La nomination de Meryem Yilmaz à la délégation générale de la CG Scop s’accompagne d’un calendrier de transition. Annoncée dans un communiqué du 28 octobre, son arrivée est prévue le 2 novembre. Fatima Bellaredj assurera la passation jusqu’à la fin de l’année. La nouvelle déléguée générale exercera pleinement ses fonctions à partir de janvier 2027, aux côtés du président Cyril Zorman.
Meryem Yilmaz passe de l’échelon régional au réseau national
La future déléguée générale vient de l’Union régionale des Scop et Scic Auvergne-Rhône-Alpes. Elle y a passé sept ans comme co-déléguée générale et directrice du développement. Son parcours comprend également une expérience en cabinet de conseil aux entreprises et vingt et un ans d’engagement dans le mouvement coopératif, selon la Confédération.
La CG Scop met particulièrement en avant sa pratique de l’accompagnement des transmissions et des reprises. Cette expérience doit servir à renforcer les relations entre l’échelon national, les neuf unions régionales et les quatre fédérations de métiers. Ces dernières couvrent le BTP, l’industrie, la communication et les coopératives d’activités et d’emploi.
Cyril Zorman, élu président en mars 2026, a déjà travaillé avec elle au sein de l’union régionale. Il souligne sa connaissance du réseau et des entreprises pour expliquer le choix de la nouvelle déléguée générale.
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La transmission d’entreprise au cœur de son expérience
Pour un dirigeant qui prépare son départ, la reprise par les salariés constitue une possibilité de transmission. Elle suppose toutefois de réunir les moyens du rachat et d’organiser les responsabilités après l’opération. L’accompagnement doit donc porter sur le financement autant que sur le fonctionnement collectif.
Notre analyse des propositions sur la transmission des PME détaille cette distinction entre prix d’acquisition et besoins futurs de l’entreprise. Préserver une activité nécessite aussi de financer ses investissements et sa trésorerie après le changement d’actionnaires.
Il faut également distinguer actionnariat salarié et statut coopératif. Comme le rappelle Service Public dans sa présentation des Scop, les salariés associés détiennent normalement au moins 51 % du capital et 65 % des droits de vote. Le dispositif particulier de la Scop d’amorçage permet une montée progressive au capital.
Une participation minoritaire ne suffit donc pas à caractériser une Scop. Le projet de reprise de Klégé associant les salariés au capital, présenté par Business Times, illustre l’intérêt de vérifier le montage et les droits envisagés avant de qualifier la future entreprise.
Deux priorités : accompagner les projets et défendre le modèle
La feuille de route de Meryem Yilmaz comporte deux axes. Le premier consiste à mobiliser les expertises du réseau au service des coopératives existantes et des porteurs de projets. La Confédération cite notamment l’accompagnement juridique, les solutions de financement et la formation parmi les services proposés.
Le second porte sur la reconnaissance du modèle coopératif auprès des décideurs et des acteurs économiques. Le mouvement entend mieux faire connaître les créations, les développements et les transmissions réalisés sous ces formes d’entreprise.
« Pour faire vivre ces valeurs, nous devons nous appuyer sur des entreprises solides, performantes et durables », déclare la future déléguée générale dans le communiqué. Elle relie ainsi la défense du modèle à la qualité de gestion des entreprises concernées.
Une prise de fonction complète prévue en janvier 2027
Le Mouvement des Scop et des Scic déclare représenter 4 583 coopératives et 94 745 emplois. Ces chiffres décrivent le périmètre présenté par la Confédération ; ils ne correspondent pas à des créations d’emplois liées à cette nomination.
Les prochaines semaines seront consacrées à la passation avec Fatima Bellaredj. Le calendrier distingue donc l’entrée de Meryem Yilmaz dans l’équipe, le 2 novembre, de l’exercice complet de ses responsabilités nationales à partir de janvier 2027.
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