Qui dit rentrée dit souvent nouveaux projets professionnels. Pourtant, un facteur reste souvent sous-estimé dans les parcours de carrière : la maîtrise de l’anglais. Le Cercle des Langues, leader français de la formation linguistique en ligne, publie de nouveaux résultats de son Observatoire. Ce dernier révèle l’impact concret de la langue sur l’embauche, ainsi que sur l’évolution professionnelle et la confiance en soi au travail.
Un critère qui pèse dès le recrutement
Selon l’étude, 36,1% des Français pensent avoir déjà manqué dans leur vie, une opportunité professionnelle (un poste, une promotion, un contrat…) à cause de leur niveau d’anglais. Parmi eux, 19,2% en ont la certitude et 16,9% pensent que cela a déjà eu lieu. L’anglais devient aujourd’hui un critère qui peut faire peser la balance dans une décision de recrutement, il ne se limite plus à une simple ligne dans le CV.
Un enjeu qui ne disparaît pas
La langue, même après l’embauche, joue encore un rôle important. Pour 15,5% des répondants, ils affirment que la maîtrise de l’anglais est une condition explicite pour évoluer au sein de l’entreprise. 28,4%, la considèrent comme un critère certes informel mais bien réel. C’est au total près de 44% des Français qui estiment que l’anglais influence directement ou non, sur leurs perspectives d’évolution professionnelle.
Une autocensure qui freine la prise de parole
Le manque d’aisance à l’oral pousse de nombreux professionnels à s’effacer. C’est le cas de 36,8% des Français, qui déclarent avoir régulièrement évité de prendre la parole en réunion, lors d’un salon ou face à un client international, par peur de ne pas être à l’aise en anglais. 30,8% l’ont fait occasionnellement. Au total, ce n’est pas moins de 67,7% qui ont déjà évité de s’exprimer dans une situation professionnelle pour cette raison. Une autocensure qui a un coût : moins intervenir, c’est moins démontrer son expertise et moins gagner en visibilité, à cause de la seule barrière de la langue.
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Le stress qui mène au silence qui mène au renoncement
Parler anglais en public reste une source de stress majeure. 63,4 % des Français disent en ressentir souvent, et 24 % parfois. Seuls 12,6 % n’en ressentent que rarement ou jamais. Au total, 87,4 % des professionnels appréhendent une prise de parole en anglais.
Le manque de confiance, dans certains cas, conduit à l’abandon pur et simple d’un échange. 37,7% des répondants ont renoncé plusieurs fois à communiquer en anglais dans un contexte professionnel international et c’est 10,7% qui l’ont fait au moins une fois. Au total, ils sont 48,3% a avoir renoncé à un échange pour cette raison.
Une compétence à mobiliser, pas seulement à posséder
Pour François Fourmentin, cofondateur du Cercle des Langues : « Ces résultats montrent que l’anglais n’est plus seulement une compétence que l’on ajoute à son CV. Il peut avoir un impact très concret sur une trajectoire professionnelle, dès le recrutement et tout au long de la carrière. Mais ils révèlent aussi que l’enjeu ne se résume pas au niveau de langue : le manque de confiance peut conduire des professionnels compétents à moins prendre la parole, à s’effacer ou même à renoncer à certaines situations. Notre rôle est précisément de leur permettre de transformer leurs connaissances en une compétence qu’ils sont capables de mobiliser avec aisance lorsqu’ils en ont besoin. »
Ces résultats le confirment : l’anglais n’est plus un simple atout sur un CV, mais un facteur qui pèse réellement sur les trajectoires professionnelles. Reste à transformer cette prise de conscience en confiance, pour que la langue cesse d’être un frein et devienne un véritable levier de carrière.
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