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Zone à trafic limité à Paris : Airparif mesure moins de trafic et de NO₂

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La zone à trafic limité de Paris Centre s’accompagne d’une baisse du trafic de 18 % entre 2023 et 2025, selon une étude publiée le 25 septembre 2026 par Airparif. Les changements de circulation ont aussi réduit la concentration de dioxyde d’azote (NO₂) d’environ 1 µg/m³ en moyenne dans Paris. Airparif précise toutefois que la zone ne suffit pas à expliquer tous ces résultats. Pour les entreprises, les livraisons et les rendez-vous dans le centre restent autorisés.

Zone à trafic limité à Paris : Airparif mesure moins de trafic et de NO₂

Zone à trafic limité à Paris : que montrent les chiffres ?

Depuis novembre 2024, les automobilistes ne peuvent plus traverser Paris Centre sans s’y arrêter, sauf exception. Cette zone à trafic limité, ou ZTL, vise les trajets de transit. Elle n’interdit pas de rejoindre une adresse située dans le périmètre.

Le rapport publié par Airparif en septembre 2026 compare le trafic de 2023 à celui observé après la mise en place de la ZTL. Dans le périmètre concerné, il relève une baisse de 18 %. La circulation recule également dans les autres secteurs étudiés, de 8 % à 12 % selon les zones.

Les émissions routières d’oxydes d’azote diminuent de 19 % dans la ZTL. Celles de particules émises par la circulation baissent de 18 %. Ces pourcentages décrivent les rejets liés aux véhicules. Ils ne signifient pas que les concentrations de tous les polluants dans l’air ont diminué dans les mêmes proportions.

Une amélioration réelle, mais plusieurs causes

Airparif estime que les changements du trafic ont fait baisser la concentration de NO₂ d’environ 1 microgramme par mètre cube (µg/m³) en moyenne à Paris. Certaines rues enregistrent une baisse plus forte. En revanche, le recul des particules dans l’air reste faible : généralement de 0,1 à 0,3 µg/m³ pour les PM2,5 et de 0,2 à 0,6 µg/m³ pour les PM10.

Le rapport s’appuie sur des comptages routiers, des mesures de pollution et des calculs. Airparif a notamment analysé la période du 8 septembre au 6 octobre 2025. Pour isoler l’effet des variations de trafic, l’organisme a comparé la situation observée à un scénario construit avec le trafic de 2023. Il a gardé identiques la météo et le parc de véhicules dans les deux scénarios.

Cette méthode évalue l’effet des changements de circulation. Elle ne permet pas d’attribuer toute la baisse à la seule ZTL. Airparif cite aussi la diminution de longue date du trafic parisien, les pistes cyclables et d’autres travaux de voirie. C’est la nuance essentielle du bilan : la ZTL a contribué au résultat, sans agir seule.

Le report de circulation mérite aussi attention. Certains axes proches de la zone ont vu passer davantage de véhicules. Airparif n’y constate généralement pas de dégradation de la qualité de l’air. Son rapport signale toutefois une très petite portion du boulevard de Port-Royal où le NO₂ augmente localement. Moins de 100 habitants seraient concernés dans sa modélisation.

Livraisons, clients et interventions : ce qui reste possible

Pour une PME, la question pratique est simple : peut-on toujours accéder à un client dans Paris Centre ? Oui. Selon la Ville de Paris, le trafic ayant une destination dans la zone reste autorisé. Un livreur peut y déposer des marchandises. Un artisan peut y effectuer un dépannage. Un client peut aussi rejoindre un commerce ou un parking du périmètre.

En revanche, utiliser les rues de Paris Centre comme raccourci entre deux adresses situées à l’extérieur de la zone est interdit, sauf dérogation. La règle vaut pour les voitures, les utilitaires, les poids lourds et les deux-roues motorisés. Elle dépend du trajet, et non du carburant : un véhicule électrique n’obtient pas un droit de transit du seul fait de sa motorisation.

La Ville indique que la ZTL fonctionne 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Sa page, mise à jour en mai 2025, mentionne encore une phase pédagogique sans verbalisation. Avant de modifier les consignes aux chauffeurs, une entreprise doit donc vérifier les informations en vigueur sur cette page officielle. Pour ses tournées, elle peut distinguer les arrêts réels dans la zone des simples traversées et préparer les accès à chaque adresse.

Le bilan environnemental ne mesure pas, à lui seul, l’effet de la ZTL sur le chiffre d’affaires des commerces ou les délais de livraison. Ces sujets demandent d’autres données. Pour les commerçants, l’enjeu est de suivre à la fois les flux de clients, la facilité des livraisons et les coûts de transport, sans déduire leur évolution des seuls chiffres de pollution.

À retenir

La zone à trafic limité de Paris Centre s’inscrit dans une baisse du trafic et du NO₂ que mesure Airparif. Son étude montre aussi les limites de l’exercice : plusieurs politiques agissent en même temps, et les gains sur les particules restent modestes. Les entreprises peuvent continuer à desservir leurs clients dans le périmètre. Elles doivent surtout éviter le transit et suivre les règles officielles lors de la préparation de leurs trajets.