Marches pour le climat : ce que l’on sait de la mobilisation
Des rassemblements ont lieu ce samedi à Paris, Rennes et dans de nombreuses autres villes. Les participants marchent pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale. Selon les organisateurs, plus de 250 actions ont été annoncées en France.
Attention : ce chiffre indique le nombre de rendez-vous prévus. Il ne dit rien du nombre total de manifestants. De plus, les différentes cartes publiées avant les marches ne donnent pas toujours le même total. Un bilan national demandera donc des comptages locaux et des sources précises.
Des associations, des syndicats et des partis soutiennent cet appel. Ils portent des demandes différentes, que les pouvoirs publics devront examiner. Pour autant, leurs prises de position ne mesurent pas, à elles seules, le coût du changement climatique pour les entreprises.
En revanche, le contexte météo est bien établi. Dans son bilan provisoire de l’été 2026, Météo-France recense trois vagues de chaleur. Ensemble, elles représentent 53 jours. Son réseau principal a aussi relevé 178 dépassements de 40 °C. Ce dernier chiffre compte des relevés dans les stations météo, et non 178 jours distincts.
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Après l’été 2026, quels risques pour une entreprise ?
Une journée très chaude peut imposer des mesures d’urgence. Mais 53 jours de vagues de chaleur appellent une réponse plus durable. Météo-France relève plus de 20 jours au-dessus de 35 °C dans plusieurs régions au sud de la Seine et de la Loire. Dans certaines zones, la normale se situe entre un et cinq jours, selon les données de 1991 à 2020.
Les effets varient toutefois selon le lieu et l’activité. Un chantier, un entrepôt et un bureau ne font pas face aux mêmes risques. La chaleur peut aussi gêner le transport, la conservation des produits ou le fonctionnement des machines. Ainsi, chaque dirigeant doit regarder où son entreprise risque réellement de perdre du temps, de l’argent ou de la capacité de production.
Il faut aussi écouter les équipes. Les salariés qui travaillent dehors ou dans des locaux mal isolés subissent davantage la chaleur. Les gestes utiles dépendent donc des postes occupés. Sur ce point, notre article consacré à la canicule au travail et au ressenti des salariés apporte un autre éclairage.
Chaleur au travail : quelles règles pour l’employeur ?
L’employeur doit déjà agir. Le décret du 27 mai 2025 sur la protection contre la chaleur a renforcé les règles de prévention. L’entreprise doit évaluer le risque et choisir des mesures adaptées aux tâches et aux conditions de travail. Les marches du 26 septembre ne changent pas cette obligation.
Par où commencer ? Le dirigeant peut repérer les postes les plus exposés. Ensuite, il peut revoir les horaires, les pauses, l’accès à l’eau et l’usage des locaux. Il doit aussi vérifier le document unique d’évaluation des risques professionnels. Enfin, les consignes doivent être comprises et applicables par les équipes sur le terrain.
Un ventilateur peut aider, mais il ne règle pas tous les problèmes. Par exemple, avancer une livraison ou une tâche physique peut réduire l’exposition. Prévoir un relais entre salariés peut aussi éviter qu’une absence bloque toute l’activité. À l’échelle d’une ville, les lieux où trouver de la fraîcheur intéressent également les salariés mobiles.
Comment préparer les prochains étés ?
Les marches pour le climat relancent le débat sur les choix publics. De leur côté, les dirigeants peuvent déjà préparer leurs choix d’investissement. Le premier travail consiste à repérer les points faibles : un local qui surchauffe, un fournisseur exposé aux incendies ou une route souvent coupée.
L’ADEME conseille aux entreprises d’étudier leurs risques climatiques. Cette analyse porte notamment sur les bâtiments et les fournisseurs. Ensuite, l’entreprise peut classer les actions par urgence et par coût. Elle peut, par exemple, poser des protections solaires, améliorer la ventilation ou prévoir une autre source d’approvisionnement.
Chaque dépense doit répondre à un risque précis. En effet, l’été 2026 ne suffit pas à prouver qu’un même équipement sera utile partout. Un commerce de centre-ville et un atelier industriel n’auront ni les mêmes besoins ni le même budget. Une petite entreprise peut donc commencer par des changements d’horaires avant de lancer des travaux plus lourds.
Ces mesures ne remplacent pas la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Elles répondent à une autre question : comment continuer à travailler quand la chaleur augmente ? Les dirigeants doivent suivre les futurs choix de l’État. Ils peuvent aussi agir dès maintenant, à partir de leurs données et des retours de leurs salariés.
À retenir
Le nombre annoncé de marches montre l’ampleur de l’appel, mais pas celle de la participation. Le bilan de Météo-France confirme, lui, une longue exposition à la chaleur durant l’été 2026. Pour les entreprises, la suite se jouera sur des décisions vérifiables : protéger les équipes, tester les consignes et préparer les sites avant la prochaine saison chaude.
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