Une école d’ingénieurs peut-elle être un véritable moteur économique pour son territoire ? C’est la question à laquelle répond une étude inédite publiée par CESI École d’Ingénieurs. Réalisée par le cabinet Utopies, l’analyse mesure pour la première fois l’impact économique global de l’établissement grâce à l’outil Local Footprint®.
Les résultats sont significatifs : l’activité de l’école génère chaque année 927 millions d’euros de produit intérieur brut (PIB) en France et soutient plus de 36 000 emplois. À l’échelle de Île‑de‑France, l’impact reste tout aussi notable, avec 167 millions d’euros de richesse produite et plus de 6 600 emplois soutenus, notamment autour du campus de Nanterre.
Un acteur économique ancré dans les territoires
L’étude met en lumière le rôle structurant que peuvent jouer les établissements d’enseignement supérieur dans le développement local. En moyenne, 63 % de la richesse générée par un campus de CESI bénéficie directement à la région où il est implanté.
En Île-de-France, cette proportion est encore plus marquée : 88,3 % des retombées économiques sont réinvesties localement, soit plus de 147 millions d’euros. Cette dynamique contribue à renforcer l’écosystème économique régional tout en créant des liens avec d’autres territoires, comme la Normandie ou la Bretagne.
L’école favorise également l’ancrage professionnel de ses diplômés. Une part importante des étudiants choisit en effet de travailler dans la région où ils ont été formés, participant directement au développement économique local.
Un effet multiplicateur sur l’emploi
L’étude met également en évidence un effet multiplicateur particulièrement important. Selon les données recueillies, chaque emploi direct créé par l’école en soutient trois autres dans l’économie.
Cet impact repose sur plusieurs mécanismes : les emplois directs liés aux campus, les activités générées chez les fournisseurs de l’établissement, mais aussi les retombées économiques liées à la consommation des étudiants et des salariés. À cela s’ajoute l’effet dit « catalytique », lié au parcours professionnel des diplômés et aux projets de recherche développés par l’école.
Un modèle tourné vers l’innovation et la transition
Fondée en 1958 par des entreprises, l’école s’appuie aujourd’hui sur 26 campus répartis sur le territoire, près de 20 000 étudiants et plus de 120 000 alumni. Au-delà de son poids économique, l’établissement met également en avant un modèle de formation intégrant les enjeux environnementaux et sociétaux.
Pour son directeur général Jean‑Marc Ogier, cette mission dépasse la simple transmission de compétences : il s’agit aussi de former des ingénieurs capables de répondre aux défis technologiques, environnementaux et économiques de demain.
L’étude souligne ainsi que l’enseignement supérieur peut constituer un levier stratégique pour la croissance et l’innovation, en reliant formation, recherche et développement territorial.
