Embouteillages, peur d’arriver en retard, recherche d’une place… Pour de nombreux salariés, le stress professionnel commence avant même de franchir les portes de l’entreprise. À l’approche de la rentrée, Sharvy attire l’attention sur un élément souvent cantonné aux questions logistiques : le stationnement d’entreprise. Celui-ci pourrait pourtant jouer un rôle dans la qualité de vie au travail et l’expérience collaborateur.
Selon les données avancées par l’entreprise, plus d’un collaborateur sur deux appréhende les difficultés liées à son trajet quotidien. Par ailleurs, un automobiliste sur trois ressent du stress pendant son trajet domicile-travail, notamment lorsque celui-ci devient imprévisible.
Le stress du travail peut commencer sur le trajet
Pour Stéphane Seigneurin, fondateur et dirigeant de Sharvy, le problème commence parfois dès le domicile. Le salarié anticipe les embouteillages, surveille son heure d’arrivée et s’interroge sur la disponibilité d’une place.
Cette incertitude peut générer un stress anticipatoire. Elle ajoute ainsi une charge mentale avant même le début de la journée professionnelle. De plus, les dernières minutes du trajet peuvent concentrer les tensions. Après plusieurs dizaines de minutes sur la route, chercher un stationnement prolonge le temps de déplacement et nourrit la frustration. Or, le sujet concerne une large partie des actifs. D’après les chiffres repris par Sharvy, 75 % des actifs français utilisent leur véhicule personnel pour aller travailler. Le parking constitue donc, pour beaucoup, l’un des premiers contacts quotidiens avec leur entreprise.
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36 % des automobilistes arriveraient fréquemment en retard faute de place
Les difficultés de stationnement ont également des conséquences très concrètes. Une étude menée par Sharvy indique que 36 % des automobilistes arrivent fréquemment en retard au travail faute de stationnement disponible. Réunions manquées, temps perdu ou journée commencée dans l’urgence : ces situations peuvent peser sur l’expérience des collaborateurs. Le parking dépasse alors la seule problématique immobilière.
Pour les entreprises, l’enjeu consiste notamment à mieux exploiter les infrastructures existantes. Avec le travail hybride, tous les salariés ne viennent plus au bureau simultanément. Des outils numériques peuvent alors permettre de partager les emplacements, de réserver une place en amont ou encore d’adapter leur utilisation aux jours de présence. D’ailleurs, 22 % des collaborateurs considèrent le stationnement comme l’un des leviers les plus simples à actionner par leur employeur pour améliorer leur qualité de vie au travail, selon Sharvy.
Un nouvel élément de la marque employeur ?
À plus long terme, les conditions d’accès au lieu de travail pourraient également entrer dans les réflexions autour de l’attractivité et de la fidélisation des salariés. Près d’un actif sur deux considère la distance entre son domicile et son entreprise comme un critère déterminant dans le choix d’un emploi, d’après les données citées dans le communiqué.
Le salaire, les missions ou la flexibilité restent naturellement essentiels. Toutefois, l’expérience collaborateur repose aussi sur des éléments très quotidiens. Faciliter l’arrivée au bureau peut ainsi contribuer à réduire certaines irritations récurrentes. Dans ce contexte, les entreprises pourraient regarder différemment leurs parkings. Plutôt que de chercher systématiquement à augmenter le nombre de places, mieux organiser le stationnement existant représente une autre piste pour accompagner les nouveaux usages du travail.
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