L’arrivée de Shein dans ses premiers magasins physiques en France, notamment au BHV Marais à Paris, a déclenché un tollé. Depuis septembre 2025, la marque de fast fashion chinoise fait face à un flot de critiques sur les réseaux sociaux. Visibrain, outil de social listening, révèle un bad buzz d’une ampleur inédite.
Shein x BHV : près de 230 000 publications en français
L’annonce de l’implantation physique de Shein a généré près de 230 000 publications en français. Ce chiffre représente presque le double de l’activité habituelle autour de la marque. Le premier pic a eu lieu début octobre 2025, dès les premiers jours de l’annonce. Il représente 11 % des discussions totales sur Shein.
Le second pic est survenu le 4 novembre, avec près de 25 000 publications en une seule journée. Cette fois, le scandale impliquait la vente de poupées à caractère pédopornographique. L’événement a amplifié la controverse et attiré l’attention internationale.

Une polémique qui dépasse les frontières
Le bad buzz ne se limite pas à la France. La vente controversée de poupées a rapidement fait réagir à l’étranger. Sur Instagram, principale plateforme de discussion, 34 % des publications sont en français. Suivent l’anglais (22 %), l’espagnol et le portugais (19 % chacun), puis l’allemand (10 %). Ces chiffres traduisent la portée mondiale de la polémique et la sensibilité internationale autour des pratiques de Shein.
À lire aussi
- CommerceCramat’ : le pari estival du chef Alexy Algar-Denos qui transforme Quai Ouest en destination gastronomique au bord de la Seine
- CommerceLe pari de Marie Akaneya : faire de Paris la seule porte d’entrée européenne du bœuf le plus exclusif du Japon
- ActualitésDKR : la success story des frères Djikine qui réinventent la street food afro à Bastille
BHV silencieux, dirigeants sous les projecteurs
Le BHV Marais reste discret sur les réseaux sociaux. Aucune publication officielle n’a annoncé l’arrivée de Shein. En revanche, les interventions des dirigeants, Frédéric Merlin et Karl-Stéphane Cottendin, ont été largement relayées. Leurs déclarations sur BFM et W9 ont alimenté les discussions et généré de nombreuses réactions en ligne.
Réseaux sociaux et perception de la marque
Les réseaux sociaux amplifient les controverses. Shein se retrouve régulièrement au centre des critiques. Les internautes commentent, partagent et débattent. Instagram, Twitter et Facebook jouent un rôle majeur dans la diffusion du bad buzz. Les discussions en ligne influencent directement l’image de la marque et ses relations avec les consommateurs.
L’arrivée de Shein au BHV illustre les risques de la fast fashion. Les polémiques sur les produits et les pratiques commerciales fragilisent la réputation. La marque doit gérer sa communication et répondre aux critiques. Pour BHV, le défi consiste à accueillir un acteur controversé tout en protégeant son image.
À lire également sur Business Times
- ActualitésÀ Paris, le coût de l’énergie freine l’essor de la mobilité électrique
- ActualitésNicolas Dubort prend la direction du Royal Monceau – Raffles Paris
- ActualitésRéseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : l’Assemblée nationale franchit un cap
- ActualitésRéseaux sociaux : vers une interdiction pour les moins de 15 ans dès 2026 ?
