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L’AFNUM veut faire du numérique un enjeu majeur de la présidentielle 2027

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Réunie pour une assemblée générale le 26 juin, l’Alliance Française des Industries du Numérique (AFNUM) a dressé sa feuille de route pour les prochains mois. Infrastructures numériques, cybersécurité, intelligence artificielle ou encore compétitivité européenne : l'organisation entend peser dans le débat public à l'approche de l'élection présidentielle de 2027.

L’AFNUM veut faire du numérique un enjeu majeur de la présidentielle 2027

Le numérique au cœur des priorités

À l’occasion de son assemblée générale, l’AFNUM réaffirme les grands dossiers sur lesquels elle souhaite concentrer son action. L’organisation met en avant les infrastructures numériques et énergétiques, le développement des centres de données, le chiffrement, la cybersécurité et la régulation de l’intelligence artificielle.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’Alliance veut faire du numérique un sujet central du débat public. Son objectif est clair : défendre un numérique français et européen plus innovant, plus compétitif, plus durable et plus ouvert. En dix ans d’existence, l’AFNUM s’est imposée comme une organisation représentative du secteur.

Des avancées pour les infrastructures numériques

Cette année, c’est vue marquée par plusieurs évolutions concernant les infrastructures numériques. Après avoir présenté huit propositions en février pour accélérer le développement des datacenters et des capacités liées à l’intelligence artificielle, l’AFNUM estime que certaines de ses demandes ont été entendues.

Les centres de données ont notamment reconnus comme des projets d’intérêt national majeur dans la loi de simplification de la vie économique. Un décret adopté en 2026 simplifie également les procédures contentieuses. L’objectif est de réduire les délais de réalisation des projets d’environ cinq ans à deux ans.

L’Alliance considère toutefois que des efforts restent à faire. Elle demande une adaptation des procédures de raccordement électrique afin de répondre aux besoins des grandes infrastructures numériques. Elle plaide aussi pour la création d’un guichet unique et d’un « préfet accélérateur » régional afin de renforcer l’attractivité de la France.

Cybersécurité et intelligence artificielle en première ligne

La cybersécurité figure parmi les priorités de l’organisation. L’AFNUM appelle les parlementaires à adopter rapidement le projet de loi sur la résilience des infrastructures critiques et le renforcement de la cybersécurité, qui doit notamment transposer la directive NIS 2.

L’organisation insiste également sur l’importance du chiffrement. Selon elle, ces mécanismes sont indispensables pour protéger la vie privée des citoyens ainsi que les systèmes d’information de l’État et des entreprises.

L’intelligence artificielle constitue un autre chantier majeur. L’AFNUM dit s’être fortement investie dans les travaux portant sur la régulation de l’IA, son impact environnemental, la clarification du cadre européen prévu par l’IA Act et la préservation d’un équilibre entre le droit d’auteur et la compétitivité de l’écosystème européen.

Une feuille de route tournée vers 2027

À l’horizon de la prochaine présidentielle, l’Alliance entend défendre trois grandes priorités. Renforcer la compétitivité de la France et de l’Europe. Accélérer la formation, l’attractivité et la fidélisation des talents. Enfin, faire du numérique un levier de durabilité et d’inclusion.

L’assemblée générale a également renouvelé son comité de direction. Il est désormais composé de 24 membres et de six personnalités qualifiées.

Pour son président, Marc Charrière, « la France a tous les atouts pour devenir le hub numérique le plus compétitif d’Europe ». L’AFNUM affirme vouloir poursuivre son engagement dans les prochains mois afin de transformer cette ambition en réalité.