Un jeune sur trois inquiet pour son avenir financier

Par Sami Zeroual |
Un jeune sur trois inquiet pour son avenir financier

Inflation, imprévus, revenus instables… Les jeunes Français regardent leur avenir financier avec prudence. Selon une étude menée pour Plum auprès des 18-34 ans, beaucoup tentent malgré tout de garder le contrôle de leur budget et de continuer à épargner.

L’avenir financier reste une vraie source d’inquiétude pour une partie des jeunes Français. Entre l’inflation, les dépenses imprévues et la difficulté à mettre de l’argent de côté, les 18-34 ans avancent dans un contexte économique encore tendu. D’après une étude menée en avril 2026 auprès de 1 000 jeunes adultes français, un jeune sur trois se dit inquiet pour son avenir financier.

La première crainte concerne les imprévus financiers. Santé, accident, urgence familiale : 34 % des jeunes interrogés redoutent de devoir faire face à une dépense inattendue. Cette inquiétude arrive devant l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat, cité par 29 % des répondants. Vient ensuite la peur de ne pas avoir assez de revenus pour épargner chaque mois, qui concerne 27 % des jeunes.

Ces chiffres montrent une réalité assez claire : les jeunes ne pensent pas seulement à leurs dépenses du moment. Beaucoup se projettent aussi sur leur capacité à construire une sécurité financière. La peur de finir le mois à découvert touche 23 % des répondants. De leur côté, 22 % craignent de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leur famille à l’avenir.

Épargner, quitte à faire des sacrifices

Face à ces inquiétudes, les jeunes Français essaient de s’adapter. Pour réussir à épargner, 35 % déclarent limiter leurs sorties, leurs loisirs et leurs achats impulsifs. C’est la stratégie la plus citée dans l’étude. Juste derrière, 34 % expliquent pouvoir mettre de l’argent de côté grâce à des revenus stables.

D’autres facteurs jouent aussi un rôle. 24 % des jeunes disent réussir à épargner parce qu’ils ont peu ou pas de dettes. 23 % sont motivés par des objectifs financiers précis. Enfin, 16 % expliquent pouvoir économiser parce qu’ils vivent encore chez leurs parents.

Les différences sont aussi visibles selon l’âge. Chez les 18-24 ans, la méthode la plus répandue consiste à réduire les loisirs et les achats impulsifs. Chez les 25-34 ans, l’épargne repose davantage sur la stabilité des revenus. L’étude montre aussi un écart entre hommes et femmes : les hommes citent plus souvent les revenus stables, tandis que les femmes déclarent davantage limiter leurs dépenses personnelles.

Une génération inquiète, mais pas dépassée

Malgré ces tensions, les jeunes Français ne semblent pas totalement perdre la main sur leurs finances. 94 % estiment maîtriser la répartition de leur budget, même si cette maîtrise n’est pas la même pour tous. Plus d’un tiers, soit 37 %, déclare épargner chaque mois. Cela leur permet de mieux suivre leurs dépenses et d’anticiper certains imprévus.

Dans le détail, 36 % disent avoir une vision globale de leur budget, sans forcément suivre chaque dépense. 21 % affirment maîtriser totalement leurs finances et utilisent un outil pour les suivre. À l’inverse, seuls 6 % reconnaissent ne pas vraiment savoir où part leur argent et préfèrent ne pas s’y intéresser.

Cette génération apparaît donc partagée entre inquiétude et volonté de contrôle. Les jeunes savent que leur situation financière peut rester fragile, mais beaucoup cherchent déjà à mettre en place des habitudes pour se protéger. Dans un contexte marqué par l’inflation et l’incertitude, l’épargne devient moins un confort qu’un réflexe de sécurité.