La qualité de l’air intérieur devient un enjeu stratégique. Selon une enquête menée par OberA auprès de 3 100 actifs, 44 % des salariés estiment que la mauvaise qualité de l’air coûte plus de 100 € par mois et par poste à leur entreprise. Un chiffre qui révèle une facture invisible mais bien réelle.
Plus d’un salarié sur deux insatisfait de l’air au bureau
Sur les trois derniers mois, 56 % des actifs jugent la qualité de l’air au travail moyenne à très mauvaise. Seuls 43 % la considèrent bonne ou très bonne. Cet écart souligne un fort potentiel d’amélioration.
Surtout, 68 % des répondants déclarent ressentir au moins un effet lié à l’air ambiant : irritations (38 %), difficultés de concentration (36 %), maux de tête (31 %) ou fatigue (25 %). Pour 37 % d’entre eux, ces symptômes reviennent plusieurs fois par semaine. L’impact ne relève donc pas de l’exception.
Absentéisme et baisse d’efficacité : des pertes mesurables
Les conséquences dépassent l’inconfort. Sur les douze derniers mois, 59 % des Français déclarent au moins un jour d’absence lié à des symptômes associés à l’air intérieur. Plus préoccupant encore, 11 % évoquent plus de six jours.
La productivité souffre également. Lorsque l’air est jugé moyen ou mauvais, 49 % des salariés estiment perdre au moins 6 % d’efficacité sur la journée. Parmi eux, 11 % parlent d’une baisse supérieure à 20 %. Ces situations se répètent : 45 % les vivent au moins trois jours sur quatre semaines.
De plus, 41 % constatent une baisse de vigilance et 23 % des erreurs plus fréquentes. Pour 17 %, l’activité ralentit.
Un impact direct sur l’engagement et les coûts
Le temps perdu s’accumule vite. 59 % estiment perdre au moins 15 minutes par semaine à cause d’un air dégradé. Pour 14 %, la perte dépasse une heure.
La motivation s’érode aussi. 68 % des répondants affirment que la qualité de l’air influence leur envie de rester dans l’entreprise. Et 17 % en font déjà un motif de départ envisagé.
Côté finances, 38 % estiment que leur entreprise a dépensé plus de 1 000 € sur l’année en lien avec des problèmes d’air intérieur. Pourtant, 31 % ne savent pas chiffrer ces coûts.
Pour Thibaut Samsel, fondateur d’OberA, le constat est clair : le mauvais air au travail représente un coût opérationnel concret, fait de productivité perdue et de perturbations d’activité. Investir dans la qualité de l’air ne relève donc plus du confort. Cela devient un levier de performance durable.
