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Reprise de Duralex : 155 emplois conservés, 64 postes perdus

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La reprise de Duralex par Tomé, la holding de Cédric Meston, a obtenu le feu vert du tribunal de commerce d’Orléans le 14 octobre. Le projet préserve 155 emplois et mobilise un financement de 16 millions d’euros, mais laisse 64 postes hors du périmètre repris. La nouvelle direction doit désormais rétablir l’équilibre économique de la verrerie.

Reprise de Duralex : 155 emplois conservés, 64 postes perdus

La reprise de Duralex met fin à l’attente du nom du repreneur. Selon Orléans Métropole, qui détaille la décision et les financements, le consortium conduit par Cédric Meston reprend l’outil industriel, la marque et les stocks. L’activité reste implantée à La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. Le tribunal a choisi cette solution après le placement de l’entreprise en redressement judiciaire le 1er juin.

Reprise de Duralex : environ sept emplois sur dix maintenus

Sur les 219 emplois recensés par la métropole, 155 sont conservés, soit près de 71 %. Le solde atteint 64 postes. La continuité industrielle s’accompagne donc d’une réduction importante des effectifs.

Les collectivités annoncent un accompagnement des personnes non reprises, avec des formations et un suivi individuel. L’enjeu sera de transformer ces engagements en solutions professionnelles, sans présumer du nombre de reclassements qui pourront aboutir.

La décision clôt une séquence que Business Times suivait dans son article sur les offres de reprise de Duralex. L’offre concurrente de Carlesimo, initialement présentée avec un périmètre inférieur, prévoyait finalement 129 reprises, selon la dépêche AFP du 14 octobre.

Seize millions d’euros, dont six millions de prêts publics

Le financement annoncé combine des apports privés et des prêts publics :

Origine du financementMontant annoncé
Financements privés10 millions d’euros
Prêt de l’État4 millions d’euros
Prêt de la Région Centre-Val de Loire1 million d’euros
Prêt d’Orléans Métropole1 million d’euros
Total16 millions d’euros

Les financements privés représentent ainsi 62,5 % du total. Les six millions publics sont des prêts remboursables, et non une subvention de même montant. Orléans Métropole, propriétaire du site, prévoit aussi un crédit-bail immobilier avec un loyer progressif.

Cette répartition décrit les ressources du projet. Elle ne permet pas de conclure que 16 millions seront immédiatement disponibles en trésorerie, ni de les assimiler au prix d’acquisition. Le calendrier des décaissements et les dépenses à financer détermineront la marge de manœuvre réelle de l’entreprise.

Adapter la production aux ventes

Selon la dépêche AFP sur la reprise, Cédric Meston entend ajuster la production au niveau des ventes et développer de nouvelles gammes. Silham El Kasmi prend la direction générale. L’entrepreneur, cofondateur d’HappyVore, avait déjà repris Tupperware France en 2025. Ce parcours ne préjuge toutefois pas de la réussite du nouveau chantier industriel.

Produire davantage que ce que les clients achètent immobilise de l’argent dans les stocks. À l’inverse, réduire les volumes impose de répartir les coûts fixes sur moins de pièces. La relance devra donc trouver un équilibre entre charge de l’usine, prix de vente et commandes réellement encaissées.

Cette tension concerne aussi les fournisseurs et les distributeurs. Ils auront besoin de visibilité sur les volumes et les délais. Business Times avait abordé un enjeu comparable de continuité industrielle dans son analyse du redressement judiciaire de Maury Imprimeur.

Le four électrique, un objectif pour 2029

La facture énergétique représente près de 20 % du chiffre d’affaires, selon l’AFP. Le projet prévoit de remplacer le fonctionnement au gaz du four par une technologie électrique à l’horizon 2029. Il s’agit d’un investissement annoncé, dont la mise en service reste à réaliser.

L’électrification vise notamment une réduction des émissions directes du site. Elle ne permet pas, à elle seule, de chiffrer une économie future : celle-ci dépendra du prix de l’électricité et des performances de l’installation. Entre-temps, l’usine devra financer son activité avec son équipement actuel.

La reprise de Duralex ouvre ainsi une période d’exécution. Les prochains éléments décisifs seront le redémarrage commercial, le suivi des salariés non conservés et le calendrier industriel. Le maintien de la production est acquis dans le projet retenu ; sa rentabilité durable reste à construire.