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Voitures hybrides chinoises : l’UE obtient une entente

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Une entente entre Bruxelles et Pékin prévoit de modérer les exportations de voitures hybrides chinoises vers l’Union européenne. Le 9 octobre, le commissaire Maroš Šefčovič évoque plusieurs millions de véhicules en moins sur quatre ans par rapport aux importations projetées. Les modalités d’application restent à préciser, avec des conséquences possibles pour les constructeurs et les réseaux de distribution.

Voitures hybrides chinoises : l’UE obtient une entente

Les voitures hybrides chinoises sont au centre de l’entente annoncée après deux jours de discussions à Pékin. Selon la dépêche AFP diffusée par TradingView, Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce, affirme que la Chine a accepté de modérer les flux de véhicules hybrides et hybrides rechargeables vers l’UE.

Le communiqué conjoint publié par le ministère chinois du Commerce confirme une entente sur ce commerce. Son annexe ne fixe toutefois ni plafond chiffré ni calendrier détaillé de réduction. Elle indique que les parties ont recherché une solution conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.

Voitures hybrides chinoises : une baisse par rapport aux projections

Le chiffre avancé par le commissaire européen décrit des véhicules qui pourraient ne pas entrer dans l’Union au cours des quatre prochaines années. Il repose sur les projections d’importations futures, précise l’AFP.

La référence retenue compte donc autant que l’ampleur annoncée. Freiner une croissance attendue des importations peut produire un écart important avec le scénario initial, même si les arrivées restent supérieures à celles d’aujourd’hui. L’annonce ne permet pas, à elle seule, de calculer combien de véhicules pourront être importés en 2027.

Pour les distributeurs, le contenu opérationnel sera déterminant : quels modèles seront concernés, quels volumes seront attribués et à partir de quelle date ? Les documents consultés ne répondent pas encore à ces questions.

Les marques chinoises ont progressé sur les deux segments

L’Association des constructeurs européens d’automobiles, l’ACEA, accueille l’entente comme une avancée, tout en indiquant attendre ses détails. Son communiqué du 9 octobre mesure la progression des marques chinoises en Europe :

Part des marques chinoises dans chaque segment2024Premier semestre 2026
Hybrides non rechargeables — HEV2 %14 %
Hybrides rechargeables — PHEV2 %25 %

Ces données concernent les marques chinoises en Europe, selon le périmètre annoncé par l’ACEA. Elles ne représentent ni leur part dans l’ensemble des voitures neuves, ni un quota d’importation adopté par l’UE.

L’association estime que la montée rapide de ces véhicules déstabilise le marché européen. C’est la position d’une organisation représentant les constructeurs, dont les intérêts sont directement concernés par la concurrence. Le débat prolonge celui de la compétitivité de l’industrie automobile européenne face à la Chine.

Le financement des stocks rend les délais sensibles

Pour un réseau qui développe une marque importée, les arrivées de véhicules conditionnent les essais, les livraisons et le capital immobilisé dans les concessions. Le déploiement de Chery en France avec CGI Finance illustre notamment l’importance du financement des stocks dans cette expansion commerciale.

Si l’entente limite effectivement certains approvisionnements, un distributeur devra rapprocher les volumes promis de ses commandes clients. Une entreprise qui renouvelle sa flotte aura, elle, besoin d’une date de livraison fiable avant d’organiser la restitution de ses anciens véhicules.

Les effets sur les prix restent ouverts. Une offre moins abondante pourrait réduire la pression sur les remises. Mais les stocks déjà disponibles et les stratégies des marques pèseront aussi sur les offres commerciales. Aucun gain tarifaire, ni aucune hausse générale, ne peut être déduit de l’annonce.

Les terres rares figurent aussi dans l’entente

L’annexe du communiqué conjoint traite également des terres rares et des aimants permanents. La Chine se dit disposée à continuer de faciliter l’approbation des licences d’exportation vers l’Europe par un mécanisme de traitement accéléré. Le texte maintient donc une procédure de licences ; il n’annonce pas leur suppression.

Pour les industriels utilisant ces matériaux, la question sera le délai d’obtention des autorisations et la régularité des livraisons. L’annexe prévoit par ailleurs de poursuivre les procédures relatives aux engagements de prix des entreprises dans le dossier européen antisubventions sur les véhicules électriques, distinct de l’entente sur les hybrides.

Les résultats doivent être présentés aux dirigeants européens réunis en sommet la semaine prochaine, indique le commissaire cité par l’AFP. Le communiqué conjoint annonce ensuite une réunion ministérielle en janvier 2027, puis une troisième consultation en mars. La précision des règles applicables aux expéditions permettra aux importateurs de traduire l’entente en plans d’approvisionnement.