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Arrêts maladie : la loi plafonne, Qanopee prévient

Par Nathan Guillemant |
Arrêts maladie : la loi plafonne, Qanopee prévient

9,1 millions d’arrêts de travail en 2024, une hausse de 10 % depuis 2019. Un coût de 18 milliards d’euros pour l’Assurance maladie. Face à ces chiffres, la réponse du gouvernement se pose dans la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 : plafonner la durée des prescriptions à un mois pour une première consultation, deux en cas de renouvellement.

Malgré la suspension de la mesure, les médecins continuent de la contester et, surtout, elle laisse entière la vraie question : qui traite la cause ?

Un problème structurel, pas administratif

Burn-out, troubles musculo-squelettiques, risques psychosociaux, surcharge mentale : les raisons profondes de l’absentéisme sont connues. Elles sont documentées et mesurables. Et dans la grande majorité des cas, elles sont évitables.

Pourtant, la santé au travail reste gérée dans une logique curative et réglementaire. On traite après. On contraint plutôt qu’on anticipe. Résultat : les arrêts continuent d’augmenter, et les entreprises absorbent le coût sans s’attaquer aux causes.

« On ne résoudra pas la crise de l’absentéisme en raccourcissant les arrêts sur le papier. On la résoudra en donnant aux entreprises les outils pour que leurs collaborateurs n’aient pas besoin de s’arrêter. » Quentin Aoustin, fondateur et CEO de Qanopee.

La prévention comme levier de performance

C’est précisément ce pari que Qanopee tient depuis 2021. La start-up accompagne les entreprises de toutes tailles vers une culture de prévention active, via une plateforme SaaS qui digitalise l’ensemble des obligations réglementaire : DUERP, visites médicales, gestion des accidents du travail, tout en plaçant le salarié au centre du dispositif.

Son innovation phare est le Compte Personnel de Santé. Chaque collaborateur dispose d’un budget annuel de 100 à 500 €, financé par l’employeur et exonéré de cotisations sociales. Il peut l’utiliser librement auprès d’un réseau de 16 professions certifiées : psychologues, ostéopathes, nutritionnistes, sophrologues.

Les entreprises qui adoptent cette approche enregistrent 20 % d’absentéisme en moins. Le risque de burn-out recule de 31 %. Des chiffres qui tranchent avec l’approche réglementaire classique.

Un changement de paradigme

Les TMS représentent à eux seuls 80 % des maladies professionnelles en France. Ce chiffre résume l’ampleur du problème — et le potentiel d’action. Ces pathologies ne surviennent pas par hasard. Elles s’installent, se signalent, s’anticipent. Encore faut-il se donner les moyens de les détecter avant qu’elles ne débouchent sur un arrêt.

« La santé au travail ne doit plus être subie comme une contrainte administrative, mais pensée comme le premier levier de performance de l’entreprise », affirme Quentin Aoustin. « L’entreprise de 2026, c’est celle qui transforme son capital humain en véritable avantage compétitif. »

Plafonner les arrêts ne fera pas baisser l’absentéisme; prévenir les causes, si. C’est la thèse de Qanopee et les chiffres commencent à lui donner raison.