Les défaillances d’entreprises continuent d’augmenter en France. Selon la dernière étude du cabinet Altares, elles progressent de 6,4 % au premier trimestre 2026.
Au total, près de 5 770 entreprises ont fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire soit une hausse de 13,6 %. Un signal préoccupant pour le tissu économique, notamment pour les petites structures.
Des difficultés qui dépassent la seule conjoncture
Ces chiffres confirment des fragilités persistantes. Les TPE et PME restent particulièrement exposées, confrontées à des difficultés économiques mais aussi à des freins plus structurels.
Par ailleurs, les entrepreneurs doivent faire face à des obstacles dits « périphériques ». Accès au financement, complexité administrative ou encore les conséquences des défaillances sur l’attractivité et le dynamisme économique des territoires.
Ces situations fragilisent durablement les entreprises et augmentent le risque de défaillance.
L’accompagnement entrepreneurial renforcé
Dans ce contexte, la Fondation Entreprendre insiste sur l’importance de l’accompagnement. Depuis 2008, elle a soutenu près de 2 millions de bénéficiaires. Pour son directeur général, Thibault de Saint Simon, l’enjeu est clair : il faut repenser l’entrepreneuriat sur toute la durée de vie de l’entreprise.
« L’accompagnement ne doit pas se limiter à la création. Il doit intervenir à chaque étape, y compris dans les moments de difficulté », explique-t-il.
Un impact direct sur les territoires
Les défaillances d’entreprises ne concernent pas uniquement les dirigeants. Elles ont aussi des conséquences sur l’emploi, l’activité locale et l’attractivité des territoires.
Dans ce contexte, les dispositifs de soutien, qu’ils soient financiers ou opérationnels, jouent un rôle clé pour aider les entreprises à passer les périodes difficiles et éviter les cessations d’activité.
