Un risque au niveau de la protection sociale à éviter
Travailler de manière indépendante c’est se payer le luxe de ne pas avoir forcément besoin d’un lieu de travail fixe. Élaborer un cadre de travail idéal à l’étranger n’est pas si anodin mais nécessite une préparation en amont. Tout d’abord, il est toujours bon de rappeler que selon le pays vers lequel on se dirige, les réglementations sociales sont sensiblement différentes. Même en restant dans l’Union européenne, une personne affiliée au régime français de sécurité sociale pourrait ne pas en bénéficier selon le pays. Hors de la zone UE, la situation varie selon si oui ou non le pays a établi une convention bilatérale de sécurité sociale avec la France.
Dans le cadre de séjours prolongés hors Union européenne, l’adhésion à la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) ou la souscription d’une assurance santé internationale adaptée deviennent des solutions indispensables afin de compléter la protection offerte par le régime local.
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L’aspect fiscal à ne pas négliger
Un travailleur indépendant n’est pas pour autant libre d’agir comme bon lui semble. Il reste tout de même imposable et son pays d’imposition va dépendre de plusieurs critères comme:
- Son foyer
- La durée de sa présence sur le territoire
- Le centre de ses intérêts économiques
- Le lieu d’exercice de son activité
Changer de pays peut valoir une revalorisation de ces droits sociaux. Il est certes important de préparer son départ dans un autre pays mais il faut aussi penser au retour. Ré-affiliation à l’Assurance Maladie, reprise des droits sociaux, continuité des cotisations retraite ou adaptation des contrats souscrits à l’étranger : ces démarches ne sont pas automatiques.
« Les indépendants pensent d’abord à leur couverture santé, mais oublient très souvent la prévoyance. Pourtant, une incapacité de travail, même temporaire, peut signifier une interruption totale de revenus lorsqu’aucune garantie n’a été prévue. À titre d’exemple, Lilycare a accompagné la famille d’une étudiante partie deux mois aux États-Unis sans assurance santé complémentaire. À la suite d’une fracture du poignet, les frais médicaux se sont élevés à près de 15 000 dollars, intégralement restés à sa charge » informe Sonia Elmlinger, co fondatrice de Lilycare
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