L’Executive MBA de SKEMA gagne une place dans le palmarès mondial du Financial Times. Le Global EMBA passe du cinquième rang en 2025 au quatrième en 2026, derrière Kellogg/HKUST, CEIBS et IESE. Il devance ESCP, classée cinquième. Le tableau officiel porte sur cent programmes.
L’école annonce ainsi neuf places gagnées depuis sa première participation en 2024. Cette progression concerne un programme précis de formation pour cadres expérimentés. Elle ne constitue pas un classement général de l’ensemble des formations de SKEMA.
Executive MBA de SKEMA : trois années de progression
La fiche officielle du programme dans le classement confirme la trajectoire annoncée par l’école.
| Année | Rang mondial |
|---|---|
| 2024 | 13e |
| 2025 | 5e |
| 2026 | 4e |
La hausse a donc été particulièrement marquée entre 2024 et 2025, avec huit places gagnées. L’édition 2026 ajoute un rang. Selon le communiqué de SKEMA, le programme prend la tête des treize établissements français présents dans le palmarès.
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Pour un candidat, ces positions donnent un repère de comparaison internationale. Elles ne disent toutefois pas, à elles seules, si le contenu répond à son projet professionnel ou aux besoins de son employeur.
La progression de carrière en tête des résultats
Le Global EMBA obtient le premier rang mondial sur la progression de carrière. Selon le communiqué, cet indicateur tient compte de l’évolution du niveau hiérarchique des diplômés et de la taille des entreprises dans lesquelles ils travaillent.
L’école atteint également le cinquième rang pour son réseau d’anciens élèves. Les diplômés lui attribuent une satisfaction globale de 9,77 sur 10, après arrondi. Enfin, le programme se classe troisième pour l’enseignement des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, ainsi que de la neutralité carbone.
Ces critères décrivent des dimensions différentes de la formation. Le classement des enseignements ESG, par exemple, ne correspond pas à celui de l’empreinte carbone de l’établissement.
Anke Middelmann et Marine Hadengue, responsables du Global Executive MBA, relient ces résultats à leur parcours de leadership. Elles expliquent vouloir associer connaissance de soi et compréhension des transformations économiques, notamment celles liées à l’intelligence artificielle.
Un classement ne garantit pas une promotion
La méthodologie générale du Financial Times précise que les enquêtes auprès des diplômés portent sur ceux qui ont terminé leur programme trois ans auparavant. Les résultats rendent donc compte de trajectoires déjà observées.
Cependant, ils ne permettent pas d’isoler l’effet du diplôme de celui de l’expérience professionnelle ou de l’évolution de l’entreprise. Une première place en progression de carrière ne garantit pas une promotion à chaque futur participant.
Cette distinction compte lorsqu’un employeur finance une formation. Le projet doit préciser les responsabilités visées et les compétences à développer. Nous avons abordé cette question dans notre entretien sur la formation des dirigeants avec ESCP Business School.
Vingt mois de formation et 60 000 euros de scolarité
La présentation du Global Executive MBA par SKEMA affiche 60 000 euros de frais de scolarité. Le programme dure vingt mois, à temps partiel, avec des enseignements en anglais.
Il comprend quatre semaines résidentielles de cinq jours, organisées en France, aux Émirats arabes unis, en Chine et au Brésil. Le reste du parcours associe classes virtuelles et apprentissage en ligne. La dimension internationale concerne aussi la cohorte : le communiqué indique 90 % de participants internationaux.
Ce format implique de préparer les absences et de vérifier les frais compris dans le tarif. Pour l’entreprise, le budget doit tenir compte des déplacements éventuels et de l’organisation du travail pendant la formation. La capacité à évoluer dans plusieurs environnements culturels constitue également un objectif à préciser, comme dans notre entretien consacré au leadership international.
L’Executive MBA de SKEMA dispose désormais d’un résultat supplémentaire à présenter aux candidats. Avant de s’engager, il reste à confronter le programme détaillé, son calendrier et son coût total aux fonctions que le participant souhaite exercer à l’issue des vingt mois.
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