Des vacances difficiles à prendre
Les vacances d’été arrivent à grand pas et les entrepreneurs ne sont pas les derniers à vouloir partir en congés. 59,4% d’entre eux ont déjà annoncé leur intention d’en prendre. Mais entre la volonté et la possibilité, il y’a un grand écart. Parmi les sondés, nombre d’entre eux hésitent à prendre des vacances pour ne pas perdre la main sur leur entreprise.
« Les résultats de cette enquête montrent un paradoxe intéressant : si les entrepreneurs français aspirent à des congés d’été, la réalité est bien différente. La grande majorité reste connectée et plus de la moitié des entrepreneurs ont déjà renoncé à des vacances par crainte de perdre des revenus. » constate Grégoire Charroyer, CEO de Swapn.
Car là est le risque lorsque la tête de l’entreprise s’absente pour une certaine période. L’entreprise doit continuer à tourner et quand l’instance décisionnaire principale n’est plus présente, il faut prévoir une solution alternative. Les entrepreneurs décident donc de soit couper totalement soit partiellement:
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- 60% resteront disponibles
- 60% consulteront leurs emails ponctuellement
- 6% continueront de travailler normalement
- Parmi ceux qui travailleront pendant les vacances, plus d’un tiers le feront quatre jours ou plus
La crainte de prendre du retard
Parmi les différentes préoccupations des entrepreneurs, on peut relever la trésorerie (52%), la gestion des clients (41,8%) et l’administratif (26%). Ils se retrouvent la plupart du temps au centre de ces manœuvres que ce soit pour des validations, des questionnements ou autres. Si leur absence ne cause pas forcément une chute brutale, elle contribue néanmoins à une baisse dans la productivité de l’entreprise.
G-C: « Ces chiffres illustrent une pression économique et organisationnelle qui pèse sur les épaules des dirigeants, même pendant leur temps de repos. »
S’ils s’interrogent aujourd’hui sur la possibilité de partir en congés c’est aussi parce que la situation actuelle le nécessite. La réforme de la facturation électronique, entrant en vigueur début septembre, les oblige à revoir leur calendrier et à sacrifier une grande partie de leur temps de repos.
– D’ici le 31 août 2026 : Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent avoir choisi au moins une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP) ou opté pour le portail public de facturation (PPF).
– À compter du 1er septembre 2026 : L’obligation de réception des factures électroniques s’applique à toutes les entreprises. Parallèlement, les grandes entreprises et les ETI devront obligatoirement émettre leurs factures sous ce format et se conformer à l’e-reporting pour leurs transactions hors périmètre.
– À compter du 1er septembre 2027 : L’obligation d’émission sera étendue à toutes les PME et TPE, finalisant ainsi le déploiement de la réforme.
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