À moins de six mois de l’échéance légale, le constat est préoccupant. Selon le dernier baromètre Payt /Ipsos BVA, plus d’un tiers des PME et ETI françaises ne sont pas prêtes pour la facturation électronique obligatoire. La date butoir est fixée au 1er septembre 2026.
Un niveau de préparation alarmant
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Seules 65 % des entreprises se déclarent actuellement opérationnelles face aux nouvelles obligations. En revanche, 29 % des dirigeants avouent n’être « pas vraiment » ou « pas du tout » prêts. Par ailleurs, 7 % expriment une incertitude totale sur leur situation. Au total, c’est donc plus d’un tiers des structures qui accusent un retard critique.
La fin du papier et du PDF classique
Dès le 1er septembre 2026, envoyer une facture papier ou un simple PDF ne sera plus légalement valable. En effet, la réforme impose désormais le recours à une plateforme agréée par l’État pour la réception des factures. Ce changement de format représente une rupture majeure pour de nombreuses entreprises encore ancrées dans leurs habitudes.
Des risques financiers et juridiques concrets
Ce retard n’est pas sans conséquence. Il expose les entreprises à un risque juridique direct en cas de non-conformité. Ensuite, il menace directement leur trésorerie. Les retards de paiement pèsent déjà sur 53 % des entreprises françaises. Ainsi, tout blocage supplémentaire dans les flux de facturation pourrait aggraver une situation déjà fragile.
Martin Habfast, Directeur Général de Payt France, est clair : « La facturation électronique ne doit pas être vue comme une contrainte administrative, mais comme le levier de survie de la trésorerie française. Les 29 % d’entreprises qui hésitent encore s’exposent à des blocages majeurs. »
Une opportunité à saisir
Pourtant, la réforme n’est pas qu’une contrainte. Elle représente également une opportunité d’automatiser le recouvrement et de réduire les impayés. Sébastien Cordier, Président de l’AFDCC, appelle donc les entreprises en retard à agir sans délai : « À quelques mois de l’échéance, près de la moitié des entreprises ne sont pas prêtes, exposant leur conformité juridique et leur trésorerie à des risques importants. »
Le message est simple : le temps presse. Les entreprises qui n’ont pas encore entamé leur transition doivent le faire maintenant, sous peine de subir de lourdes conséquences dès la rentrée.
