La cyberattaque illicado a visé le service qui produit les PDF des cartes-cadeaux numériques. Un tiers a obtenu des copies de cartes issues de commandes professionnelles passées en 2025 et 2026. Le 6 novembre, l’entreprise a indiqué à l’AFP que 15 000 cartes encore créditées étaient concernées. Ce chiffre compte des cartes. Il ne précise ni le nombre d’entreprises clientes touchées ni le montant total des soldes.
Cyberattaque illicado : le contenu des PDF en cause
D’après la notification d’illi&co relayée par FrenchBreaches, les documents contenaient notamment les noms et prénoms, les numéros de carte et les cryptogrammes. Ils pouvaient aussi contenir le montant de la carte et un message d’accompagnement. Le courrier indique que les PDF concernés ne contenaient pas les coordonnées téléphoniques, postales ou électroniques des bénéficiaires.
Les numéros et cryptogrammes pouvaient permettre à un tiers d’utiliser un solde. En outre, les noms et les messages éventuels soulèvent une question de confidentialité. La cyberattaque contre VosFactures avait déjà montré qu’un service de création de PDF pouvait se trouver au cœur d’un incident chez un prestataire.
Cartes remplacées, bilan des utilisations encore incertain
Le courrier client relayé le 5 novembre fait état d’utilisations frauduleuses avant le blocage. Le lendemain, illicado a déclaré à l’AFP qu’aucun paiement n’avait alors été réalisé via les cartes concernées. Les éléments publics ne permettent pas de savoir si les deux déclarations portent sur le même périmètre. Aucun bilan global des utilisations ou du préjudice n’a été communiqué.
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Illicado dit avoir désactivé les anciennes cartes et envoyé à chaque bénéficiaire une nouvelle carte avec le solde disponible au moment de l’incident. Selon l’entreprise, le remplacement ne demande aucune démarche aux porteurs. En revanche, il ne répond pas à la question des données copiées.
En septembre, La Dépêche du Midi a relaté une affaire jugée à Lisieux. Une carte de 150 € avait permis plus de 25 000 € d’achats à cause d’un défaut de débit. Cette affaire portait sur le solde d’une carte. Aucun élément public consulté ne la relie à l’attaque de novembre.
Entreprises et CSE : le suivi des soldes et celui des données
Pour une entreprise ou un CSE, le remplacement se vérifie commande par commande. Le rapprochement des cartes bloquées et des cartes réémises permet de repérer un solde qui manque. Par ailleurs, illicado indique avoir notifié l’incident à la CNIL. Comme l’illustre notre article sur les cyberattaques visant des pharmacies, les obligations dépendent du rôle de chaque organisme.
La CNIL rappelle les règles de notification. Le responsable du traitement documente l’incident et évalue le risque pour les personnes. Si ce risque justifie une notification, il doit l’adresser à la CNIL, si possible sous 72 heures après en avoir pris connaissance.
Ce qu’illi&co et illicado ont déclaré
Dans la notification à une entreprise cliente reproduite par FrenchBreaches, illi&co indique que l’attaque « a été détectée par nos outils de supervision et stoppée ».
Le 6 novembre, au sujet des cartes concernées, illicado a déclaré à l’AFP : « Pour le moment, aucun paiement n’a été réalisé ».
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