Un ascenseur, un équipement industriel ou un véhicule peuvent dépendre d’une carte électronique pour fonctionner. Réparer cette pièce, plutôt que remplacer l’ensemble, constitue le métier commun d’ASERTI Electronic, d’ADLC et de sa filiale REMAN. Leur rapprochement réunit toutefois des expertises destinées à des clients différents.
Pour ASERTI, principalement présent auprès des industriels, l’opération ouvre deux débouchés spécialisés. Elle renforce aussi ses moyens techniques et lui apporte des relations commerciales dans plusieurs pays européens. Le montant de l’acquisition n’est pas communiqué.
ASERTI rachète ADLC et REMAN : deux marchés ciblés
Fondée en 1987, ADLC intervient notamment dans la réparation de cartes électroniques d’ascenseurs. Elle travaille pour de grands ascensoristes et des entreprises de maintenance. L’ascenseur constitue son premier marché, devant les télécoms, les équipements de lecture de codes-barres, les matériels routiers et industriels.
Sa filiale REMAN, installée à Marseille, se concentre sur l’électronique automobile. À elles deux, les entreprises traitent environ 30 000 produits par an. Elles disposent de trois sites : Dardilly, près de Lyon, Marseille et Saint-Ouen-sur-Seine.
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| ADLC et REMAN : chiffres clés | Données communiquées |
|---|---|
| Création d’ADLC | 1987 |
| Collaborateurs | 52 |
| Implantations | 3 sites en France |
| Chiffre d’affaires cumulé | Environ 7,6 M€ |
| Produits traités | Environ 30 000 par an |
| Bancs de test conçus en interne | 300 |
| Part du chiffre d’affaires à l’international | 12 % |
Source : communiqué du groupe ASERTI. Données concernant ADLC et REMAN réunies, sauf la date de création.
L’intérêt du rachat dépasse donc l’ajout de deux marques. ASERTI accède à des savoir-faire, à des moyens de contrôle et à une clientèle professionnelle déjà constituée. Ces éléments peuvent faciliter son entrée sur des marchés où l’expérience technique compte dans la relation avec les clients.
Environ 700 bancs pour tester les équipements
Le rapprochement repose sur une culture technique commune. Les trois entreprises conçoivent leurs propres moyens de test, utilisés pour contrôler les matériels qu’elles prennent en charge.
ASERTI Electronic possède plus de 400 bancs. Les 300 équipements d’ADLC et de REMAN portent ainsi le parc annoncé à environ 700 bancs dédiés à la réparation électronique.
| Périmètre | Bancs de test |
|---|---|
| ASERTI Electronic | Plus de 400 |
| ADLC et REMAN | 300 |
| Ensemble annoncé après l’acquisition | Environ 700 |
Source : communiqué ASERTI. Ces chiffres décrivent le parc technique, sans indiquer une capacité annuelle de réparation pour l’ensemble.
Pour les clients, le sujet dépasse le nombre d’équipements disponibles. La pertinence d’une réparation dépend aussi du diagnostic, des contrôles réalisés et du délai de remise en service. Un parc plus large peut soutenir une offre plus diversifiée, sans rendre les différentes spécialités interchangeables.
ASERTI Electronic est par ailleurs labellisé RecQ pour le reconditionnement. Le communiqué ne précise pas une extension de cette labellisation à ADLC ou à REMAN.
Une intégration qui préserve les équipes
Florence Bertrand, directrice d’ASERTI Electronic France, prend également la direction d’ADLC et de REMAN. Selon le groupe, les équipes et le management des deux sociétés restent en place. L’objectif annoncé consiste à préserver les compétences et la continuité des relations commerciales.
« Cette acquisition nous permet de réunir des savoir-faire techniques différents et complémentaires, tout en partageant la même exigence de qualité de service, de respect des délais et de proximité avec nos clients », explique Florence Bertrand.
Cette continuité constitue un point important pour une activité fondée sur l’expertise des techniciens. Le rapprochement devra notamment articuler les spécialités existantes avec les moyens du groupe. C’est un enjeu que nous abordons dans notre article sur les conditions de réussite d’une intégration après acquisition.
Une nouvelle étape avec Chequers Capital
Le rachat constitue la quatrième opération de croissance externe d’ASERTI en cinq ans. Les trois précédentes concernaient la métrologie. Cette fois, le groupe renforce son métier historique de réparation électronique.
L’opération s’inscrit dans la feuille de route définie avec Chequers Capital, actionnaire majoritaire depuis mars 2026. Le communiqué de cession publié par Parquest présentait déjà trois axes : développer la réparation électronique, renforcer la métrologie et poursuivre l’expansion européenne.
| Groupe ASERTI : repères | Données communiquées |
|---|---|
| Création et siège | 1992, Vannes |
| Chiffre d’affaires consolidé 2025 | 50 M€ |
| Collaborateurs annoncés | Près de 400 |
| Techniciens et encadrants techniques | 70 % des effectifs |
| Implantations annoncées | 28, en France et en Allemagne |
| Clients actifs | 10 000 |
Source : communiqué ASERTI. Le document ne fournit pas de nouveau chiffre d’affaires consolidé intégrant ADLC et REMAN.
Déjà implanté en Allemagne, ASERTI entend s’appuyer sur l’activité commerciale d’ADLC en Italie et en Belgique. Les ventes internationales des sociétés acquises concernent aussi l’Allemagne et le Luxembourg. Cette présence commerciale ne correspond pas à l’annonce de nouvelles filiales dans ces pays.
Réparer : un arbitrage concret pour les entreprises
L’acquisition met en lumière un métier discret : prolonger l’usage d’équipements électroniques existants. Cette logique rejoint les arbitrages que nous avons évoqués autour du matériel informatique reconditionné pour les entreprises.
Pour un dirigeant ou un responsable de maintenance, comparer réparation et remplacement suppose d’examiner le coût, le délai, les tests et les garanties. La décision dépend aussi de l’état de l’équipement et de son usage. Le communiqué ne chiffre ni les économies moyennes réalisées ni les émissions évitées.
En réunissant ADLC et REMAN avec ASERTI Electronic, le groupe élargit sa réponse à ces besoins. Son prochain défi sera de transformer la complémentarité des métiers en service concret pour les clients, tout en conservant les compétences qui font la valeur des entreprises acquises.
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