Le spécialiste français de la chaux hydraulique naturelle accélère sa transformation durable. Chaux Saint-Astier annonce la nomination de Marlène Peret au poste de « Pilote RSE » afin de structurer et piloter la stratégie climat de l’entreprise. Une décision qui s’inscrit dans un contexte de transition profonde pour l’industrie du bâtiment.
Entreprise familiale fondée en 1912, Chaux Saint-Astier reste aujourd’hui le premier producteur français indépendant de chaux hydraulique naturelle, notamment reconnu dans le secteur de la restauration du patrimoine bâti.
Une stratégie climat désormais structurée
Après un premier bilan carbone réalisé en 2023, l’entreprise franchit une nouvelle étape dans sa politique environnementale.
Depuis plusieurs mois, Chaux Saint-Astier travaille sur une démarche RSE plus globale avec l’accompagnement du cabinet spécialisé Róng Yì Solutions. Le groupe structure désormais sa stratégie autour du référentiel ACT Pas à Pas de l’ADEME ainsi que du cadre CSRD/VSME afin d’intégrer les dimensions environnementales, sociétales et de gouvernance.
L’entreprise a également réalisé une analyse complète de ses enjeux prioritaires : adaptation au changement climatique, énergie, santé-sécurité, développement des compétences ou encore relation client.
Courant 2026, Chaux Saint-Astier prévoit aussi une nouvelle évaluation de son bilan carbone.
Des objectifs ambitieux pour réduire les émissions
Le groupe affiche désormais une feuille de route climatique particulièrement ambitieuse pour le secteur du bâtiment.
Avec un bilan carbone estimé à 80 000 tonnes de CO2 équivalent sur les scopes 1, 2 et 3, Chaux Saint-Astier vise une réduction de 20 % de ses émissions d’ici 2030 et de 45 % d’ici 2040. L’entreprise ambitionne ensuite une baisse de 90 % afin d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs projets sont déjà engagés.
Le groupe prévoit notamment la construction d’une nouvelle unité de production décarbonée d’ici 2028. Chaux Saint-Astier travaille également sur la transition énergétique de ses procédés industriels avec un passage progressif du charbon vers le gaz puis vers un mix combustible plus durable.
L’entreprise développe aussi des solutions autour des matériaux biosourcés, circulaires et du captage carbone.
Une approche encore rare dans le bâtiment
Au-delà de la réduction des émissions, Chaux Saint-Astier veut aussi anticiper les conséquences concrètes du changement climatique sur ses activités.
L’entreprise s’appuie notamment sur la méthodologie HazClim afin d’évaluer les risques liés aux événements climatiques extrêmes sur ses opérations, sa chaîne d’approvisionnement ou encore ses produits.
Cette approche reste encore peu développée dans le secteur industriel du bâtiment où les enjeux d’adaptation climatique commencent seulement à prendre de l’importance.
Marlène Peret prend la tête du projet
Diplômée d’un Master en branding et communication corporate à l’ISEG, Marlène Peret a rejoint Chaux Saint-Astier en 2014. Elle occupait jusqu’ici le poste de Directrice Marketing et Communication.
Au fil des années, elle a participé à plusieurs projets stratégiques de l’entreprise : refonte de la marque, clarification de l’offre produits, segmentation client ou encore développement digital.
Depuis 2021, elle fait également partie du comité innovation du groupe, notamment autour du développement des éco-matériaux.
Dans ses nouvelles fonctions, Marlène Peret pilotera la stratégie RSE avec l’appui d’un comité interne composé de plusieurs dirigeants de l’entreprise.
« Se projeter à long terme sous l’angle climat n’est plus une option », explique-t-elle. Selon elle, la démarche RSE représente désormais un enjeu majeur pour la pérennité des PME industrielles.
Une mobilisation globale de l’entreprise
Chaux Saint-Astier veut également impliquer l’ensemble de ses équipes dans cette transformation.
Depuis fin 2025, plusieurs formations autour des enjeux climatiques ont déjà été organisées auprès des salariés des sites industriels. L’entreprise prévoit désormais de déployer ces formations à tous les services en France et à l’international.
Le groupe compte aujourd’hui près de 150 collaborateurs et réalise environ 40 millions d’euros de chiffre d’affaires dans une vingtaine de pays.
Avec cette nouvelle organisation, Chaux Saint-Astier cherche surtout à montrer qu’une PME industrielle peut engager une stratégie climat structurée tout en poursuivant son développement économique.
