Seulement 24 % de femmes dans les comités de direction

Par Nathan Guillemant |
Seulement 24 % de femmes dans les comités de direction

La parité progresse mais reste loin d’être atteinte. Selon une étude publiée par Nomination, les femmes occupent seulement 24 % des postes dans les comités de direction en France en 2026.

Un chiffre en hausse de 4 points depuis 2020, mais encore insuffisant pour espérer atteindre l’égalité dans les prochaines années.

Un plafond de verre toujours bien présent

L’étude, basée sur l’analyse de 450 000 décideurs met en évidence un écart important entre les niveaux de management et les instances dirigeantes.

Aujourd’hui, les femmes représentent 48 % des managers mais seulement 24 % des membres de Codir. Ce décalage montre que le problème ne vient pas du manque de profils, mais bien d’un accès limité aux postes les plus stratégiques.

Malgré les évolutions législatives notamment la loi sur l’index égalité professionnelle adoptée en mars 2026, la progression reste lente.

Des écarts importants selon les secteurs

La situation varie fortement selon les secteurs d’activité. Certains se rapprochent progressivement de la parité comme le secteur associatif, l’administration ou encore les médias.

À l’inverse, d’autres restent en retard notamment le BTP, la tech ou les transports, où la présence des femmes dans les comités de direction tourne autour de 16 à 17 %.

Dans la plupart des cas, le constat est le même : les femmes sont présentes aux postes de direction, mais accèdent encore difficilement aux instances exécutives.

Des inégalités aussi liées aux fonctions

L’étude montre également une forte segmentation des métiers. Les femmes sont majoritaires dans les ressources humaines, la communication ou la RSE.

En revanche, elles restent peu présentes dans les fonctions techniques ou stratégiques comme les systèmes d’information, la direction générale ou la direction commerciale.

Ces écarts traduisent des stéréotypes encore ancrés dans les parcours professionnels.

Un enjeu de performance pour les entreprises

Au-delà de la question sociétale, la parité devient un enjeu économique. L’étude montre qu’un comité de direction paritaire augmente de 32 % les chances pour une entreprise d’être en forte croissance.

Dans ce contexte, accélérer la féminisation des postes stratégiques apparaît comme un levier de performance.

Pour les entreprises, l’enjeu est désormais clair : faire évoluer les pratiques pour permettre un accès plus équitable aux postes à responsabilité