Un sentiment qui se généralise
Ce sentiment de solitude se déclare à la période post lycée lorsque les jeunes s’ouvrent de plus en plus à la vie active. Ils obtiennent leur premier appartement, leur premier boulot, leurs premières responsabilités. Tous ces changements demandent une adaptation particulière mais rien ne prépare à l’isolement qui va souvent de pair. Un étudiant sur cinq (20 %) a été en arrêt au cours des douze derniers mois en raison d’un sentiment d’isolement. Un sentiment qui s’explique par la limitation des interactions.
Le lycée est une période qui va dans la continuité des précédents établissements. Les relations que l’on a avec ses amis sont parfois les mêmes que l’on a eu au collège, en primaire et même parfois à la maternelle. La faculté nécessite assez souvent un changement de ville et, pour certains, de pays. On se désolidarise des relations d’antan pour en créer des nouvelles mais les codes sociaux ont évolué. Les personnes sont de moins en moins sociables et la démarche pour se faire de nouvelles relations n’est pas initiée par tout le monde.
L’apport des nouvelles technologies
Cette rupture dans les relations sociales est souvent associée à l’émergence des nouvelles technologies dont l’IA. Les réseaux sociaux ont totalement changé notre relation au monde. Bien qu’on les assimile souvent à un vecteur d’isolation sociale, ils ont permis à certaines personnes de renforcer leur liens avec leur entourage. Que ce soit par la multiplication des contenus ou des moyens de communiquer, il est très facile de se créer un univers social sans avoir à sortir un pied de chez soi. Mais cet univers est marqué par le manque de réelles interactions, de personnes sur lesquelles on peut s’appuyer.
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Quant à l’IA, elle est désormais très bien établie dans notre quotidien au point où elle s’infiltre parfois dans notre intimité. Si certaines personnes ne trouvent pas leur bonheur dans les relations humaines, elles le cherchent dans l’intelligence artificielle. Création de persona, réponse à des besoins concrets, l’IA analyse nos comportements sociaux en permanence. Certaines d’entre elles sont donc capables de faire la conversation et d’apporter un réel soutien émotionnel.
Les relations humaines en entreprise
Ces divers bouleversements montrent l’écart qu’il y’a dans les choix de vie de cette génération et soulignent une difficile adaptation à cette rupture. Cette entrée dans la vie active est imputable à toutes les générations mais ce qui caractérise la génération Z c’est qu’elle est baignée dans les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. Ces derniers les enferment dans une bulle de laquelle il est difficile de s’échapper.
Ce dont ils faut se méfier désormais c’est à quel point l’IA doit elle s’immiscer dans nos interactions. Dans le monde du travail, l’IA remplace votre collègue, votre interlocuteur et vous remplace vous aussi. Elle permet de fluidifier certains échanges professionnels mais enlève la spontanéité et la valeur humaine de ces derniers. 43 % pensent pourtant qu’elle contribuera à renforcer les relations de travail dans les mois à venir.
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