La rentrée fiscale commence.
Depuis le 24 août, les premiers avis papier de taxe foncière sont envoyés aux propriétaires. Pour ceux qui ont choisi la version dématérialisée et qui ne sont pas mensualisés, l’avis est accessible dans l’espace particulier sur impots.gouv.fr à partir du 27 août. Les contribuables mensualisés devront attendre le 19 septembre pour le retrouver en ligne.
Les avis papier sont, eux, envoyés entre le 24 août et le 21 septembre pour les non-mensualisés, puis entre le 21 septembre et le 9 octobre pour les contribuables mensualisés.
20 octobre pour payer en ligne
Les propriétaires ont jusqu’au 20 octobre 2026 à minuit s’ils règlent leur taxe foncière en ligne, depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Le prélèvement sera effectué à partir du 26 octobre.
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Pour les autres moyens de paiement, la date limite est fixée au 15 octobre. Chèque, espèces ou autres règlements non dématérialisés ne sont toutefois possibles que lorsque le montant dû ne dépasse pas 300 euros.
Les propriétaires qui souhaitent passer au prélèvement automatique à l’échéance peuvent encore le faire jusqu’au 30 septembre.
Une hausse nationale automatique de 0,8 %
Le montant figurant sur l’avis ne dépend pas seulement des décisions prises par les communes.
La taxe foncière est calculée à partir de la valeur locative cadastrale du bien, multipliée par les taux votés par les collectivités locales. Cette valeur est revalorisée chaque année en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la consommation harmonisé constatée en novembre de l’année précédente.
En novembre 2025, l’IPCH avait progressé de 0,8 % sur un an. Cela entraîne donc pour 2026 une revalorisation automatique de la base cadastrale de l’ordre de 0,8 %, avant même toute éventuelle décision locale sur les taux.
Autrement dit, même dans une commune qui n’a pas relevé son taux, la taxe peut encore augmenter.
Et si la commune ou l’intercommunalité a voté une hausse, les deux effets se cumulent.
1 117 euros en moyenne en 2025
L’an dernier, la taxe foncière sur les propriétés bâties a représenté 55,1 milliards d’euros, taxes annexes et frais de gestion compris.
Le montant moyen payé par un particulier s’élevait à 1 117 euros, selon les dernières données de la DGFiP. Les sommes dues avaient encore progressé de 2,8 % en un an.
La hausse était toutefois beaucoup moins forte qu’en 2023 ou 2024, lorsque l’inflation avait entraîné une revalorisation beaucoup plus importante des bases cadastrales.
Business Times avait déjà consacré un article à l’un des points les plus contestés du système : la taxe foncière reste calculée à partir de valeurs locatives issues des années 1970.
L’administration fiscale confirme que la valeur locative des logements repose encore sur les conditions du marché locatif de 1970, même si elle est ensuite actualisée chaque année.
Piscine, véranda, garage : ce qui peut faire grimper l’addition
Une hausse peut aussi venir directement du bien.
Une augmentation de la surface habitable, une extension, une véranda, un garage ou encore une piscine peuvent modifier la valeur locative cadastrale utilisée pour calculer la taxe.
Lorsqu’un propriétaire constate une évolution importante de son avis, il est donc utile de comparer plusieurs lignes : base d’imposition, taux de la commune et de l’intercommunalité, taxe d’enlèvement des ordures ménagères et éventuelles modifications apportées au logement.
La DGFiP propose désormais un outil permettant de consulter les taux de fiscalité locale votés dans chaque commune et de les comparer avec ceux des années précédentes.
Certains propriétaires peuvent être exonérés
Tous les propriétaires ne sont pas nécessairement redevables de la totalité de la taxe.
Les titulaires de l’ASPA ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité peuvent notamment bénéficier d’une exonération.
Les personnes âgées de plus de 75 ans au 1er janvier 2026 peuvent également être exonérées sous conditions de ressources. Pour une personne seule en métropole, le revenu fiscal de référence 2025 ne doit pas dépasser 12 793 euros.
Entre 65 et 75 ans, sous les mêmes conditions de ressources, une réduction de 100 euros peut s’appliquer.
Attention aux faux mails des impôts
La période est aussi propice aux tentatives d’hameçonnage.
L’administration fiscale envoie bien un message lorsqu’un nouvel avis est disponible, mais ce courrier électronique sert uniquement à informer le contribuable. La consultation et le paiement doivent ensuite être effectués directement depuis impots.gouv.fr.
Cette précaution prend une importance particulière après le piratage qui a touché cet été les données de centaines de milliers de contribuables.
Business Times avait détaillé les risques liés à cette fuite dans notre article consacré au piratage du fisc et aux 678 000 contribuables concernés.
Pour les propriétaires non mensualisés, le premier réflexe est donc simple : ouvrir son espace fiscal, télécharger son avis et comparer le montant avec celui de 2025 avant d’attendre octobre pour payer.
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