Qui est concerné
Les annonces toucheront la version gratuite de ChatGPT ainsi que l’abonnement d’entrée de gamme Go. Les formules payantes plus onéreuses, comme Plus ou Pro, échapperont à la publicité.
Comment les annonceurs y accèdent
Pour accéder à ChatGPT Ads, les annonceurs passeront par de grandes agences partenaires : Publicis, WPP, Omnicom, MediaPlus, Havas et Dentsu. OpenAI prévoit aussi une plateforme en libre-service. Elle ciblera les petites entreprises et les indépendants qui veulent faire de la publicité sans intermédiaire.
Le pari d’OpenAI : l’intention plutôt que l’attention
Sur les réseaux sociaux, l’utilisateur scrolle sans but précis. Sur ChatGPT, il arrive avec une question ou un objectif clair. Pour Dave Dugan, vice-président publicité chez OpenAI, cette différence fonde un nouveau modèle publicitaire : l’intention exprimée remplace la simple captation de l’attention. L’entreprise avance un chiffre : environ un cinquième des conversations sur ChatGPT traduiraient déjà une intention d’achat.
Les garde-fous promis par OpenAI
Face aux craintes des utilisateurs, OpenAI met en avant plusieurs engagements :
À lire aussi
- les publicités porteront une étiquette claire et resteront séparées des réponses de ChatGPT
- elles n’influenceront pas le contenu des réponses
- les annonceurs n’auront pas accès aux conversations des utilisateurs
- les utilisateurs garderont la maîtrise de leur expérience publicitaire
Des indicateurs économiques déjà en hausse
Six mois après son lancement, la régie publicitaire d’OpenAI revendiquerait déjà des dizaines de milliers d’annonceurs actifs. Sur les six dernières semaines, le coût moyen par achat aurait chuté d’environ 60 %. Le coût pour mille impressions aurait lui, reculé d’environ 20 %.
Un virage stratégique et financier
Avec cette expansion, OpenAI aligne son modèle économique sur celui de Google et Meta, dont la puissance repose largement sur la publicité adossée à des services gratuits. L’entreprise, qui a dépassé le cap du milliard d’utilisateurs actifs dans le monde en juillet, est sous pression pour dégager de nouveaux revenus afin de financer son infrastructure et ses investissements massifs dans l’IA.
L’Europe constitue un test particulièrement exigeant pour OpenAI : les marchés y sont réputés parmi les plus sophistiqués au monde, avec des utilisateurs historiquement plus vigilants sur les questions de vie privée que leurs homologues américains. Reste à voir si les garanties annoncées résisteront à l’épreuve de l’usage quotidien.
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