A l’heure où beaucoup d’entreprises s’interrogent sur le choix de leur PDP, Sage assure aux entreprises le choix d’une solution simple, intuitive et surtout, sans surcoût pour les clients ayant un logiciel Sage. Le groupe se positionne aussi comme un partenaire clé des experts-comptables, ce que n’a pas manqué de rappeler tout dernièrement Arnaud Petit, Président de Sage Europe du Sud. Interview.
Pouvez-vous d’abord revenir au cœur de métier de Sage ?
A.P : « Sage est un éditeur de logiciels de gestion financière et comptable présent mondialement depuis plus de 40 ans. Cette présence nous permet de combiner la robustesse d’une technologie globale à la compréhension fine des spécificités locales. Cela signifie que, où qu’ils soient, les clients Sage bénéficient de solutions éprouvées à l’échelle internationale avec une conformité aux règlementations locales. C’est le cas avec Sage Intaact, notre solution de gestion financière Saas d’abord lancée aux Etats-Unis puis déployée progressivement sur nos différents marchés dont la France.
En France, nous comptons 1 400 collaborateurs répartis sur 8 sites. Un atout pour assurer une proximité régionale. Quant à nos clients, entrepreneurs, TPE, PME et ETI, nous les accompagnons grâce à un réseau de partenaires et d’experts-comptables. Notre priorité aujourd’hui est d’accompagner les entreprises dans deux grandes transformations numériques. D’abord l’intelligence artificielle, avec des outils concrets qui automatisent les tâches répétitives, fiabilisent les données et améliorent la prise de décision. Ensuite, nous sommes également très mobilisés autour de la réforme de la facture électronique. En plus de fournir des solutions conformes et performantes, nous accompagnons nos clients pas à pas dans la réalisation de sa mise en œuvre.
Les PME sont-elles prêtes à passer à la facturation électronique ?
A.P : « La réponse est non ! Et pourtant, dès le 1er septembre 2026, ce sera une obligation pour elles. Cela va générer un changement d’habitude. Pour faciliter cette étape, Sage offre la mise en conformité de ces logiciels ».
Beaucoup de PME voient l’obligation de la facture électronique comme une contrainte. En quoi peut-elle devenir une opportunité et un levier de performance ?
A.P : « La principale problématique pour les PME est la gestion des déclarations fiscales mais aussi de se faire payer à temps. La facture électronique, loin d’être une simple obligation réglementaire, peut devenir un véritable levier de performance. Son adoption via un logiciel conforme permet de réduire de 44 % le temps de traitement des factures. En automatisant les flux de facturation clients et fournisseurs, elle constitue la première pierre de leur numérisation. Elle répond à plusieurs enjeux clés dont celui de modernisation, de trésorerie et de compétitivité.
La seconde pierre viendra avec l’IA qui va permettre de démocratiser les usages. Mais pour tirer pleinement partie de la facture électronique qui repose sur des formats standardisés, il est essentiel de s’appuyer sur des données propres et bien structurées, notamment dans les bases clients et fournisseurs. Cela suppose un audit préalable, rendu possible grâce à des outils comme Sage Data Clean Control. Concrètement, la facture électronique est un moyen plus rapide de récupérer du cash, de fluidifier les échanges, d’avoir une meilleure visibilité en temps réel sur la santé de son entreprise, tout en bénéficiant d’un haut niveau de sécurisation des données. D’ailleurs, l’État, avec qui nous collaborons depuis plus de trois ans, a fait le choix d’un cadre parmi les plus exigeants en matière de sécurité ».
Justement, quels sont les avantages de l’IA pour les PME ?
A.P : « L’IA représente une véritable opportunité pour les PME à plusieurs niveaux. Elle permet tout d’abord d’automatiser les tâches répétitives et à faible valeur ajoutée, libérant ainsi du temps pour les collaborateurs, qui peuvent se concentrer sur des missions à plus forte valeur. Cette automatisation améliore l’efficacité opérationnelle au quotidien. Elle agit également comme un outil de vigilance, en détectant les anomalies ou les transactions suspectes avec des alertes en temps réel pour sécuriser les opérations. Au-delà de ces gains immédiats, l’IA accompagne la prise de décision stratégique. En analysant le comportement des clients et les flux financiers, elle anticipe les entrées de trésorerie, identifie les mauvais payeurs ou encore fait des projections de chiffre d’affaires. Ces capacités offrent aux entreprises un véritable levier de proactivité, notamment en matière d’investissement.
C’est dans cette optique que nous avons développé Sage Copilot, un assistant de productivité fondé sur l’IA générative, qui facilite les l’accès à l’information comptable et financière (interroger le CA, visualiser les factures impayées ou suivre les prochaines échéances…). Ce rôle de l’IA prend tout son sens avec l’arrivée de la réforme de la facturation électronique. En automatisant et en fiabilisant les traitements, l’IA permet de mieux exploiter les données issues de la facture électronique, d’en tirer des indicateurs de performance, et de fluidifier l’ensemble du processus comptable. Chez Sage, nous défendons une IA centrée sur l’humain, conçue pour simplifier le quotidien et améliorer la qualité de vie au travail. ».
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