Comparer son salaire, son poste ou son évolution à ceux de ses collègues et de ses amis devient une habitude pour de nombreux actifs. Selon une nouvelle étude de monCVparfait, 53 % des professionnels interrogés comparent leur progression de carrière à celle de leurs pairs, au moins occasionnellement. Plus révélateur encore, 36 % estiment avoir pris du retard par rapport aux personnes de leur âge.
L’étude, menée auprès de 1 000 salariés américains, met en lumière une relation au travail en pleine évolution. Malgré la pression de la comparaison, les actifs semblent progressivement délaisser la course au statut au profit de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, de la sécurité et de la stabilité.
Un salarié sur trois se sent en retard dans sa carrière
Pour beaucoup de travailleurs, le parcours professionnel réel ne correspond pas aux ambitions initiales. Ainsi, 73 % des personnes interrogées déclarent ne pas être en avance sur les objectifs de carrière qu’elles s’étaient fixés. Parmi elles, 34 % considèrent même être en retard.
La comparaison avec les autres accentue ce sentiment. Seuls 26 % des répondants pensent avoir pris de l’avance sur les personnes de leur âge, contre 36 % qui estiment accuser un retard.
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Par ailleurs, cette comparaison nourrit une véritable pression professionnelle. Plus d’un salarié sur deux (52 %) ressent le besoin de franchir certaines étapes parce que d’autres personnes de son âge ou de son secteur les ont déjà atteintes.
Les réseaux sociaux et les contenus professionnels en ligne renforcent également ce phénomène. Parmi les 65 % d’actifs qui consultent ce type de contenus, 60 % considèrent qu’ils donnent une vision irréaliste de la réussite.
La définition de la réussite professionnelle évolue
Cependant, cette pression ne pousse pas nécessairement les salariés à rechercher davantage de promotions. Au contraire, l’étude révèle une évolution des priorités. Plus de la moitié des répondants (53 %) associent désormais la réussite à l’équilibre, à la santé ou à la stabilité de l’emploi. Seulement 10 % privilégient l’avancement professionnel ou l’ascension sociale.
Lorsqu’ils évaluent leur propre réussite, 47 % citent d’abord le revenu. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée arrive ensuite avec 42 %, devant la stabilité de l’emploi à 31 %. À l’inverse, seulement 22 % accordent une importance déterminante au titre du poste ou à l’ancienneté. « De nombreux professionnels sont en train de redéfinir discrètement la notion de réussite », analyse Jasmine Escalera, experte en carrière chez monCVparfait. Selon elle, après plusieurs années marquées par l’instabilité économique et le burnout, les salariés privilégient davantage « la sécurité, l’équilibre et une croissance durable ».
Cette évolution dessine ainsi une conception plus personnelle de la réussite professionnelle. La progression hiérarchique et le prestige restent présents, mais ils ne constituent plus les seuls critères d’une carrière réussie.
L’étude de monCVparfait a été réalisée via Pollfish en novembre 2025 auprès de 1 000 adultes américains employés à temps plein.
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