Épargne et investissement : partir des besoins
Assurance-vie, PEA, PER, immobilier ou capital-investissement : les solutions abondent. Pourtant, les additionner ne constitue pas une stratégie patrimoniale. Ainsi, un placement peut répondre à un objectif de retraite tout en laissant une famille sans ressources disponibles pour un projet proche. De même, une fiscalité attractive peut masquer des frais élevés ou une durée d’immobilisation mal adaptée.
La première question concerne donc l’usage futur de l’argent. Quelles dépenses faut-il financer rapidement ? Quels revenus faudra-t-il compléter ? Qui doit recevoir les actifs et pourra en assurer la gestion ? En effet, ces choix relient la protection du foyer, l’investissement et la succession. Ils prolongent également les enjeux abordés dans notre article sur l’assurance et la gestion de patrimoine.
Pour un dirigeant, l’exercice comporte une difficulté supplémentaire. En effet, son entreprise peut concentrer à la fois ses revenus, son capital et sa future retraite. Pour autant, sa valorisation ne signifie pas que cet argent est immédiatement disponible. Diversifier suppose donc d’arbitrer entre les besoins de la société et les projets personnels, sans oublier la préparation de la transmission d’entreprise.
Nous avons soumis cette feuille de route à Kévin Lajus, fondateur de Zeus Invest. Ses réponses déplacent le point de départ : avant de choisir des produits, il propose d’examiner les règles de détention et les besoins de trésorerie. Il détaille ensuite la place des principales enveloppes, les limites des montages complexes et les décisions à anticiper pour les entrepreneurs.
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Les premières briques du patrimoine
Business Times : Si vous deviez établir une véritable feuille de route pour quelqu’un qui commence à construire son patrimoine en 2026, quelles seraient, dans l’ordre, les premières briques à mettre en place ? Quelle somme faut-il conserver disponible avant même de commencer à rechercher du rendement ?
Kévin Lajus :
Contrairement à ce que tout le monde pense, les premières briques/questions à vous poser ne sont pas financières.
Elles sont d’abord civiles. Viennent ensuite les questions fiscales.
En d’autres termes :
Aujourd’hui, votre patrimoine est-il véritablement bien structuré pour anticiper la suite ? Comment se passe une succession dans votre situation ? Votre régime matrimonial est-il bien adapté ? Quelles règles fiscales vous sont applicables en l’état actuelle de la situation et comment les optimiser ? Quelle est votre stratégie de développement ? Comment souhaitez-vous détenir vos différents actifs (propres, indivision/communauté, holding, autres, etc..) ? Avez-vous préalablement listé tous vos risques civils et fiscaux compte tenu des opérations visées ?
Une fois que vous connaissez et maitrisez les règles du jeu applicables à votre situation, vous pouvez vous lancer. En connaissant ces règles, vous pouvez vous y adapter et prendre les meilleures décisions.
C’est donc seulement maintenant que vous pouvez élaborer une véritable “feuille de route”.
Disponibilités : raisonner par horizons de temps
Par ailleurs, concernant votre question “quelle somme faut-il conserver disponible avant même de commencer à rechercher du rendement ?” Tout dépend de vos besoins.
Nous avons pour habitude de raisonner par horizons de temps.
Vous devez au préalable vous interroger sur vos encaissements / décaissements prévisionnels à court, moyen et long terme, afin de vous permettre de déterminer les différents horizons de temps que vous pouvez associer à votre épargne.
Ainsi, toutes les sommes que vous avez l’intention d’utiliser sous les 12 prochains mois doivent être provisionnées et conservées sur des supports immédiatement disponibles (livrets, comptes titres avec fonds de trésorerie court terme, comptes à terme, produits à horizon inférieur à 12 mois).
En revanche, ces supports rémunèrent probablement moins que des deals plus long termistes.
Ils ont néanmoins le mérite de vous assurer une liquidité sur les sommes dont vous pourriez avoir besoin à court-terme (dans les 12 prochains mois). Et par définition, si vous avez besoin de ces sommes, cela signifie que vous ne pouvez pas vous permettre de les perdre.
À l’inverse, toutes les sommes dont vous n’auriez pas besoin dans les 12 prochains mois peuvent faire l’objet d’une gestion plus dynamique ,si cela est votre souhait, pour aller chercher du rendement.
L’accompagnement proposé par Zeus Invest
Chez Zeus Invest, nos Managers de portefeuilles sont formés pour vous présenter des préconisations de solutions de placements et d’investissement, en adéquation avec votre situation juridique et fiscale (France/International) qu’ils auront préalablement identifiées. Ces derniers sont également en mesure de vous délivrer une véritable feuille de route, associée à un tableau prévisionnel des flux de trésorerie, incluant une prise en compte de votre fiscalité prévisionnelle, afin de vous permettre de l’optimiser (en cas de vie et en cas de décès pour vos proches).
Liquidité : vérifier les conditions de chaque support
Toutefois, la disponibilité mérite une distinction. Un compte à terme prévoit une durée d’immobilisation ; une sortie anticipée dépend du contrat et peut entraîner des pénalités. Service Public décrit ces conditions. De même, un fonds de trésorerie reste un placement dont les risques et les délais de rachat doivent être examinés.
Enfin, dépasser douze mois ne suffit pas à rendre une prise de risque adaptée. Le projet, la capacité à supporter une perte et l’horizon propre au placement restent déterminants. Le seuil évoqué dans l’entretien constitue la méthode de Kévin Lajus, pas une règle universelle.
Adapter les placements à chaque situation
Business Times : Comment cette architecture doit-elle évoluer avec l’âge et la situation professionnelle ? Concrètement, quelle place donneriez-vous respectivement à l’immobilier, au PEA, à l’assurance-vie et au PER à 30, 40, 50 ans puis à l’approche de la retraite ?
Kévin Lajus :
Nous n’avons pas pour habitude de raisonner ainsi. Réfléchir à quels produits conviennent à chacun en fonction de l’âge n’est pas la bonne manière de raisonner car elle revient à omettre de nous intéresser à la situation qui se présente devant nous en tant que Conseil.
Une réponse trop générale ne convient donc pas, dans la mesure où la situation et les objectifs de chacun diffèrent. Il n’existe dès lors pas une seule et unique manière de raisonner, mais une infinie, car les personnes que nous rencontrons ont toutes sans exception un parcours, un profil, des envies et une situation unique.
La diversification reste certes de rigueur mais doit être structuré avec des typologies d’actifs en adéquation au regard de la situation juridique et fiscale de chacune des personnes qui le détient.
Quelques exemples :
Immobilier
En effet, l’immobilier locatif ne convient pas à toutes les tranches marginales d’imposition. Aussi,certaines personnes détiendront de l’immobilier pour des problématiques de rendement (perception de revenus périodiques), lorsque d’autres privilégieront des opérations de développement (recours à l’effet de levier).
L’immobilier reste le seul actif accessible au plus grand nombre qui permet d’emprunter, avec un apport minimal, pour se constituer un patrimoine. Ce que nous observons toutefois : l’immobilier est souvent cédé par les clients au fur et à mesure qu’ils avancent dans l’âge pour des problématiques de transmission.
Par ailleurs, les jeunes générations préfèrent de plus en plus hériter d’un capital financier plutôt qu’immobilier. Elles souhaitent ainsi éviter les contraintes de gestion, les complexités du partage successoral, le risque d’une vente précipitée pour payer les droits de succession ou encore les blocages fraternels autour de la cession.
L’immobilier (hors résidence principale ou secondaire) est également souvent cédé une fois que les personnes qui le détiennent ont réalisé leur effet de levier et que le poids des intérêts d’emprunt ne leur permet plus de diminuer leur assiette taxable. Le poids de la fiscalité sur les revenus fonciers ou de locations meublées devient trop lourd à supporter. L’immobilier étant la classe d’actifs la plus taxée en France, les contribuables préfèrent souvent récupérer leur produit de cession, au bout 10, 15, 20 ans de détention, pour le réinvestir sur des produits financiers et en profiter pour optimiser leur rendement net après fiscalité et/ou leur transmission.
PEA
Tout d’abord, le PEA n’est pas un conseil en tant que tel. Il s’agit en effet d’un produit financier qui octroie une exonération fiscale à la sortie au titre de l’impôt sur le revenu, sur les plus-values éventuelles, sous réserve toutefois que celles-ci existent.
En effet, le PEA en tant que tel ne signifie rien puisqu’il n’a de valeur que si les titres ou actions qui y sont détenus performent.
La question sera donc plutôt : un PEA OK, mais pour y loger quoi ? Pour répondre à cette question, nous devrons comprendre et intégrer le profil et les souhaits de gestion de l’investisseur. De plus, un bon conseil consiste à optimiser la structure de frais de ses investissements. Par ailleurs, de nombreuses opérations ou fonds d’investissement détenus en direct ou dans une holding peuvent également bénéficier de mécanismes résultant du quota fiscal, seuil minimal d’investissement pour faire bénéficier à l’investisseur d’avantages fiscaux, avec des exonérations fiscales à la clé également.
Elles pourraient dans certains cas être privilégiées pour une détention en nominatif pur, plutôt qu’au travers d’un PEA.
L’ouverture du PEA à certains ETF va également dans le bon sens. Des stratégies consistant à épargner régulièrement ou à lisser le prix d’acquisition des actifs détenus sur plusieurs mois/années sont régulièrement mises en avant, notamment dans des périodes où les cours des marchés actions sont élevés, et la volatilité importante.
Assurance-vie
Pour sa part, l’assurance-vie est souvent utilisée en alternative aux disponibilités bancaires et pour des problématiques de créations de revenus, de capitalisation ou de transmission vers les héritiers, afin de bénéficier des abattements complémentaires des art. CGI, 990 I ou 757 B (qui se cumulent avec ceux de droit commun, et notamment les fameux 100.000 € par parent et par enfant qui se renouvellent tous les 15 ans, ainsi que l’abattement de 31.865 € pour dons manuels de sommes d’argent).
Le recours à des contrats au Luxembourg est également observé aujourd’hui lors des périodes où les contribuables craignent un risque politique et économique en France. Certains contrats vous permettent surtout d’optimiser la structure de frais de vos investissements, avec des gestions dits “clean-shares” (ce qui empêche votre banque, votre conseiller en gestion de patrimoine ou votre Family-Office, de pouvoir percevoir des commissions de distributions sur les fonds qu’il loge dans votre contrat d’assurance).
PER
Quant au PER, le conseil de conserver ou non jusqu’à la retraite (voire jusqu’au décès) sera différent selon la fiscalité de la personne qui le détient, et ses besoins de trésorerie.
En effet, les personnes qui n’ont pas besoin de trésorerie à la retraite sont souvent tentées de conserver le PER comme un outil de transmission envers le conjoint survivant par exemple, plutôt que le retirer à la retraite.
À l’entrée, les montants versés sur le PER sont déductibles des revenus du contribuable au titre de l’année de versement. Mais ces mêmes montants sont en contrepartie taxés lorsque le contribuable récupère les sommes investies sur son PER à la retraite.
Cela signifie que le PER n’est pas adapté pour les faibles tranches marginales d’imposition à l’entrée qui seraient taxées sur mêmes tranches marginales à la sortie.
Pour limiter la taxation des sommes investies sur votre PER, un bon conseil consiste donc souvent à conserver le plan jusqu’au décès, dans une optique de transmission, pour vous éviter une réintégration de la fiscalité sur les primes versées au titre de l’impôt sur le revenu à la sortie.
Toutefois, nous l’avons vu récemment, les textes de lois et décisions de jurisprudence portant sur ce point doivent être surveillés de près.
La sortie du PER et le système du quotient
En cas de besoin de trésorerie à la retraite, l’administration fiscale admet toutefois que vous utilisiez le système du quotient applicable aux revenus exceptionnels, pour le calcul de l’impôt sur le revenu sur les sommes que vous récupérez à la sortie. En effet, le système du quotient est une méthode de calcul de l’impôt qui vous évite que le revenu exceptionnel vous fasse passer sur une tranche supérieure de votre barème à l’impôt sur le revenu.
PEA et PER : les repères fiscaux en 2026
Pour le PEA, l’exonération d’impôt sur le revenu des gains s’applique en principe après cinq ans ; les prélèvements sociaux restent dus. Quant au PER, la déduction des versements volontaires dépend des plafonds applicables et de l’option retenue. Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles.
La doctrine fiscale sur les sorties en capital du PER prévoit le recours au quotient pour les sommes éligibles. Ce mécanisme atténue la progressivité de l’impôt ; il ne garantit pas l’absence de changement de tranche. Son application aux versements fractionnés dépend notamment des sommes de même nature perçues durant les trois années précédentes.
Enfin, conserver un PER jusqu’au décès n’efface pas systématiquement la fiscalité de transmission. En effet, le traitement dépend notamment de la forme du plan, de l’âge au décès et du bénéficiaire. Ces stratégies nécessitent donc un examen de ces paramètres.
Montages patrimoniaux : quand la complexité se justifie
Business Times : On parle beaucoup de private equity, de sociétés civiles, de démembrement, de holdings ou de stratégies de transmission. À partir de quel niveau de patrimoine ou de quelle complexité ces solutions deviennent-elles réellement pertinentes ? À l’inverse, voyez-vous des épargnants mettre en place des montages trop sophistiqués ou trop coûteux par rapport à leur patrimoine ?
Kévin Lajus :
Concernant le Private Equity.
Le recours au Private Equity suppose que les personnes aient déjà accumulé suffisamment de trésorerie immédiatement disponible afin de faire face à leurs projets de court et moyen terme (rappel sur l’importance de raisonner par horizons de temps).
En effet, le Private Equity revêt un caractère de long terme et les enveloppes sélectionnées doivent dès lors être observées en adéquation avec les besoins réels de l’investisseur.
Par ailleurs, les enveloppes qualitatives avec une véritable structure de frais optimisée sont en outre souvent réservées à des investisseurs avertis à compter de 100.000 € (avec des possibilités d’intégrer ces enveloppes parfois à compter de 30.000 € pour les personnes ayant déjà réalisé ce type de deals au préalable), voire sur des montants bien plus élevés.
La sur-démocratisation de cette classe d’actifs conduit parfois à s’interroger sur l’intérêt réel pour les clients de certaines opérations de Private Equity. Le rôle du conseiller pour orienter ses clients vers les meilleures enveloppes pour lui est de plus en plus important.
Sur une classe d’actif qui affiche souvent des résultats passés bien plus à son avantage que ce qu’elle affichera dans les années à venir : faites-vous accompagner avant d’investir.
Concernant le recours aux Sociétés Civiles, notamment aux Sociétés Civiles Immobilières (SCI)
Les SCI sont souvent confondues avec optimisation fiscale. Pourtant, la réalité est toute autre. L’utilité d’une société semi-transparente soumise par nature à l’impôt sur le revenu telle que la société civile consiste tout d’abord à faciliter la gestion des biens détenus à plusieurs, en nommant les personnes qui auront des droits associés sur les biens immobiliers gérés par la SCI.
Elle permet ainsi d’éviter les mésententes et les risques associés au régime de l’indivision. La SCI est ainsi le plus souvent utilisée dans un cadre familial afin d’anticiper les questions de transmission.
La question SCI à l’IR vs SCI à l’IS se pose bien entendu ensuite pour des situations plus complexes où les tranches marginales d’imposition sont plus élevées.
Pour les dirigeants d’entreprises, il existe également de nombreuses stratégies de détention de vos actifs professionnels au travers de sociétés de ce type, incluant des structurations plus complexes au travers de holdings, démembrements avec conventions de comptes courants d’associés entre plusieurs sociétés, etc…
Recourir à ce type de dispositifs implique toutefois un véritable intérêt juridique et économique, dans la mesure où les coûts de mise en place et de gestion annuels y sont élevés.
Or, un grand nombre de clients nous sollicitent avec des structurations complexes, alors même que leur situation aurait pu revêtir des montages bien plus simples, à résultat identique.
Un audit patrimonial préalable est donc toujours nécessaire avant de sélectionner un montage qui vous engage le plus souvent sur le long terme, car les coûts qui y sont associés sont souvent très élevés.
Concernant les stratégies de transmission :
Par nature, l’homme n’est pas éternel. On naît et on meurt. Cela fait partie de la vie. Les transmissions s’anticipent donc dès aujourd’hui.
L’idée est simple : Connaître et maîtriser les règles du jeu qui s’appliquent à votre situation, afin d’être en mesure de vous y adapter et prévoir des règles différentes si vous le souhaitez.
Parmi les questions à vous poser : Dans votre situation, qui reçoit quoi ? Combien cela coûtera à vos enfants ? Pourront-ils payer ou allez-vous les mettre en difficulté ? Devront-ils vendre des biens pour payer ? Comment ? Qui régira ma succession ? Dois-je nommer un mandataire ? Mon conjoint est-il suffisamment protégé ? Concrètement, comment puis-je optimiser ma succession ainsi que ma structure de patrimoine dès aujourd’hui pour éviter de le dilapider en cas de décès ?
N’attendez pas ! Car s’il existe une variable que vous ne contrôlez pas : c’est bien le temps.
Dirigeants : articuler patrimoine personnel et entreprise
Business Times : Le cas des chefs d’entreprise est particulier puisque leur société constitue souvent une part importante de leur patrimoine. Quelles erreurs observez-vous le plus souvent chez les dirigeants et comment arbitrer entre réinvestir dans son entreprise, diversifier son patrimoine personnel, préparer sa retraite, optimiser sa fiscalité et anticiper une éventuelle transmission ?
Kévin Lajus :
En réalité, tous ces sujets/objectifs vont de pair et peuvent être complémentaires.
L’erreur la plus importante d’un chef d’entreprise est bien souvent d’avoir passé sa vie à travailler et de ne jamais avoir su prendre le temps de se poser pour préparer la suite (incluant les éventuels aléas de la vie) en vue de le préserver.
Lorsque vous avez la chance de détenir une entreprise qui a pu se valoriser, posez-vous un instant et prenez le temps de mesurer tous les risques et de vous faire accompagner par de vrais professionnels.
Les questions à vous poser :
Que se passera-t-il le jour où vous arrêterez de travailler ? Que se passe-t-il aujourd’hui si du jour au lendemain la vie fait que vous ne puissiez plus travailler ? Votre conjoint et vous êtes-vous bien protégé(s) ? Par ailleurs, votre activité peut-elle continuer d’exister sans vous (ou sans certaines personnes de votre entité) ? Qui héritera à date de votre entreprise ? Comment ces personnes seront taxées ? Seront-elles obligés de vendre pour payer les droits associés ? Comment pouvez-vous optimiser cette situation dès aujourd’hui ?
Anticiper le changement de génération et la cession
Rappel : nous vivons actuellement l’Ère de la Grande Transmission des Patrimoines avec 9.000 Milliards d’euros d’actifs qui s’apprêtent à transiter vers les nouvelles générations d’ici 2040 (avec les décès de la génération des Baby-boomers).
Par ailleurs, ce phénomène concerne 370 000 entreprises qui risquent de changer de main d’ici 2030 ! Cela inclut des TPE/PME françaises parfois leaders sur leurs secteurs d’activité, pouvant entraîner un risque de souveraineté pour la France si ces entreprises sont cédées à des fonds ou concurrents étrangers, mais également un risque important pour les emplois des personnes qui y sont salariées.
Pour les dirigeants de ces structures, il convient par conséquent de bien préparer la cession ou la transmission en amont, et notamment dans le cas d’une transmission vers vos héritiers pour éviter de les mettre en difficulté le cas échéant.
En effet, une entreprise est un actif par nature illiquide qui demande de s’en préoccuper. Elle pose également des questions de gouvernance. Les héritiers ne sont pas toujours les personnes les plus à même d’en reprendre la gestion derrière, ou peuvent avoir besoin d’être préparés et/ou accompagnés.
Si vous envisagez une cession au cours de ces prochains mois/années, n’oubliez pas également de vous faire accompagner pour optimiser votre EBITDA : c’est maintenant que tout se joue !
Pour mémoire : une architecture avant les produits
Épargne et investissement s’organisent autour d’objectifs, d’échéances et de règles de détention. L’entretien souligne trois décisions : identifier les besoins de liquidités, vérifier la cohérence des placements avec la situation personnelle et préparer la transmission. Pour un dirigeant, cette réflexion doit aussi intégrer la continuité de l’entreprise et la capacité des proches à en reprendre la gouvernance.
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