourd’hui des offres plus larges, souvent multi-enseignes et multi-activités, afin de laisser davantage de liberté aux bénéficiaires. On observe aussi une évolution sociologique : les élus sont moins liés aux organisations syndicales et les salariés ont des attentes plus individualisées.
Dans le contexte économique actuel, le rôle social du CSE reste essentiel, notamment pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés et animer la collectivité de travail ».
Comment Eluceo s’adapte-t-il à ces évolutions ?
A.D. : « En 2026, trois nouveaux salons verront aussi le jour dans les stades de Strasbourg, Reims et Le Havre, tandis que celui de Toulouse aura 2 éditions dans l’année. Nos conférences classiques (basiques et d’actualité) seront également complétées par des formats « réponses de l’expert » pour être au plus près des attentes concrètes de nos visiteurs ».


« Enfin nous poursuivons le format immersif « Rencontres des CSE » organisées au Puy du Fou et PortAventura World ».
