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Agrivoltaïsme à Unet : un projet retiré après la mobilisation des habitants

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Agrivoltaïsme à Unet : dans ce hameau de Tonneins, en Lot-et-Garonne, un projet de panneaux sur des terres agricoles aurait été retiré après la mobilisation des riverains, selon deux médias locaux et nationaux. Au-delà de ce dossier, l’épisode rappelle aux développeurs qu’un projet techniquement possible doit aussi expliquer sa place dans le paysage et son intérêt pour l’agriculture.

Agrivoltaïsme à Unet : un projet retiré après la mobilisation des habitants

À Unet, le projet ne verra pas le jour sous la forme annoncée. Selon actu.fr et 20 Minutes, le porteur d’un projet agrivoltaïque a renoncé à son implantation dans ce hameau de Tonneins. Des habitants s’étaient mobilisés contre les panneaux prévus près de leurs maisons. Les reportages relatent notamment leurs inquiétudes pour le paysage et le patrimoine local.

La nuance compte : il s’agit d’un retrait rapporté par la presse, pas d’une décision de justice établissant une illégalité du projet. Nous n’avons pas pu consulter une notification officielle de retrait ni recueillir directement la position du porteur. Sa motivation exacte et le stade administratif auquel le dossier s’est arrêté restent donc à préciser.

À Tonneins, plusieurs dossiers solaires peuvent se croiser

Un document de la mairie de Tonneins daté de juin 2025 évoque la façon dont la commune souhaite examiner les projets agrivoltaïques sur son territoire. D’autres dossiers apparaissent aussi dans les documents publics. Cette présence ne signifie pas qu’ils correspondent au projet contesté à Unet. Sans numéro de permis ou nom du demandeur confirmé pour celui-ci, additionner leurs surfaces ou attribuer leurs caractéristiques à l’affaire serait trompeur.

Pour les entreprises du solaire, la leçon est moins spectaculaire qu’un titre sur la « victoire » d’un village. Avant de chiffrer la rentabilité, il faut pouvoir montrer où passent les accès, ce que verront les riverains et comment l’exploitation agricole continuera. Un projet qui avance sans réponses intelligibles à ces questions risque de perdre du temps et de l’argent, même si ses études techniques sont solides.

Ce que la loi demande à l’agrivoltaïsme

En droit français, poser des panneaux sur un terrain agricole ne suffit pas à qualifier une installation d’agrivoltaïque. Le décret du 8 avril 2024 encadre notamment le maintien d’une production agricole significative et la place principale de l’activité agricole. Les pièces du dossier doivent permettre d’apprécier le service rendu à la parcelle et les conditions dans lesquelles l’exploitant poursuivra son travail. Ce rappel juridique ne permet pas de juger la conformité du projet d’Unet sans son dossier.

L’équilibre économique peut pourtant séduire des exploitants. Dans un entretien publié par Business Times, Arkolia décrit des modèles où le développeur finance l’installation et où l’agriculteur peut bénéficier d’un revenu ou d’un équipement. Ces avantages sont présentés par l’entreprise : ils varient selon les contrats et ne renseignent pas sur celui d’Unet. De même, Irisolaris expliquait à Business Times le rôle des démarches administratives et de l’ancrage local dans ses projets photovoltaïques.

Pour un dirigeant qui prépare une installation, le dossier d’Unet invite à documenter tôt trois éléments : le bénéfice agricole mesurable, l’effet sur les voisins et les engagements précis pris avec l’exploitant. La publication du retrait officiel, si elle intervient, et la réponse du porteur permettront de comprendre ce qui a réellement fait basculer ce projet particulier.