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Inscrits à France Travail sans activité : +0,9 % au T3

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Le nombre d’inscrits à France Travail sans activité atteint 3,35 millions en moyenne au troisième trimestre 2026. La hausse représente 30 400 personnes supplémentaires en trois mois. Toutefois, les changements d’inscription imposent de distinguer le total administratif de la tendance du marché du travail.

Inscrits à France Travail sans activité : +0,9 % au T3

Les inscrits à France Travail sans aucune activité sont 3 353 400 en moyenne entre juillet et septembre 2026. Selon la publication de la Dares et de l’opérateur, diffusée le 28 octobre, cette catégorie A augmente de 0,9 % sur le trimestre. Sur un an, la progression atteint 2,1 % en France hors Mayotte.

En ajoutant les personnes qui exercent une activité réduite, les catégories A, B et C regroupent 5 847 500 inscrits tenus de chercher un emploi. Leur nombre progresse de 0,8 % en trois mois, soit 46 000 personnes supplémentaires. Ces données sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Inscrits à France Travail : pourquoi plusieurs hausses coexistent

Les résultats officiels du troisième trimestre présentent aussi des séries complémentaires. Hors bénéficiaires du RSA et jeunes dans certains parcours d’accompagnement, la catégorie A augmente de 0,3 % sur le trimestre. La hausse atteint 0,4 % pour les catégories A, B et C.

Ces indicateurs réduisent les ruptures liées à l’inscription automatique de nouveaux publics depuis janvier 2025. Ils ne constituent cependant pas une mesure entièrement débarrassée des effets administratifs. Les évolutions annuelles restent notamment affectées par la réforme des sanctions.

Une autre difficulté concerne les jeunes. Une part croissante des moins de 25 ans inscrits bénéficie d’un suivi en mission locale. Les exclure des séries complémentaires peut donc sous-estimer l’évolution tendancielle.

Pour apprécier cette tendance sur un an, la publication privilégie ainsi un autre périmètre : les inscrits hors bénéficiaires du RSA, après correction des effets du décret sur les sanctions. La hausse ressort alors à 0,6 % en catégorie A et à 1 % en catégories A, B et C. Ces taux annuels ne doivent pas être comparés directement aux variations trimestrielles précédentes.

Les jeunes progressent davantage dans les listes

Le détail par âge fait apparaître des évolutions différentes. Le nombre de moins de 25 ans sans activité augmente de 2,4 % sur le trimestre. Pour les 25-49 ans, la hausse atteint 1 %. À l’inverse, la catégorie A recule de 0,1 % chez les personnes de 50 ans et plus.

La durée d’inscription s’allonge également. Parmi les inscrits en catégories A, B et C, 46,8 % le sont depuis au moins un an. Cette proportion était de 44,2 % un an auparavant, soit une augmentation de 2,6 points. Il s’agit d’une ancienneté sur les listes, pas nécessairement d’une période continue sans travailler.

Ces résultats administratifs ne permettent pas, à eux seuls, d’attribuer les mouvements observés à un secteur ou à un motif de rupture du contrat. Ils n’indiquent pas davantage que toutes les entreprises disposent désormais d’un vivier de candidats immédiatement adapté à leurs besoins.

Une hausse des inscriptions n’est pas celle du taux de chômage

L’Insee définit le chômage au sens du Bureau international du travail selon des critères distincts. Il faut être sans emploi pendant une semaine donnée, disponible sous deux semaines et avoir recherché activement un emploi récemment. Une personne ayant trouvé un poste qui débute dans moins de trois mois peut aussi remplir ce dernier critère.

L’inscription administrative ne suffit donc pas à établir cette situation. Le taux de chômage repose sur une autre mesure, issue de l’enquête Emploi. La progression de 0,9 % annoncée ce mercredi ne signifie pas une augmentation de 0,9 point de ce taux.

Pour recruter, regarder le métier et le bassin d’emploi

Pour une PME, le nombre national d’inscrits fournit un contexte. Il ne renseigne pas directement sur les qualifications disponibles près de son établissement. Le lieu du poste et ses horaires peuvent aussi peser sur les candidatures reçues.

Cette distinction prolonge notre analyse des compétences recherchées et des salaires prévus pour 2027. Elle complète le débat sur les prévisions financières de l’assurance chômage, dont les comptes dépendent aussi des règles de financement.

La prochaine publication trimestrielle des inscrits à France Travail est programmée le 28 janvier 2027 à midi. Elle permettra d’observer la fin de l’année, en conservant les mêmes précautions sur les périmètres comparés.