Coaching & Management Sécurité & Prévention des Risques stress au travail

Stress : quand la pression devient-elle un risque ?

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Et si le stress n’était pas toujours l’ennemi de la performance ? Une certaine pression peut mobiliser les ressources et stimuler l’action. Mais lorsqu’elle devient chronique, elle épuise l’individu et fait perdre le sentiment de contrôle. Pour Danielle Birken, coach et superviseur de Dirigeants et Managers, du cabinet altérité sas, la prévention repose sur la connaissance de soi autant que sur une responsabilité collective.

Stress : quand la pression devient-elle un risque ?

Et si le stress n’était pas toujours l’ennemi de la performance ? Une certaine pression peut mobiliser les ressources et stimuler l’action. Mais lorsqu’elle devient chronique, elle épuise l’individu et fait perdre le sentiment de contrôle. Pour Danielle Birken, coach et superviseur de Dirigeants et Managers, du cabinet altérité sas, la prévention repose sur la connaissance de soi autant que sur une responsabilité collective.

Où se situe la frontière entre stress positif et sur-stress ?

D.B. : « Le stress est une réponse naturelle de l’organisme face à une situation d’urgence. Dans le sport, il peut être un moteur de performance ; en entreprise aussi, il peut aider à se mobiliser sur un enjeu important et à entrer en action. Il mobilise des ressources et, dans certains contextes, peut être associé à un sentiment d’accomplissement ou de satisfaction. En revanche, lorsqu’il devient chronique et omniprésent, la personne épuise ses ressources. C’est le sur-stress : on ne maîtrise plus la situation, on subit et on agit selon ses peurs. Il faut aussi distinguer le stress lié à une situation réelle de celui alimenté par nos propres représentations. »

Pourquoi la connaissance de soi est-elle essentielle ?

D.B. : « La résistance au stress est subjective. Chacun, selon son histoire, sa structure psychique ou son poste, peut vivre différemment une même situation. Bien se connaître permet donc de repérer plus rapidement les signes du sur-stress, par exemple sa tendance à sur-investir, à tout contrôler ou à se replier sous la pression. »

Quels sont les principaux signaux d’alerte ?

D.B. : « Ils peuvent être émotionnels : anxiété, irritabilité, cynisme… Ils passent aussi par ce que l’on se raconte intérieurement. La charge de travail devient également une source de stress lorsqu’elle n’est pas inscrite dans la durée. Le sur-stress peut être lié à l’individu, mais aussi renforcé par son environnement. Il faut donc regarder les conditions de travail, le management, les marges de manœuvre et les moyens dont disposent les salariés. La prévention doit se faire en intelligence collective. Le pire ennemi du sur-stress reste le déni. »

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Quelles actions mettre en place en amont ?

D.B. : « Individuellement, il faut réduire certaines charges, prioriser, prendre des temps de pause et de récupération et savoir déléguer. Collectivement, il faut créer des espaces de régulation, faire circuler la parole, être à l’écoute des besoins de chacun et outiller les managers pour qu’ils puissent repérer ces signaux et ajuster l’organisation du travail. C’est pourquoi je travaille beaucoup sur la co-responsabilité dans mes interventions de prévention. »

Comment installer une véritable culture de prévention ?

D.B. : « Il est primordial que le CODIR porte une stratégie de prévention. Des relations saines en interne doivent émaner d’une volonté partagée au plus haut niveau. Il faut ensuite accompagner les managers et les collaborateurs les plus fragilisés, notamment par le coaching ou la formation. La prévention est une culture qui doit se diffuser et s’entretenir. Elle repose avant tout sur l’écoute et le dialogue. »

Pour plus d’informations :

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