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Facturation électronique : le pari gagnant d’In Extenso pour les entreprises

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À l’heure où la réforme de la facturation électronique entre dans sa phase concrète, les entreprises doivent engager bien plus qu’une simple mise à jour technique.

Facturation électronique : le pari gagnant d’In Extenso pour les entreprises

Pierre Conerardy, directeur digital du groupe In Extenso, et Alban Oerlemans, expert-comptable au sein de sa filiale grands comptes Ad Astra, accompagnent au quotidien les directions administratives et financières dans cette transformation. Pour eux, derrière l’obligation réglementaire se cache un véritable levier d’optimisation et de pilotage.

On parle beaucoup de réforme fiscale numérique, mais concrètement, qu’est-ce qui change aujourd’hui pour les entreprises ?

Pierre Conerardy : « Le principal changement, c’est la dématérialisation, notamment pour les TPE qui fonctionnaient encore avec des factures papier ensuite scannées. Jusqu’au 1er septembre 2027, elles vont devoir faire coexister avec deux systèmes. Toute la gestion fournisseurs se fera désormais via une interface, sur ordinateur ou smartphone. Chez In Extenso, nous proposons depuis 2023 un module Achats sur notre plateforme collaborative permettant de recevoir les factures fournisseurs directement par mail, ainsi qu’une application mobile. Pour les factures sortantes, la démarche reste globalement inchangée, hormis l’enrichissement des données clients ».

À quel moment une entreprise passe-t-elle du « on verra plus tard » à une transformation réelle ?

Pierre Conerardy : « Plus de la moitié de nos clients sont déjà prêts. Ils nous ont signé un mandat pour passer par notre plateforme agréée ».

Alban Oerlemans : « Le déclencheur est souvent la prise de conscience de l’urgence. Certains pensent encore qu’il s’agit uniquement d’un sujet technique et repoussent l’échéance. Mais lorsqu’ils réalisent que la réforme met en lumière leurs problématiques organisationnelles — gestion des flux achats et ventes, interactions entre services — ils comprennent qu’il s’agit d’un projet structurant. Il ne faut pas oublier que la réforme couvre quatre dimensions : l’e-invoicing à l’achat, à la vente, le e-reporting transactionnel et celui des paiements ».

En quoi cette réforme impacte-t-elle les processus internes, au-delà de la conformité ?

Alban Oerlemans : « Elle a un double effet. D’un côté, elle normalise les échanges de données, ce qui est un progrès. De l’autre, elle met en lumière ce qui fonctionne bien ou mal dans l’entreprise. Cela oblige à revoir les processus internes. L’automatisation des flux d’achats permet notamment de réduire le coût de traitement des factures et de gagner en efficacité ».

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes que vous observez ?

Alban Oerlemans : « La première erreur est de penser qu’il ne s’agit que d’un sujet informatique ».
Pierre Conerardy : « Beaucoup d’entreprises ne prennent pas suffisamment le temps de réfléchir à l’évolution de leurs pratiques. Elles passent à côté de l’opportunité de transformer cette contrainte réglementaire en levier de performance ».

Cette transformation change-t-elle la manière de piloter l’activité au quotidien ?

Alban Oerlemans : « Oui, clairement. À court terme, la trésorerie est mieux pilotée grâce à des statuts de paiement plus rapides et plus fiables, et des contrôles facilités. Il en sera de même pour la gestion des flux d’achats qui seront plus efficaces et exhaustifs. À moyen terme, l’automatisation permet de consacrer davantage de temps à l’analyse qu’à la production des données. Les dirigeants peuvent ainsi accéder à des indicateurs quasiment en temps réel et piloter leur activité avec plus de précision ».

Pierre Conerardy : « Les TPE qui ont déjà adopté ces outils constatent rapidement des gains de rentabilité. Le retour sur investissement est tangible ».

On parle souvent de contrainte, mais quelles opportunités concrètes cette réforme offre-t-elle ?
Pierre Conerardy : « Elle permet avant tout de libérer du temps pour le dirigeant. Ce temps peut être réinvesti dans le pilotage de la performance et dans des tâches à plus forte valeur ajoutée ».

Dans ce contexte, comment évolue le rôle de l’expert-comptable ?

Alban Oerlemans : « Historiquement centré sur la production et la révision des comptes et des déclarations le métier s’est déjà profondément transformé. Aujourd’hui, les clients attendent davantage qu’une simple production comptable. Ils recherchent un accompagnement quotidien dans le pilotage de leur performance. L’expert-comptable doit anticiper leurs besoins et maîtriser les outils qui permettent dorénavant de produire et d’analyser ces données en temps réel».Pierre Conerardy : « Les cabinets qui restent focalisés sur les obligations fiscales risquent de se retrouver en difficulté. L’expert-comptable devient un véritable partenaire stratégique du dirigeant, capable de l’accompagner dans ses décisions et de tracer une trajectoire à ses côtés ».

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise qui n’a pas encore amorcé cette transition ?

Alban Oerlemans : « Il faut agir dès maintenant. Plus on attend, plus la réforme est subie, avec des conséquences sur les équipes administratives et opérationnelles. Cette réforme, d’origine européenne, aurait gagné à être harmonisée, mais elle constitue malgré tout une opportunité à saisir ».

Pierre Conerardy : « La facturation électronique restera un sujet majeur jusqu’en septembre 2027. Il est essentiel de s’informer et de se poser les bonnes questions dès aujourd’hui. Par exemple, peu de commerçants ont réellement anticipé l’impact sur leurs outils de caisse. L’anticipation reste la clé pour transformer cette obligation en avantage compétitif ».

Pour plus d’informations : 

www.inextenso.fr