International

Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion en France

Par |

Mercredi 29 juillet, le ministère de l'Intérieur a pris un arrêté d'expulsion contre Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de RT France et chroniqueuse sur CNews. Les autorités estiment que sa présence en France porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État, une décision que l'intéressée conteste, rapporte l’AFP.

Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion en France

Une mesure exceptionnelle prise par Beauvau

Le ministère de l’Intérieur a engagé une procédure d’expulsion visant Xenia Fedorova. L’arrêté considère que « son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que sa présence en France « constitue une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ».

Ancienne directrice générale de RT France, chaîne interdite de diffusion dans l’Union européenne depuis 2022, Xenia Fedorova intervient désormais régulièrement comme chroniqueuse sur CNews. L’arrêté lui reproche notamment de relayer « des narratifs » s’inscrivant dans les campagnes de désinformation attribuées aux autorités russes, selon les éléments rapportés par l’AFP.

Une décision contestée

Xenia Fedorova affirme être « stupéfaite » par cette décision et assure qu’elle exercera les recours prévus par la loi. La mesure peut en effet être contestée devant la justice administrative.

L’affaire intervient après plusieurs semaines de tensions autour de la chroniqueuse. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, l’avait en effet récemment qualifiée de « propagandiste diffusant activement de la désinformation dans le paysage médiatique », tout en confirmant que des échanges étaient en cours entre les ministères concernés.

Un dossier très sensible

Cette décision marque une nouvelle étape dans la lutte des autorités françaises contre les ingérences étrangères. L’arrêté d’expulsion, plus rare qu’une obligation de quitter le territoire, est motivé par des considérations liées à la sécurité nationale.

L’exécution de la mesure dépendra désormais des éventuels recours engagés par Xenia Fedorova et des décisions de la justice administrative. En attendant les développements de l’affaire, ce dossier relance le débat sur la réponse apportée par la France face aux campagnes de désinformation attribuées à la Russie.