Bourse Épargne Finances Intéressement Investissements

L’essor du partage du profit des entreprises cotées en bourse

Par |

Le baromètre du partage du profit des entreprises du SBF120 vient d’être publié. On y distingue le rôle majeur de ce dispositif qui renforce l’importance de l’épargne salariale. 

L’essor du partage du profit des entreprises cotées en bourse

Une politique de rémunération plébiscitée

Les dispositifs de partage du profit des entreprises prennent de plus en plus d’intérêt au regard des différents chiffres du baromètre. Dans le même temps, cette rentrée d’argent supplémentaire est une véritable force de manœuvre pour les employés. Elle permet à ces derniers de bénéficier de la réussite économique de l’entreprise tout en les motivant à participer à sa croissance. Sur l’ensemble du marché, les chiffres sont en très nette hausse ce qui est dû à l’accélération des l’équipement des PME et ETI. 6010€, c’est le montant de la prime accordée aux employés soit près de 1,5 mois de salaire. 

« Malgré un contexte économique compliqué, les entreprises du SBF 120 renouvellent leur attachement au Partage du Profit et ont versé en 2025 une prime moyenne par salarié record. Cette dynamique témoigne de la volonté des entreprises de maintenir un niveau élevé de partage du profit et confirme le rôle croissant de l’épargne salariale dans les politiques de rémunération. », explique Mathieu Chauvin, Président du groupe Eres.

L’épargne salariale est un véritable vecteur d’intérêt mis en avant par les recruteurs et qui atteint de nouveaux records (17,7% au 4ème trimestre 2025 selon l’INSEE)

La mise en avant des critères RSE

Dans le but de lier la performance économique aux réussites au niveau environnemental, de nombreuses entreprises ont décidé d’intégrer des critères RSE dans leurs accords d’intéressement. C’est aujourd’hui 95% des entreprises du SBF 120 qui incluent ce critère. Au sein de ces critères, on peut y retrouver des critères environnementaux certes mais aussi des critères sociaux (diversité, inclusion, formation) et des critères de gouvernance (engagement communautaire et responsabilité sociale). 

« Les accords d’intéressement évoluent rapidement. Les entreprises ne souhaitent plus seulement récompenser la performance économique, mais également les progrès réalisés en matière environnementale, sociale ou sociétale. La généralisation des critères RSE confirme que l’épargne salariale devient un levier d’engagement au service d’une performance plus durable. » poursuit Mathieu Chauvin.

La culture d’entreprise prend davantage d’importance ces dernières années que ce soit par l’intérêt donné à l’épargne salariale ou encore à l’intégration de démarches RSE. Cela se remarque d’autant plus lorsqu’on porte notre regard sur la différence du montant des primes selon le secteur. En 2025, le secteur Pétrolier et Parapétrolier se distingue avec près de 13 000 € par salarié. Sur la période 2021-2025, le Luxe s’impose comme le secteur le plus généreux, une constance qui traduit une stratégie claire. Le partage du profit devient un levier d’attractivité et de fidélisation des talents.