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Prix de l’électricité : EDF promet la stabilité jusqu’au 1er février

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Bernard Fontana annonce des prix de l’électricité stables jusqu’au 1er février 2027 au moins pour la quasi-totalité des offres EDF aux particuliers. Au-delà, le PDG table sur un hiver sans hausse, alors que le tarif réglementé doit être réexaminé en février.

Prix de l’électricité : EDF promet la stabilité jusqu’au 1er février

Le 7 novembre, sur France Inter, Bernard Fontana a donné aux clients particuliers d’EDF un premier repère pour leur budget d’hiver. Selon lui, les prix de l’électricité resteront stables jusqu’au 1er février au moins pour presque toutes les offres résidentielles du groupe. Il envisage la même stabilité jusqu’à la fin de l’hiver et dit s’attendre à ce que le gouvernement la maintienne lors de la révision du tarif réglementé, rapporte l’AFP.

Prix de l’électricité : pourquoi le 1er février compte

Le Tarif Bleu résidentiel d’EDF suit le tarif réglementé de vente. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) formule une proposition tarifaire et les pouvoirs publics fixent le cadre de son application. EDF commercialise aussi des offres de marché, dont les prix évoluent selon les conditions de chaque contrat. Une annonce du fournisseur sur ses offres résidentielles et la décision sur le tarif réglementé relèvent donc de deux mécanismes distincts.

Le dernier mouvement, au 1er août 2026, a relevé les tarifs réglementés de 2,5 % TTC en moyenne. Ce chiffre décrit l’évolution moyenne de la grille, avec des écarts possibles selon l’option et la puissance souscrite. Pour février 2027, la CRE a déjà évoqué des rattrapages liés aux coûts de 2026. Leur prise en compte ne donne pas, à elle seule, le sens de l’évolution finale. La grille applicable en février donnera le prix applicable à chaque option.

Pourquoi la facture peut augmenter à tarif constant

Pour les ménages qui se chauffent à l’électricité, la consommation reste déterminante. Prenons un foyer qui passe de 600 à 800 kWh d’un mois sur l’autre. À un prix illustratif de 0,20 € par kWh, la part liée à la consommation passe de 120 à 160 €, hors abonnement. Le tarif unitaire est identique, mais la dépense augmente de 40 €.

Avec une offre heures pleines et heures creuses, le moment de la consommation joue aussi. Deux mois au même volume peuvent coûter des montants différents si le chauffe-eau ou la recharge du véhicule bascule sur des heures plus chères. Depuis le 4 novembre, de nouveaux clients voient leurs créneaux d’heures creuses évoluer. Cette distinction compte pour les ménages déjà confrontés à des difficultés de paiement de leurs factures d’énergie.

Pour les entreprises, le contrat fixe la prochaine échéance

La déclaration de Bernard Fontana vise les offres résidentielles. Un commerçant qui a souscrit une offre de marché pour son local dépend des clauses de son propre contrat. Selon l’offre, l’échéance à surveiller peut être celle du renouvellement ou celle de la prochaine révision du prix. Le périmètre d’un prix fixe compte aussi : le contrat précise les postes couverts.

En France métropolitaine continentale, certains professionnels peuvent demander un tarif réglementé. L’article L. 337-7 du code de l’énergie fixe notamment un seuil de moins de dix personnes et un plafond de deux millions d’euros pour le chiffre d’affaires, les recettes ou le total du bilan annuel. Pour ces clients, la grille professionnelle applicable en février donnera le prochain repère budgétaire. Pour une entreprise en offre de marché, c’est la date inscrite au contrat qui compte.

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