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Office Depot France cherche un repreneur : l’enjeu des commandes

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Office Depot France a déclaré sa cessation de paiements le 30 septembre et veut demander une liquidation judiciaire avec poursuite d’activité. L’objectif est de trouver un repreneur pour une enseigne qui compte encore 27 magasins et 185 salariés. Pour ses clients professionnels, l’enjeu porte désormais sur la continuité des approvisionnements et le suivi des commandes.

Office Depot France cherche un repreneur : l’enjeu des commandes

Une liquidation demandée, pas un jugement confirmé

Le distributeur a déposé sa déclaration auprès du tribunal de commerce de Bobigny. Une porte-parole a confirmé à l’AFP son intention de solliciter une liquidation avec maintien de l’activité. Cette démarche doit permettre de rechercher un repreneur, comme le rapporte l’annonce de la cessation de paiements.

La distinction compte. Déclarer une cessation de paiements signifie que l’entreprise ne peut plus régler ses dettes exigibles avec son actif disponible. Cela ne constitue pas, à lui seul, un jugement de liquidation.

La poursuite de l’exploitation dépend ensuite de la décision du tribunal. Les informations consultées au 1er octobre ne confirment ni l’ouverture de cette nouvelle liquidation ni son calendrier. Il serait donc prématuré d’annoncer la fermeture de tous les magasins.

Office Depot France : un réseau déjà réduit

Le dernier plan de continuation remonte à avril 2025. Le tribunal de Bobigny l’avait accepté avec neuf fermetures de magasins et 99 suppressions de postes.

Alkor avait alors repris directement les activités de l’enseigne. Auparavant, plusieurs adhérents de la coopérative les géraient. Lors de la reprise de septembre 2021, ces adhérents avaient maintenu environ 500 emplois sur 1 500.

La nouvelle déclaration intervient donc environ dix-sept mois après la validation du plan de 2025. Un plan accepté par le tribunal ne garantit pas un retour durable à l’équilibre : l’exploitation doit ensuite générer les ressources nécessaires à sa poursuite.

Le commerce connaît d’autres situations où restructuration financière et relance des ventes doivent avancer ensemble. Notre analyse du redressement de Maisons du Monde après son refinancement détaille cet enjeu, dans une configuration différente.

Ce que permet une poursuite d’activité

Selon les règles officielles de la liquidation judiciaire d’une société, le tribunal peut autoriser un maintien temporaire de l’activité. Il peut notamment le faire lorsqu’une cession totale ou partielle paraît envisageable.

Cette autorisation ne peut pas dépasser trois mois. Le tribunal peut la prolonger de trois mois à la demande du ministère public. Toutefois, ces délais constituent le cadre général : ils ne préjugent pas de la décision à venir pour Office Depot France.

Pour les salariés, la recherche d’un repreneur ne garantit pas la conservation de tous les emplois. Pour les clients, elle ne garantit pas non plus le maintien de l’ensemble des magasins. Le périmètre d’une éventuelle reprise constituera donc une information décisive.

Commandes et livraisons : les points à suivre

Une entreprise cliente doit surtout distinguer ses achats futurs des commandes déjà engagées. Pour un besoin urgent, confirmer la disponibilité du produit et la date de livraison permet de limiter le risque opérationnel. Une solution de remplacement peut aussi éviter qu’un consommable manquant bloque une activité.

En revanche, le sort d’une commande payée mais non livrée dépend de la situation contractuelle et de la procédure effectivement ouverte. Il ne faut donc pas supposer un remboursement automatique ni une annulation générale. Conserver les factures, les preuves de paiement et les échanges facilite le suivi du dossier.

Cette vigilance concerne toute relation avec un fournisseur fragilisé. Notre article sur le redressement judiciaire de Maury Imprimeur et les risques pour ses clients éditeurs illustre les conséquences possibles d’une dépendance à un prestataire.

Un modèle commercial à reconstruire

La recherche d’un repreneur posera aussi une question économique : quel modèle peut financer durablement un réseau de fournitures de bureau ?

Pour un candidat, l’analyse devra porter sur les magasins, les stocks, les achats et les services aux professionnels. Une réduction du réseau peut diminuer certains coûts. Cependant, elle ne suffit pas à démontrer la viabilité des points de vente conservés.

À ce stade, aucun repreneur ni périmètre de cession n’est annoncé dans les sources consultées. Le prochain jalon sera judiciaire, puis commercial : connaître la décision du tribunal et les éventuelles offres.

À retenir

Office Depot France cherche une issue après sa cessation de paiements. La liquidation avec poursuite d’activité reste une démarche annoncée, dont le tribunal doit décider. Pour les clients professionnels, le suivi des commandes et des livraisons mérite une attention particulière pendant cette transition.