Quels signaux d’alerte un manager doit-il savoir repérer ?
N.G. : « La santé mentale concerne tout le monde quelque soit le niveau dans l’entreprise et constitue son 1er capital . Or, un salarié sur deux déclare présenter des signes de détresse psychologique et 32 % se disent en risque de burn-out. Les changements de comportement, de performance (erreurs inhabituelles, dossiers remis en retard), le surinvestissement ou les arrêts courts et répétés sont des signaux d’alerte. »
Comment agir sans sortir de son rôle ?
N.G. : « Le manager n’est pas un thérapeute. Son rôle est d’orchestrer, d’être attentif au quotidien, de reconnaître et remercier (ça renforce engagement et motivation), de nommer les faits, d’écouter sans jugement et d’orienter vers les ressources : RH, prévention santé, assistante sociale, CSE, dispositif d’écoute …. »
Quelles pratiques managériales permettent de préserver la santé mentale ?
N.G. : « Communiquer de façon transparente est essentiel pour donner du sens, créer la confiance. Libérer l’autonomie et co-construire ensemble des solutions renforcent entraide, créativité et engagement. Spirale gagnante : remplacer compétition interne et excès de contrôle par confiance, écoute, dialogue, reconnaissance et intelligence collective. Préserver la santé mentale passe donc par former et accompagner les managers sur la durée.»
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Comment réussir le retour d’un salarié après un long arrêt ?
N.G. : «Garder le contact pendant l’arrêt, utiliser les outils existants, tels le rendez-vous de liaison ou la visite de pré-reprise. Le salarié ne doit pas se sentir exclu. Clés de réussite : l’accompagner sur plusieurs mois à son retour pour lui permettre de retrouver confiance et mieux gérer le stress, et accompagner son manager et les équipes. Il retrouve ainsi son utilité sociale, source de santé. »
Comment inscrire enfin la santé mentale dans la culture d’entreprise ?
N.G. : « 800000 postes seront à pourvoir en 2030. 76 % des salariés estiment que leur entreprise a un rôle à jouer dans la santé mentale au travail. C’est donc un sujet de gouvernance à porter par le COMEX et à piloter avec une feuille de route. Il faut aussi intégrer des critères de robustesse à moyen/long terme dans l’évaluation des managers, et investir dans la prévention et la formation. Ca peut commencer par une fresque en santé mentale au travail, atelier reconnu par les managers pour avancer collectivement et durablement sur le sujet. »
𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗲𝗻 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗽𝗹𝘂𝘀, 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 :
contact@nathaliegriveaux.fr
https://calendly.com/nathaliegriveaux
Sources :
Empreinte Humaine / Ipsos BVA, mai 2026.
Etude Asterès / MGEN, 2025.
Assurance Maladie, 2025.
Baromètre de la vie en entreprise, Axa.
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