Créer une entreprise et ensuite ?
En 2025, ce sont 1 165 800 entreprises qui ont été créées en France selon les chiffres de l’Insee. Un niveau record a été atteint ce qui témoigne de l’attractivité de la création d’entreprises sur ces dernières années. Cette croissance est soutenue par la multiplication d’aides gouvernementales et un accompagnement des entrepreneurs. Du côté des français, l’envie est présente mais le passage à l’acte est toujours plus difficile. À l’international, il y’a entre 39 et 49% des non-entrepreneurs qui se sentent assez prêts à lancer une entreprise. Ils considèrent néanmoins avoir besoin d’encore plus de préparation.
On constate dès lors un décalage dans les discours. On a des personnes qui estiment qu’il est devenu facile de créer une entreprise et d’autres qui pensent le contraire. Il est nécessaire d’apporter de la nuance à ces affirmations. La création d’entreprise apparait comme une évidence dans un monde où elles deviennent très lucratives. Mais les personnes qui souhaitent se lancer sont le plus souvent novices, sans véritables connaissances en la matière. Le manque de ressources financières ou de stabilité font aussi parties des contraintes mentionnées par 38 à 46% des personnes interrogées.
Ce que craignent les neo-entrepreneurs ce n’est pas vraiment de créer leur propre entreprise mais plutôt de se perdre dans les méandres de l’entrepreneuriat. Avant même de rentrer sur le marché, la concurrence se fait avant tout entre ceux qui comprennent ce monde, qui en ont les codes, qui ont reçu des enseignements sur ce sujet et ceux qui, même avec un projet intéressant, débutent dans l’entrepreneuriat.
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Le décalage entre attentes et réalité
L’apprentissage par l’erreur peut être une bonne doctrine mais est difficilement applicable lorsque des fonds sont investis. Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale c’est devoir investir du temps et de l’argent, c’est un plan à risque auquel il faut être préparé. L’une des motivations principales des jeunes créateurs d’entreprise est l’émergence de l’IA. Cette technologie facilite les démarches et rend accessible des outils auparavant réservés aux érudits. 67% des fondateurs français estiment que la tech et l’IA facilitent la création d’entreprise. Un chiffre encourageant dans un domaine longtemps resté difficile d’accès.
« Ce que nous révèle cette étude, c’est que la préparation parfaite n’existe pas et qu’il faut démocratiser l’idée d’apprendre en se trompant. D’autant qu’en France, beaucoup de choses sont mises en place au niveau des institutions pour encourager la création d’entreprise. Si les barrières évoquées par les porteurs de projet restent réelles, elles s’amenuisent au fur et à mesure que les outils numériques et l’IA se développent. L’entrepreneuriat n’a plus vocation à rester l’exception : avec les bonnes ressources, de plus en plus de Français devraient transformer leur envie en projet concret »
Alexandre Chaumien, Head of Revenue EMEA chez Shopify.
La démocratisation de la création d’entreprise prend ses attaches dans une société qui est en pleine transformation. De nombreux outils sont créés de jours en jours, le gouvernement fait en sorte d’y donner accès et d’accompagner les démarches des jeunes entrepreneurs. Il existe donc de nombreux moyens pour mener à bien son projet mais cela doit se faire avec prudence et prévoyance.
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