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VPN gratuit Avast : ce qu’il protège et ce qu’il laisse exposé

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Avast lance en France un VPN gratuit sans carte bancaire ni publicité tierce. Le service annonce un trafic sans quota, sous réserve de ses règles d’utilisation. Il impose toutefois un compte et limite le choix à trois emplacements. Pour les indépendants et les salariés en déplacement, son intérêt dépend surtout de l’usage.

VPN gratuit Avast : ce qu’il protège et ce qu’il laisse exposé

Le VPN gratuit Avast est disponible en France depuis le 4 novembre 2026. La formule fonctionne sur Windows, macOS, Android et iOS. Sur ordinateur, elle passe par Avast One. Sur mobile, elle utilise l’application Avast VPN. Le même compte peut servir sur plusieurs appareils, sans plafond annoncé, sous réserve des règles d’utilisation de l’éditeur.

VPN gratuit Avast : trois emplacements et un débit limité

La documentation officielle d’Avast indique que l’utilisateur peut sélectionner jusqu’à trois emplacements parmi une liste de quarante. Ce choix s’applique aux appareils associés au compte. Avast réserve à l’offre payante l’accès à tous les emplacements, ainsi que des fonctions comme le double VPN et la connexion automatique. La version gratuite inclut le protocole WireGuard et un arrêt d’urgence. Cette fonction coupe l’accès à Internet si le tunnel VPN s’interrompt de façon inattendue.

Le volume de données et le débit sont deux choses différentes. L’absence de quota signifie que l’utilisateur ne se voit pas attribuer un nombre fixe de gigaoctets par mois. En revanche, Avast indique que les vitesses de connexion sont limitées dans la formule gratuite. Un utilisateur peut donc consulter ses courriels et naviguer sans surveiller son volume de données. Pour les visioconférences ou les gros transferts, le débit et la stabilité de la connexion comptent davantage. La documentation ne donne pas de débit garanti.

Ce que le VPN change sur un Wi-Fi public

Un VPN chiffre le trafic qui passe dans son tunnel, de l’appareil jusqu’au serveur du fournisseur. Sur le Wi-Fi d’un café, d’un hôtel ou d’un salon professionnel, cela réduit ce qu’un observateur du réseau local peut lire de ce trafic. Les sites consultés voient généralement l’adresse IP du serveur VPN. Par ailleurs, une connexion HTTPS protège déjà le contenu des échanges entre le navigateur et le site. Le tunnel VPN ajoute une couche de protection entre l’appareil et son point de sortie.

L’adresse IP reste un indice parmi d’autres. Si l’utilisateur se connecte à son compte de messagerie ou à un site marchand, ce service peut toujours le reconnaître. De même, un VPN ne vérifie pas qu’un lien reçu par SMS mène au bon site. Un faux formulaire peut récupérer un mot de passe même si le tunnel fonctionne. Business Times revient sur ces différences de périmètre dans son article sur les cyberattaques et les fuites de données en France.

Les données de navigation restent un point à examiner

Avast affirme qu’il n’enregistre pas l’activité de navigation pendant l’utilisation de son VPN. L’entreprise explique que le compte sert notamment à limiter les abus et à retrouver les mêmes emplacements sur plusieurs appareils. La promesse porte sur l’activité de navigation. Le compte reste nécessaire et Avast renvoie vers ses règles de confidentialité pour le détail des données qu’il collecte.

Ce point mérite d’être replacé dans l’histoire de l’éditeur. En 2024, la Federal Trade Commission américaine a finalisé un accord avec Avast. Cet accord impose un versement de 16,5 millions de dollars et interdit certaines ventes ou licences de données de navigation à des fins publicitaires. L’affaire portait sur des pratiques passées liées à d’autres produits et à la filiale Jumpshot. Elle ne fournit aucun constat sur le VPN gratuit lancé en 2026.

En entreprise, l’accès distant répond à un autre besoin

Pour un indépendant qui travaille ponctuellement hors de son bureau, l’offre peut servir à chiffrer sa connexion sur un réseau partagé. En revanche, pour accéder à un serveur de fichiers, à un logiciel interne ou à une application réservée aux salariés, il faut le dispositif autorisé par l’employeur. Le VPN grand public fait sortir le trafic par un serveur du fournisseur. L’accès distant de l’entreprise donne, selon les droits attribués, accès à des ressources privées.

La distinction compte également sur un ordinateur professionnel. Installer un outil qui fait transiter des échanges par un prestataire relève des règles de sécurité de l’employeur. Comme le rappelle Business Times à propos des outils numériques et de la protection des données en entreprise, le choix d’un fournisseur implique d’examiner les données qu’il reçoit et la manière dont il les traite.

L’offre gratuite d’Avast répond donc à un besoin précis : protéger une connexion à Internet sur un réseau partagé. Pour une entreprise qui veut ouvrir ses outils internes à des salariés en déplacement, la décision commence par les applications à rendre accessibles et les droits à accorder à chacun.