Les déserts médicaux ne se résument pas à un manque de professionnels à l’échelle nationale. Ils révèlent aussi un décalage entre les lieux d’exercice et les besoins des habitants. Selon le Conseil national de l’Ordre des médecins, la France comptait 245 847 médecins en activité au 1er janvier 2026. C’est une hausse de 1,9 % en un an. Pourtant, l’Ordre constate la persistance des difficultés d’accès aux soins et l’aggravation des inégalités territoriales.
Cette évolution invite à regarder ce qui se passe entre la formation d’un médecin et son installation durable. Un praticien peut rejoindre un établissement, exercer comme salarié ou choisir le libéral. Dans ce dernier cas, sa décision engage une activité professionnelle, un financement et un projet de vie. Former davantage de médecins reste donc distinct de la question de leur répartition.
La téléconsultation, dont Business Times a présenté les développements chez Qare, fait partie des réponses avancées pour faciliter l’accès aux soins. La continuité des cabinets sur place mérite également l’attention. Lorsqu’un professionnel cesse son activité, un local disponible ne garantit pas qu’un successeur s’y installera. Il faut aussi un projet viable et des conditions d’exercice adaptées.
Transmettre un cabinet, préserver une activité de proximité
Dans le débat sur les déserts médicaux, reprendre un cabinet ouvre une autre piste. Le projet s’appuie sur une structure existante. Elle permet d’examiner une activité existante, ses charges, son emplacement et son organisation. Elle soulève aussi des questions : quel investissement prévoir ? Dans quel état sont les locaux ? Le bail permet-il une installation durable ? Quels travaux faudra-t-il financer ?
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Comme dans d’autres projets de transmission d’activité analysés par Business Times, l’anticipation compte. Elle laisse du temps pour réunir les informations, rechercher un successeur et préparer le passage de relais. Cependant, un cabinet disponible ne constitue pas, à lui seul, un argument suffisant pour attirer un praticien.
Une étude de l’Insee sur l’installation des généralistes libéraux montre le poids des attaches personnelles et universitaires. Parmi les médecins étudiés, six sur dix exercent dans leur région de naissance. La moitié se trouvent à moins de 43 kilomètres de leur université d’internat. Ces résultats portent sur des médecins ayant commencé leur internat entre 2004 et 2007, observés en 2019. Ils éclairent les choix territoriaux sans décrire toutes les installations actuelles.
Des aides financières, mais aussi un choix de vie
Les pouvoirs publics cherchent à soutenir les installations dans les zones sous-dotées. Depuis janvier 2026, l’Assurance Maladie prévoit une aide de 10 000 euros en zone d’intervention prioritaire. Elle atteint 5 000 euros en zone d’action complémentaire. Ces aides à la première installation libérale concernent les médecins répondant aux conditions conventionnelles. Elles ne s’appliquent pas automatiquement à tous les professionnels de santé.
Le financement représente toutefois une partie du choix. Le travail du conjoint, les écoles, les déplacements et la présence de confrères entrent aussi dans la décision. Pour les collectivités confrontées aux déserts médicaux, l’enjeu consiste donc à proposer un cadre d’exercice et de vie cohérent. Pour le futur installé, il s’agit de pouvoir évaluer ce cadre avant de s’engager.
Nous avons donc interrogé Sandrine Heng, fondatrice de docAgency. Cette plateforme concerne la création et la transmission de cabinets médicaux et paramédicaux. Comment préparer une succession ? Simplifier les démarches peut-il influencer le choix d’un territoire ? Nous l’avons aussi interrogée sur les revenus de sa plateforme. Elle reconnaît que son impact sur les zones sous-dotées reste à mesurer. Voici son interview exclusive Business Times, suivie des deux compléments qu’elle nous a transmis. Nous avons conservé toutes les informations de ses réponses et légèrement retravaillé leur forme pour faciliter la lecture.
Transmission des cabinets : préparer le relais
Business Times — Un désert médical peut aussi apparaître lorsqu’un cabinet existant ne trouve pas de repreneur. Combien de cabinets disparaissent aujourd’hui faute de repreneur, et comment peut-on mieux anticiper leur transmission ?
Sandrine Heng — Nous ne disposons pas aujourd’hui de données nationales précises sur les fermetures de cabinets faute de repreneur. Médecins Généralistes France avance toutefois une estimation : plus de 6 000 médecins cesseraient chaque année leur activité sans remplacement sur leur territoire. Ce chiffre concerne les généralistes et les spécialistes.
Ce phénomène est d’autant plus important à regarder que la démographie médicale française est en train de changer. Au 1er janvier 2026, la France comptait 245 847 médecins en activité, soit 1,9 % de plus qu’un an auparavant. Le Conseil national de l’Ordre des médecins évoque une hausse d’environ 40 % du nombre de médecins à l’horizon 2040. Selon lui, cette projection fait désormais consensus.
La suppression du numerus clausus va également produire progressivement davantage de professionnels. En 2026, 10 260 postes d’internes en médecine sont ouverts, contre 8 919 en 2025. Cela représente une hausse de 15 % en un an.
La question devient donc : comment mieux informer cette nouvelle génération sur les possibilités d’installation qui existent déjà ?
Reprendre une activité existante
Aujourd’hui, nous parlons beaucoup de création de cabinets et de maisons de santé. Mais reprendre un cabinet existant est une véritable voie d’installation. Le praticien part d’une activité réelle, avec une patientèle, un emplacement et un historique économique. Il peut aussi disposer de matériel et d’un bail existant.
La reprise n’est pas systématiquement moins chère qu’une création : cela dépend de la spécialité, de la patientèle et du territoire. En revanche, elle est souvent beaucoup plus rapide et plus lisible sur le plan financier. Le professionnel dispose d’éléments concrets pour construire son projet.
Les murs et le bail dans le projet de reprise
Il y a aussi un aspect immobilier que l’on sous-estime. Lorsque le praticien est propriétaire, le repreneur peut parfois acquérir l’activité et les murs. Il peut ainsi construire immédiatement un patrimoine professionnel.
Mais même lorsque les murs appartiennent à un bailleur, le contexte est souvent favorable. Les professionnels de santé sont, pour les propriétaires, des locataires particulièrement stables. Leur activité dure et les locaux restent rarement vacants. Dans de nombreux cas, le bailleur a donc intérêt à conserver cette activité dans ses locaux. Il peut aussi accompagner l’arrivée d’un nouveau praticien.
Une transmission peut ainsi ouvrir plusieurs possibilités : négocier un nouveau bail ou obtenir des conditions locatives adaptées. Le bailleur peut même accorder quelques mois sans loyer, notamment si des travaux ou un rafraîchissement sont nécessaires. Le repreneur peut alors remettre les locaux à son image et marquer une nouvelle étape après le départ de l’ancien praticien. Il démarre ainsi dans un environnement qui lui correspond.
Ce sont précisément ces éléments que nous voulons rendre visibles chez docAgency. Un cabinet à reprendre comprend une patientèle, mais aussi un emplacement, un local, un bail et un historique économique. Parfois, il comprend les murs. Les conditions immobilières peuvent aussi se négocier.
Selon la situation, la transmission peut permettre au repreneur de renouveler ou de renégocier le bail. Ce nouveau cadre contractuel peut sécuriser son installation dans la durée.
Préparer la transmission deux ou trois ans avant le départ
C’est pour cela que nous voulons créer un véritable marché national de la transmission des cabinets. Aujourd’hui, un jeune professionnel peut facilement voir qu’une maison de santé est en construction. Il est beaucoup plus difficile pour lui d’avoir une vision globale des cabinets qui vont être transmis dans les prochaines années.
Cette transmission doit d’ailleurs être anticipée deux ou trois ans à l’avance. Il faut identifier le praticien qui souhaite partir, valoriser son activité et préparer la patientèle. Ensuite, il faut sécuriser le local et rechercher progressivement le bon repreneur.
Nous le constatons déjà sur le terrain. Nous préparons la transmission d’un cabinet de kinésithérapeute dans la région de Cannes. À Carros, nous accompagnons aussi un cardiologue qui souhaite transmettre sa patientèle.
La France va former davantage de médecins. Il faut maintenant leur donner de la visibilité sur les cabinets existants. La reprise doit apparaître comme une vraie possibilité d’installation, plutôt qu’une solution par défaut. Elle peut offrir une opportunité professionnelle, mais aussi patrimoniale.
Installation médicale : ce qui compte dans le choix du territoire
Business Times — Avez-vous déjà mesuré si faciliter le projet peut réellement faire évoluer le choix d’installation vers un territoire sous-doté ?
Sandrine Heng — Simplifier les démarches ne suffit pas, à lui seul, à convaincre un professionnel de s’installer dans une zone sous-dotée. Le choix dépend de nombreux critères : mode d’exercice, qualité de vie et environnement familial. Il tient aussi aux écoles et aux possibilités d’emploi du conjoint. La présence d’autres soignants et le potentiel de développement de l’activité comptent également.
En revanche, ce que nous constatons, c’est que la complexité d’un projet d’installation peut constituer un frein supplémentaire. Un praticien doit parfois chercher seul de nombreux interlocuteurs pour trouver un local, obtenir un financement et réaliser une étude de marché. Il doit aussi préparer ses démarches administratives. Ces tâches peuvent retarder ou décourager son projet.
Le poids de l’ancrage familial et universitaire
Les données de l’Insee montrent par ailleurs que l’ancrage territorial joue un rôle important dans les choix d’installation. L’étude porte sur des généralistes libéraux ayant commencé leur internat entre 2004 et 2007. Parmi eux, 6 sur 10 se sont installés dans leur région de naissance. Pour la moitié, le lieu d’exercice se situe à moins de 43 km de leur université d’internat.
C’est une donnée importante pour nous. Les territoires qui bénéficient déjà d’un ancrage familial ou universitaire ont naturellement un avantage. Pour les autres, il faut créer une nouvelle porte d’entrée : le projet.
Et c’est là que nous pensons pouvoir agir.
Un territoire sous-doté ne doit pas être présenté uniquement comme un endroit où il manque des médecins. C’est aussi un territoire où beaucoup de choses restent à construire. Plusieurs possibilités existent : reprendre un cabinet, créer le sien ou partager un local avec des confrères. Le praticien peut aussi intégrer une maison de santé ou participer à un projet collectif plus important. Il n’y a pas un modèle unique d’installation.
Une commune peut rechercher un médecin pour un cabinet individuel. Une autre peut avoir un projet de maison médicale pour plusieurs professionnels. Dans certains territoires, plusieurs praticiens peuvent même imaginer ensemble leur futur lieu d’exercice et leur organisation.
Les aides et la qualité de vie
La France et les collectivités accompagnent d’ailleurs ces projets. Depuis janvier 2026, l’Assurance Maladie prévoit 10 000 € pour une première installation en zone d’intervention prioritaire. Elle prévoit 5 000 € en zone d’action complémentaire. Les maisons de santé se développent également rapidement. Fin 2023, 2 501 structures fonctionnaient, avec un objectif national de 4 000.
Mais l’aide financière ne suffit pas.
Les professionnels que nous rencontrons sont souvent à un moment charnière de leur vie professionnelle et personnelle. Ils construisent leur activité, mais aussi leur vie de famille. Leurs réflexions portent sur le logement, les écoles, les espaces verts, les temps de transport et la qualité de vie. Ces professionnels peuvent également rechercher davantage d’espace et la possibilité de construire progressivement leur patrimoine.
Certains territoires sous-dotés ont donc de vrais arguments : davantage d’espace et un immobilier souvent plus accessible. Ils offrent aussi un environnement agréable et une vraie qualité de vie.
Et il ne faut pas opposer qualité de vie et réussite professionnelle. Le professionnel doit pouvoir trouver les deux : un potentiel de chiffre d’affaires et un potentiel de vie.
Dans certaines communes, l’arrivée d’un médecin peut d’ailleurs avoir un impact considérable. Le médecin devient aussi un acteur important de la vie du territoire, presque au même titre que les élus locaux. Sa présence peut contribuer à maintenir des familles, des commerces et d’autres professionnels.
C’est ce que nous appelons l’ancrage territorial. Un médecin qui s’installe durablement répond à un besoin de soins, mais son rôle va plus loin. Il participe à la vie économique et sociale du territoire et peut lui-même devenir un élément de son attractivité.
Un impact territorial qui reste à mesurer
Notre conviction est donc qu’il faut simplifier les démarches et donner rapidement accès aux bonnes informations. Les professionnels peuvent alors évaluer leur projet, sans se laisser freiner par la complexité administrative.
Avec docAgency, nous voulons donner une vision concrète de chaque possibilité. Cela comprend le projet, le local, les aides, les professionnels présents et le potentiel d’activité. Nous voulons aussi présenter l’environnement dans lequel le praticien va vivre.
Aujourd’hui, docAgency est encore dans sa phase de lancement. Nous manquons de recul pour mesurer son impact à partir de données statistiques. Le suivi portera sur la localisation des projets et leur part dans les zones sous-denses. Nous mesurerons aussi les créations et les reprises réalisées, ainsi que les délais pour les concrétiser.
Mais nous voyons déjà des « feux verts ». Des collectivités recherchent des praticiens et des professionnels cherchent à s’installer. Des projets immobiliers attendent leurs occupants, tandis que des cabinets cherchent des repreneurs.
Notre objectif n’est pas de convaincre un médecin d’aller dans un désert médical. Nous voulons lui faire découvrir un territoire qu’il n’aurait peut-être jamais regardé. Nous souhaitons lui montrer qu’il peut y construire son activité, sa qualité de vie, son ancrage et son patrimoine.
docAgency : gratuité, financement et liberté de choix
Business Times — Comment docAgency se rémunère-t-elle et comment garantissez-vous l’indépendance du choix proposé au professionnel de santé ?
Sandrine Heng — Notre priorité a été de construire une plateforme accessible gratuitement aux porteurs de projets, à vie. Nous voulons lui donner les bons outils et contacts pour préparer son installation, sa reprise ou son développement. Le coût de la plateforme ne doit pas constituer un frein.
Nous avons aussi choisi un modèle très accessible pour ceux qui déposent des annonces. Il concerne les praticiens cédants, les maisons médicales, les communes et les promoteurs. La mise en ligne est gratuite pendant un an. Ensuite, nous prévoyons des abonnements symboliques : environ 20 € par mois pour un senior et 50 € pour un promoteur. L’objectif est avant tout de rendre le marché visible et fluide, et non de créer une barrière financière.
Notre modèle économique comprend aussi des partenariats de sponsoring et de visibilité avec des acteurs du secteur de la santé. Nous travaillons avec de grands acteurs nationaux, présents depuis longtemps dans le secteur, mais aussi avec des PME locales. Certaines sont beaucoup plus petites. Nous connaissons parfaitement leur travail et leur faisons entièrement confiance.
La taille de l’entreprise n’est donc pas notre critère de sélection. Nous retenons la qualité de l’expertise et la fiabilité du partenaire. Nous devons aussi avoir travaillé avec lui et constaté la qualité de ses interventions.
Ce choix est lié à notre parcours d’anciens développeurs d’enseignes de santé. Nous avons travaillé directement avec ces entreprises sur des créations, des installations et des projets de développement. Nous connaissons donc concrètement leurs métiers et leur façon de travailler.
Des contacts accessibles directement
La question de l’indépendance est pour nous essentielle. docAgency n’est pas une marketplace qui organise et contrôle la mise en relation. C’est avant tout une plateforme de données et d’outils.
Lorsqu’un cabinet est proposé à la transmission, nous mettons directement à disposition les coordonnées du vendeur ou du commercialisateur. Il n’y a ni messagerie interne ni mise en relation obligatoire. Le professionnel peut contacter directement la personne chargée de l’annonce.
C’est le même principe pour notre annuaire de prestataires. Les coordonnées sont accessibles directement et gratuitement. Pour la plupart des activités, nous proposons deux prestataires, afin que le professionnel puisse comparer et choisir librement.
Nous ne sommes donc pas rémunérés parce qu’un professionnel choisit tel ou tel prestataire. Un partenaire peut financer sa visibilité sur docAgency. Cela ne lui donne aucune exclusivité sur les projets et ne conditionne pas le choix du professionnel.
Des outils pour construire le projet
Notre objectif est même de permettre au praticien d’être le plus autonome possible. Nous lui proposons une boîte à outils pour construire son projet en ligne. Il peut créer son dossier de présentation et préparer un business plan simplifié. Ces outils l’aident aussi à structurer son projet et à identifier les interlocuteurs utiles.
Il peut ensuite transmettre son dossier directement à nos contacts. En retour, il reçoit des propositions adaptées à son projet et à son profil. Il évite ainsi de chercher des dizaines d’interlocuteurs ou de multiplier les rendez-vous.
C’est cette logique qui est au cœur de docAgency : faire gagner du temps sans créer de dépendance.
Un accompagnement payant et optionnel
Pour les professionnels qui souhaitent aller plus loin, nous proposons également un accompagnement personnalisé sur la base d’honoraires. Dans ce cas, nous reprenons notre rôle de développeurs d’enseignes de santé. Nous recherchons l’emplacement, étudions le projet et menons les négociations. Nous coordonnons aussi les intervenants et accompagnons le professionnel jusqu’à la réalisation du projet.
Cet accompagnement est totalement optionnel. Il n’est pas nécessaire pour accéder à la plateforme, aux outils, aux annonces ou à l’annuaire.
Notre modèle repose donc sur trois piliers. Le premier est un accès gratuit et durable pour les porteurs de projets. Le deuxième comprend des abonnements accessibles pour les déposeurs d’annonces. Enfin, le troisième repose sur le sponsoring et les partenariats de visibilité. Des prestations d’accompagnement s’y ajoutent pour les professionnels qui souhaitent nous confier leur projet.
Notre ambition est simple : permettre au professionnel de construire son projet depuis chez lui, avec les bonnes données et les bons contacts. Il ne doit pas passer des semaines à chercher qui appeler. Et s’il souhaite ensuite déléguer son projet, notre équipe peut reprendre le relais.
De l’information à la décision : les outils de docAgency
En complément de ses réponses, Sandrine Heng précise la place des outils dans la préparation d’une installation :
Aujourd’hui, les jeunes médecins s’appuient principalement sur leur réseau de promotion sur Facebook. Ils y échangent entre confrères des informations très concrètes : chiffre d’affaires, loyers, charges, conditions d’exercice, prestataires ou retours d’expérience.
C’est une information de terrain, basée sur la confiance. En dehors de ce réseau, ils cherchent souvent seuls sur Internet. Ils doivent trouver les bons interlocuteurs et comprendre chaque étape du projet.
Notre ambition avec docAgency est de structurer ces informations et de les rendre accessibles au même endroit.
Notre boîte à outils permet notamment de construire un business plan simplifié. Il regroupe les principaux volets d’un projet : immobilier, financement, juridique, travaux et communication. Le professionnel peut ainsi obtenir rapidement des premières métriques pour évaluer une création ou une reprise.
Notre valeur ajoutée repose aussi sur notre expérience du terrain. Nous ne voulons pas donner uniquement de la théorie. Nous partageons des conseils pratiques issus de nos années de développement d’enseignes de santé.
Les travaux, l’aménagement et la conformité sont notamment des postes sensibles. Ils peuvent faire varier fortement le budget et le calendrier d’un projet.
Un cabinet ne représente d’ailleurs pas uniquement un investissement initial. Il faut aussi anticiper l’entretien, la conformité et les dépenses récurrentes.
Nous voulons intégrer cette connaissance du terrain dans nos outils. Ils doivent fournir des informations concrètes, des indicateurs simples et des conseils pratiques pour guider les décisions.
Le partenariat avec Jeunes Médecins
La fondatrice détaille également ce partenariat et les échanges prévus avec les praticiens :
Le Syndicat des Jeunes Médecins compte 6 700 adhérents. Notre partenariat vise à mieux accompagner les médecins dès qu’ils commencent à réfléchir à leur installation.
docAgency est le partenaire exclusif du Syndicat pour l’immobilier commercial. Nous sommes aussi son partenaire pour les événements consacrés à l’installation. Notre équipe est un premier relais pour les questions sur les locaux, la création ou la reprise d’un cabinet. Nous aidons aussi à organiser le volet immobilier du projet.
Ce partenariat est également une façon pour nous de rester connectés aux besoins réels des jeunes médecins. Ils nous signalent leurs difficultés : trouver un local, comprendre les coûts et identifier les bons interlocuteurs. Ils cherchent aussi à évaluer la viabilité économique de leur projet.
Une rencontre consacrée à l’installation le 14 octobre
Notre prochain rendez-vous sera la « Soirée de l’installation 2026 », le 14 octobre à l’Espace Imagine, à Paris. Nous l’organisons avec le Syndicat des Jeunes Médecins et le Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris. Cette soirée nous permettra de rencontrer directement des praticiens au début de leur réflexion ou qui préparent déjà leur installation.
Nous serons également présents lors des autres événements du Syndicat consacrés à l’installation. L’objectif n’est pas simplement de présenter docAgency, mais d’apporter des réponses concrètes aux questions que se posent les futurs installés.
Ce partenariat relie notre expérience du développement d’enseignes de santé aux besoins actuels des nouvelles générations de médecins. C’est ce qui le rend particulièrement intéressant pour nous.
Il permet aussi de faire évoluer nos outils à partir de besoins réels. Ceux-ci concernent l’immobilier, le financement, les travaux et la reprise de cabinet. Ils portent aussi sur le choix du territoire et l’organisation du projet.
L’objectif rejoint celui de docAgency : réduire la complexité de l’installation. Le professionnel peut ainsi se concentrer sur son projet médical et économique.
À retenir : une piste à évaluer face aux déserts médicaux
La transmission des cabinets mérite sa place dans la réflexion sur les déserts médicaux. Elle peut aider à préserver une activité existante. Cela suppose de réunir un repreneur, des locaux adaptés et un projet viable. Le coût de la reprise, les travaux et les conditions du bail doivent être examinés ensemble.
L’entretien souligne aussi les limites d’une réponse centrée sur les démarches administratives. L’installation dépend d’un environnement professionnel et familial. Des annonces et des outils peuvent faciliter un projet. Pour mesurer leur effet sur la répartition des soignants, il faudra suivre les installations abouties et leur durée.
Enfin, la gratuité annoncée pour les porteurs de projets coexiste avec des abonnements, du sponsoring et un accompagnement payant optionnel. La transparence sur ces financements et sur le choix des partenaires mérite donc l’attention des professionnels qui utilisent le service.
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