Un livre, un vêtement ou un disque d’occasion ne se gèrent pas comme un stock de produits identiques. Chez momox, chaque article doit être retrouvé, puis associé à la bonne commande. Le site de Leipzig en abrite environ 20 millions, selon le communiqué publié le 6 octobre 2026.
Sur cet entrepôt de plus de 100 000 mètres carrés, employant plus de 1 200 personnes d’après l’entreprise, le groupe vient d’achever un important chantier d’automatisation. Son objectif consiste à simplifier une étape centrale : réunir les achats d’un client avant leur emballage.
momox automatise son entrepôt avec 29 000 pochettes
Le nouveau trieur repose sur 29 000 pochettes suspendues. Les articles prélevés dans l’entrepôt y sont introduits un à un. Le dispositif les trie et les conserve temporairement jusqu’à ce que tous les éléments d’une commande soient réunis.
Une fois complète, celle-ci rejoint automatiquement un poste d’emballage. Selon momox, le regroupement prend en moyenne environ une heure. Ce délai concerne cette étape interne, et non la livraison au client.
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La capacité annoncée atteint jusqu’à 250 000 articles par jour. Ce maximum se distingue du nombre de commandes : une même commande peut contenir plusieurs produits. Pour les professionnels du commerce, le projet montre l’importance de coordonner les mouvements dans l’entrepôt, un enjeu également abordé dans notre article sur le pilotage logistique de BOA Concept.
Le tri se poursuit après l’emballage
Le chantier comprend aussi de nouveaux postes d’emballage standardisés, une extension du stockage et un tri automatique des colis en sortie.
Une fois emballées, les commandes sont orientées vers l’un des 20 circuits de tri correspondant à leur expédition. Le système peut en traiter plus de 6 000 par heure. En moyenne, entre 50 000 et 70 000 commandes y transitent chaque jour, indique l’entreprise.
L’automatisation relie ainsi le regroupement des produits à la préparation de leur départ. Elle intervient en amont du transport vers l’acheteur, autre maillon décisif que nous explorons dans notre article consacré à Mondial Relay et à la logistique du e-commerce.
Une transformation menée sans arrêter l’activité
Selon momox, les équipements ont été intégrés progressivement, sans interruption des opérations. L’entreprise affirme que le système supprime certaines tâches manuelles de regroupement et de tri, raccourcit les trajets internes et réduit la pénibilité physique.
Le communiqué ne chiffre toutefois pas les gains de productivité ni les effets sur les effectifs. Il ne publie pas non plus le montant de l’investissement. L’amélioration des conditions de travail reste donc un bénéfice annoncé, sans mesure détaillée fournie à ce stade.
La seconde main se joue aussi dans les entrepôts
« Le re-commerce à grande échelle exige une logistique capable de croître avec l’activité », souligne Claudia Frese, directrice générale de momox. L’entreprise, fondée à Berlin en 2004, entend disposer à Leipzig d’une infrastructure adaptée à cette ambition.
Le réemploi prolonge la durée d’usage des produits, rappelle l’ADEME. Sa commercialisation à grande échelle nécessite aussi d’organiser les stocks et les expéditions. Le chantier de momox met cette dimension opérationnelle au premier plan.
Pour les acteurs de la seconde main, l’enjeu consiste à absorber davantage de commandes tout en maîtrisant les manipulations et les délais. La prochaine étape sera de vérifier les résultats du dispositif dans la durée, au-delà de sa capacité maximale annoncée.
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